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N°3173
A nos lecteurs
Votre newsletter SC Mag ouvre sa parenthèse estivale

Il s’en est passé des choses depuis 12 mois. Entre les vastes chantiers de transformation digitale et omnicanale, la réduction de l’impact environnemental, la montée puissance de l’automatisation en entrepôt, les grands espoirs suscités par l’IA ou la blockchain, les difficultés logistiques et portuaires liées au mouvement des gilets de jaunes puis aux grèves contre la réforme des retraites, les incertitudes autour du Brexit… Le quotidien de la supply chain était déjà loin d’être un long fleuve tranquille. Et c’était sans compter sur le tsunami Covid-19 et ses inquiétantes conséquences sociales et économiques. Dans ce contexte, notre communauté Supply Chain joue plus que jamais un rôle de premier plan dans l’hypothétique « monde d’après », celui de la résilience, de l’agilité, des relocalisations, du « zéro-émission ». La vocation de la newsletter de Supply Chain Magazine est de continuer à vous accompagner sur cette ligne de crête, en essayant du mieux possible d’éclairer vos choix avec une information pertinente et sans artifices. A partir d’aujourd’hui, par cette très copieuse édition, votre NL ouvre sa parenthèse estivale, avant de revenir le 24 août pour sa traditionnelle rétrospective des actus de l’été. Un petit break nécessaire à notre équipe pour faire le plein d’énergie tout en préparant les grands temps forts qui vous attendent, le salon Supply Chain Event (17-18 novembre 2020, Paris Porte de Versailles) et les Rois de la Supply Chain 2021, le 14 janvier. D’ailleurs, de votre côté, cette période estivale peut être le bon moment pour réfléchir à une candidature à cette 15ème édition des Rois (voir NL 3159), si votre entreprise a lors des 12 derniers mois participé à un projet innovant ou solidaire au service de l’omnicanal, des approvisionnements, de la production mutualisée, du pilotage des flux, de la planification, des opérations transport et logistique, etc… Rappelons que la date limite de candidature est fixée au vendredi 30 octobre 2020 et que chaque dossier doit être complété conjointement par au moins une société utilisatrice et par un ou plusieurs partenaires (fournisseur de solution informatique, matérielle, de services...) ayant participé à la conception et/ou la réalisation du projet. N’hésitez pas à nous demander le dossier de candidature, même pendant cette parenthèse estivale que nous vous souhaitons la plus ressourçante possible. A très vite !
Jean-Luc Rognon

Demandez le dossier de participation et le règlement des Rois de la Supply Chain à Maxime Rabiller :
m.rabiller@info6tm.com / 01 48 93 18 65 (participation entièrement gratuite et sans obligation)

Pour connaître toutes possibilités de participation au Forum (la journée) et de la 15ème cérémonie des Rois de la Supply Chain, contactez Philippe Tesson :
p.tesson@info6tm.com 01 80 91 56 30/32 ou 06 81 35 79 03.

 
 
 
Livraison colis
Nouveau PDG et ambitions renforcées pour Geopost / DPDgroup

C’est sur fond de crise sanitaire que Boris Winkelmann a été nommé en juin Pdg de Geopost et de son réseau international de livraison de colis DPDgroup. Il prend le relais de Paul-Marie Chavanne, qui aura piloté pendant 20 ans le développement du Groupe La Poste sur ce segment du colis qui représente aujourd’hui 30% de son activité. Sur la période, le CA a été décuplé pour atteindre 7,8 Md€ en 2019, avec des opérations dans 47 pays sous enseigne DPD ou d’autres marques fortes en local, comme Seur en Espagne, ou BRT, le n°1 italien dont l’acquisition a été bouclée en janvier. C’est en fait l’an dernier que Boris Winkelmann était revenu en central pour préparer le passage de relais, en provenance de DPD Deutschland. A 50 ans, cet européen de conviction (allemand grandi à Toulouse et au français sans accent) a vu son parcours étroitement lié au développement de Geopost et DPD, pour avoir participé à sa création il y a 20 ans, puis compté parmi ses partenaires en exerçant pendant 10 ans dans le conseil IT, avant de revenir dans le giron du groupe en 2013. « Je prends mes nouvelles fonctions alors que DPDgroup vient de connaître en 3 mois, en restant opérationnel sur l’ensemble de ses marchés, l’effet d’accélération anticipé pour les 3 années à venir », indique-t-il. L’effet le plus tangible tient à l’emballement du marché e-commerce, qui devrait durablement renverser la répartition en pourcentage de l’activité du groupe entre les marchés B2B et B2C (de 55/45 à 45/55, après une pointe à 40/60 le mois dernier car nombre de magasins restaient encore fermés en Europe). De fait, les volumes de colis e-commerce ont augmenté de plus de 40% en Allemagne et Italie, de 50 à 60% en France ou en Irlande, de 80% sur d’autres marchés européens, et même de 100% pour les filiales russe ou brésilienne. « De nouveaux segments ont particulièrement bénéficié de cet effet d’accélération, comme la livraison alimentaire multipliée par 2,5 avec des pointes à plus de 200 000 colis jours en France, où cette activité s’est structurée aussi bien en température ambiante que contrôlée, notamment à la suite de plusieurs acquisitions », précise-t-il, en mentionnant un effet d’entrainement similaire pour les activités liées à la pharma. Et si le montant unitaire de chaque opération est moindre en B2C qu’en B2B (où le marché va rester « compliqué » pendant quelques temps), il s’agit bien de croissance rentable, précise-t-il. Sans entrer dans le détail des nombreux segments de la livraison de colis et de la multitude de pays où opère DPD et ses filiales, Boris Winckelmann confirme aussi les ambitions de poursuivre la politique de croissance externe, en citant parmi les nouveaux horizons géographiques l’Asie du Sud Est, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Amérique latine. Et l’effet d’accélération joue aussi sur les investissements, qu’il s’agisse d’accentuer le verdissement des moyens de livraison (comme c’est déjà le cas à 100% à Paris pour Chronopost, voir NL 2994, mais aussi dans le centre de Madrid, une partie de Londres ou Dublin) ou de continuer à augmenter les capacités de traitement des colis (la nouvelle plateforme à 100 M€ prévue pour fin 2022 outre-Manche devrait être livrée plus tôt , de même que celle prévue pour Chronopost au sud de Paris). MR

 
   
 

Boris Winkelmann, nouveau Pdg de Geopost / DPDgroup

Crédit photo DPDgroup
 
 
 
Prévision / planification
Adisseo étaye ses ambitions de croissance avec FuturMaster

Poids lourd mondial de la nutrition animale, Adisseo mise sur sa supply chain pour atteindre ses objectifs de croissance, et particulièrement sur l’amélioration de ses prévisions de vente pour conjuguer l’optimisation de ses stocks et de son taux de service. C’est ainsi dans le cadre d’un projet baptisé Janus qu’a été retenue la solution Demand Planning de FuturMaster, qui sera déployée d’ici début 2021 sur ses 3 BU (Méthionine, Vitamines et Spécialités) en impliquant près de 120 collaborateurs sur les 5 continents. Si ses racines sont dans l’Allier et remontent à 80 ans, c’est à l’échelle globale qu’Adisseo fournit aujourd’hui les acteurs de l’alimentation animale à partir de deux plateformes industrielles en Europe et en Chine, pour un total d’une quinzaine d’unités de production dans le monde. Et la dispersion de ses quelque 3 900 clients font que les exportations représentent plus de 95% de ses ventes (pour un CA de 1,44 Md€ en 2019). La croissance externe est un ressort clé de son développement, notamment depuis son passage dans le giron du groupe chimique chinois BlueStar, en 2006. L’acquisition par Adisseo il y a 2 ans du fabricant d’additifs alimentaires Nutriad a d’ailleurs joué un rôle déclencheur pour le projet Janus, vu le millier de références supplémentaires à gérer. « Avec une telle dynamique de croissance et de diversification, il est devenu essentiel d’améliorer la fiabilité de nos prévisions. Cela passe par l’optimisation de nos processus existants et la mise en place d’un outil de Demand Planning », indique Pascal Hassoun, directeur Supply Chain Monde chez Adisseo. L’appel d’offres lancé à l’automne 2019 auprès de quatre éditeurs a finalement retenu FuturMaster « pour sa compréhension de nos enjeux stratégiques, sa simplicité d’utilisation très intuitive, sa solution collaborative multilingue en mode SaaS et son module Analyser qui permet de restituer les données dans tous les axes possibles de façon agrégée et désagrégée », note-t-il. Cette solution collaborative doit permettre aux ventes et à la production de mieux collaborer afin d’améliorer les prévisions des ventes, mais aussi de produire au plus juste pour minimiser les stocks, tout en maintenant un niveau de service élevé. « Il n’y avait pas de processus de prévision des ventes clairement formalisé chez Nutriad et il nous a fallu intégrer leurs processus supply chain dans ceux d’Adisseo en tenant compte des spécificités propres à ses produits, notamment un niveau de prédictibilité plus faible que pour nos propres références » précise Pascal Hassoun. L’optimisation et la standardisation des processus SC permettront en outre à Adisseo de poursuivre sa stratégie de développement en intégrant plus facilement de nouvelles entités et références produit. MR

 
   
 

Pascal Hassoun, directeur Supply Chain Monde chez Adisseo

Crédit photo DR
 
 
 
Retail &
e-commerce
Deliver au rendez-vous les
8 & 9 octobre à Amsterdam

Initialement prévu en juin, c’est finalement les 8 et 9 octobre que se tiendra la 5ème édition de Deliver, le rendez-vous européen des décideurs de la logistique retail et e-commerce. Cette année, pas de grands témoins américain ou asiatique au programme (l’an dernier Alibaba avait livré un aperçu de son automatisation, entre autres temps forts de l’édition 2019, voir NL 2941), mais des interventions encore plus axées sur le témoignage de retailers et e-commerçants européens. Les problématiques soulevées par la crise sanitaire s’inviteront à l’agenda, mais plutôt sous l’angle de l’accélération des transformations déjà à l’œuvre dans le retail, renforcées par l’évolution du rapport des consommateurs au e-commerce ou à l’omnicanal. « L’enjeu est d’alimenter la réflexion tactique des participants pour leurs projets à venir, plutôt que d’esquisser un horizon stratégique », nous indique Stéphane Tomczak, le fondateur et dirigeant de Deliver. Au fil des ateliers et plénières, on devrait aussi bien parler commerce unifié ou expérience client, que pilotage des stocks et gestion des retours, robotisation en entrepôt ou logistique durable. Sur cet événement soucieux de son empreinte écologique (100% des émissions sont compensées depuis l’origine), l’optique durable sera notamment portée par la Fondation Ellen MacArthur, qui figure parmi les premiers « speakers » annoncés, de même que Levi’s ou le poids lourd du e-commerce néerlandais Bol.com. Et parmi les 80 entreprises partenaires / exposants de l’an dernier, 85% des acteurs majeurs ont reconduit leur participation, tandis que de nouveaux venus s’annoncent, qu’il s’agisse de renouveler son approche des expéditions ou des livraisons e-commerce (avec Ontruck, Consignor, Exelot, Qapla, ou le plus établi Pitney Bowes), de l’intralogistique (en version automatisée avec Ferag, ou robotisée avec Gideon Brothers), mais aussi de packaging (Modepack) ou de dernier km (Instabox). Vu l’annulation de la quasi-totalité des évènements ces derniers mois, certains devraient saisir l’opportunité pour présenter en primeur sur Deliver leurs nouvelles solutions, leurs récentes offres ou dernières innovations. MR

Pour participer à Deliver 2020, s’enregistrer ici

 
   
 

Après Lisbonne l’an dernier, c’est à Amsterdam qu’il reviendra au fondateur et dirigeant de Deliver, Stéphane Tomczak, d’ouvrir ces deux jours dédiés à l’e-logistics retail & e-commerce.

Crédit photo Deliver Events
 
 
 
Immobilier logistique
P3 compte développer
130 000 m² d’entrepôts à Laon

C’est un total de 130 000 m² que P3 Logistic Parks entend développer à Laon, dans l’Aisne, dans le cadre d’un nouveau parc issu d’un partenariat avec la communauté d’agglomération et le pôle d’activités du Griffon. Comme l’enjeu est de s’adapter aux besoins des potentiels utilisateurs, c’est dans une logique clé-en-main que le projet se concrétisera, a priori en 3 ou 4 bâtiments. La plus petite surface pourrait se borner à deux cellules, soit 12 000 m², mais l’idée est aussi de pouvoir répondre à des recherches de formats XXL, par exemple avec deux ensembles approchant les 50 000 m² chacun, éventuellement intégrables pour répondre aux besoins d’un seul utilisateur. Les possibilités d’aménagements ouvrent aussi la voie à des surfaces en froid positif ou négatif. En tant que développeur, propriétaire et gestionnaire d’entrepôts, P3 fait valoir les atouts de cette localisation, en termes de desserte routière, d’accès aux marchés belge et allemand, ou de disponibilité de main d’œuvre qualifiée sur le bassin d’emploi. « La fiscalité attrayante, les loyers compétitifs, la proximité immédiate de grandes enseignes telles que Intermarché, Leclerc, Lidl, … confèrent à ce projet une attractivité hors pair », ajoute Christophe Chauvard, le directeur général de P3 Logistic Parks France. MR

 
   
 

C’est à Laon dans l’Aisne que P3 prévoit de développer à terme quelque 130 000 m² d’entrepôts.

Crédit photo DR
 
 
 
Logistique urbaine
Les 22 projets soutenus pour
la Région
Ile-de-France

La Région Ile-de-France a retenu la semaine dernière 22 des 43 projets candidats dans le cadre de son appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Accompagnement des Territoires », lancé en janvier dernier avec l’objectif d’inciter collectivités et professionnels à collaborer pour développer une logistique vertueuse, renforcer l’attractivité du territoire francilien et réduire les nuisances environnementales. Ces lauréats bénéficieront d’une enveloppe globale de subventions à hauteur de 7,7 M€.

● A noter que 5 initiatives concernent la logistique fluviale : la barge fluviale de stockage déporté par Fludis (AMME SAS), le projet Green Deliriver de Marfret (pousseur fluvial hybride bioGNC/électrique et barge logistique connectée), Box2home (caisses mobiles innovantes et connectées), une expérimentation de logistique urbaine combinée fleuve/route entre Ivry-sur-Seine et Paris par Speed Distribution Logistique, et le projet LPM (Logistique propre et multimodale) de Coursier Privé.

● Six projets portent sur des initiatives innovantes et adaptées aux nouveaux usages. C’est le cas du programme PLUME de FM Logistic et Novaxia, qui bénéficiera d’un soutien financier de 500 000 € pour la transformation de fonciers urbains temporairement vacants en sites de logistique de proximité (à l’aide de modules préfabriqués) pour la distribution en centre-ville au moyen de véhicules propres, le retrait par les particuliers de leurs commandes en ligne et la gestion des retours. On retrouve aussi dans cette catégorie la start-up Jestocke.com (stockage connecté au sein des locaux vacants de bailleurs sociaux), le projet Parkunload de la Ville de Paris (aménagement d’aires de livraisons connectées dans le 4e arrondissement), l’Immeuble Inversé de Sogaris (création d’un hub logistique dans un ancien parking souterrain à Paris, rue du Grenier Saint-Lazare), Urban Hub de Stockage Plus et enfin le projet Loop de Vinci Construction, qui consiste à réaliser des études préalables pour un système intégré de logistique urbaine s’appuyant sur un réseau d’infrastructures souterraines dans lesquelles circulent des navettes automatiques.

● Cinq autres lauréats relèvent de l’économie collaborative comme Delivening, une start-up qui dissocie ingénieusement les opérations de transport du dernier km et de manutention / installation pour optimiser la livraison de colis encombrants. On y trouve aussi une initiative de transport mutualisé au départ de Rungis par Unigros, l’étude Cyclologistique d’analyse de flux par le Conseil départemental du Val-de-Marne, la création d’un concept de vélo logistique modulaire et connecté (Wello) et l’expérimentation DragonFlyPads proposée par Fan Worldwide Limited pour l’usage de drones de livraison à partir d’au moins trois sites de décollages/atterrissage sur le MIN de Rungis.

● La dernière catégorie, qui rassemble six projets lauréats, a trait aux nouvelles méthodes de collecte et de traitement des données. On y retrouve le projet Evolue de l’Aslog, de l’Institut du Commerce et du Club Demeter (doté de 550 000 €), mais aussi Epleï de Matrice.io (utilisation d’images satellites HD pour la qualification et l’analyse détaillée de sites logistiques à distance), Visu Trafic par Orange (l’IA pour caractériser les flux logistiques de manière anonymisée grâce aux données de bornage des cartes SIM), BAC IDF par Logicités et Mauna Consulting (plateforme numérique centralisant les arrêtés de circulations), la plate-forme Cyria d’Écologie Logistique et le projet Vianova de Spark Horizon (système de suivi en temps réel de la circulation des véhicules de fret et logistique et de leurs besoins de stationnement). JLR

 
 
Logistique urbaine
Lancement d’un nouveau service de livraison par voie fluviale à Strasbourg

Voies Navigables de France a annoncé le lancement d’un nouveau service de logistique urbaine fluviale à Strasbourg opéré par la jeune société Urban Logistic Solutions (ULS). Celle-ci a été retenue au terme d’un appel à projet lancé à la fin de l’année dernière par Voies Navigables de France, la ville de Strasbourg et l’Eurométropole afin de développer des services de livraisons ‘propres’ en centre-ville depuis la plateforme logistique locale du quai des pêcheurs (Fischerstaden). ULF donne accès à une prestation de livraison en centre-ville par voie d’eau associée à des vélos cargos électriques, pouvant aussi bien livrer des colis qu’approvisionner des bars et des restaurants ou encore assurer la collecte de déchets recyclables de magasins. « Le secteur de la distribution de boissons a été le premier à croire dans ce projet, souligne Thomas Castan, président de ULS. Cette idée a également séduit un acteur incontournable de la collecte des déchets recyclables ainsi qu’une entreprise majeure de la distribution de colis. La solution fluviale vélos cargos est prometteuse et nous avons l’ambition de la développer dans toutes les villes traversées par des voies d’eau. » A Strasbourg, elle doit permettre à terme, et une seule rotation journalière, d’assurer la livraison de 122 tonnes de marchandises et la reprise de 48 tonnes de marchandises en logistique retour (produits de recyclage type papiers, cartons, consignes). AD

 
   
 

Le service associe voie d’eau et vélos cargos électriques.

Crédit photo Voies Navigables de France
 
 
Digitalisation
Pacte autour de l’IA entre le Groupe Renault et Google Cloud

Le groupe Renault a signé un partenariat avec Google Cloud visant à accélérer la digitalisation de ses usines et de sa chaîne logistique et à accroître la qualité e production et la réduction de l’impact environnemental par des économies d’énergie. L’expertise en smart analytics, en machine learning (ML) et en intelligence artificielle (IA) de Google doit notamment aider le constructeur automobile à optimiser sa plateforme de gestion des données industrielles, développée depuis 2016 et qui collecte la data provenant de 22 sites du groupe dans le monde (soit 76% de la production de véhicules du groupe). Le partenariat comporte aussi un volet formation des équipes ingénierie des processus, fabrication et informatiques du Groupe Renault grâce à des sessions de coworking, de formation et d'habilitation avec l'équipe Google. « Cet accord, et l’engagement de nos équipes en charge de l’informatique, de la production et de la gestion de la chaine logistique, vont nous permettre d’accélérer le déploiement de notre plan ‘Industrie 4.0’ conçu pour transformer et connecter nos sites de production et nos processus logistiques dans le monde entier afin d'améliorer nos standards d'excellence et de performance» a déclaré José Vicente de los Mozos, directeur fabrication et logistique, et membre du comité exécutif du Groupe Renault. JLR

 
 
Gestion de stocks
Decathlon La Réunion migre de Reflex WMS à la version In-Store

Le contexte insulaire a joué un rôle déterminant dans la décision de Decathlon La Réunion de migrer, d’ici fin 2020, la gestion de ses stocks et de ses process logistiques de Reflex WMS à une autre solution de l’éditeur Hardis plus axée points de vente, Reflex In-Store Logistics. Il faut dire que le délai d’approvisionnement de six semaines des magasins réunionnais de l’enseigne leur impose d’importantes réserves attenantes aux surfaces de vente, à la différence de ceux de la métropole : 3 500 m2 pour 6 200 m2 de surface de vente à Saint-Pierre, 800 pour 3 000 m2 à Sainte-Suzanne, et 1/3 des 7 500 m² de celui en construction à Saint-Denis seront consacrés aux réserves. Cette particularité, alliée à une forte croissance, avait amené la filiale réunionnaise de Decathlon à se lancer dans l’informatisation de sa gestion des stocks magasins en 2015, en déployant une version de Reflex WMS ajustée et déployée avec l’intégrateur local Avenir Logistic Conseil. Une équipe de 30 collaborateurs dédiés à la logistique avait également était constituée, même si quelque 200 personnes utilisent au quotidien ce WMS, qui assure une vision exhaustive de l’ensemble des stocks, en réserve comme en surface de vente, automatise le réassort des rayons et optimise les préparations de commandes. Avec la migration annoncée vers Reflex In-Store Logistics, l’enjeu est de pousser plus loin l’optimisation des interactions entre réserves et surface de vente, avec un accent sur la simplicité d’utilisation. « La solution a l’avantage d’intégrer en standard toutes les fonctionnalités nécessaires pour la gestion logistique du magasin et sera plus facile à faire évoluer et à maintenir », note Stéphane Lemaitre, le directeur de Décathlon La Réunion. MR

 
   
 

L’insularité implique une imbrication forte des problématiques de stocks en réserve et en magasin. Cinq ans après s’être équipés de Reflex WMS, les magasins réunionnais de Decathlon vont migrer vers Reflex In-Store Logistics.

Crédit photo Decathlon
 
 
Visibilité transport
Shippeo étoffe son application mobile

La plateforme de visibilité transport en temps réel Shippeo a lancé une nouvelle application mobile qui offre une série de nouvelles fonctionnalités pour les chargeurs, transporteurs et 3PL/4PL. Celle-ci permet notamment aux chauffeurs et livreurs d’éditer des lettres de voiture électronique (e-CMR), les professionnels du terrain pouvant ainsi rapidement rendre compte de la livraison effectuée en indiquant si cette dernière a été réalisée en temps et en heure, a respecté les protocoles et a été effectuée dans son intégralité (On Time In Full). Les chauffeurs et livreurs ont aussi la possibilité de prendre des photos des articles livrés. Pour ce qui des informations et données enregistrées, elles sont synchronisées en temps réel avec la plateforme via les TMS et déclenchent des alertes proactives ou des notifications automatiques chez les clients. Les autres évolutions majeures apportées à l’application mobile ont trait à son champ d’intervention possible en matière de traçabilité et à sa capacité à assurer une meilleure location des emballages et supports de charge consignés. L’application peut tracer les colis à l’unité ou des expéditions extra-larges sur mesure et non plus seulement les palettes, et elle inclut un scanner de codes SSCC (code international d’identification d’une unité logistique). Elle intègre en outre en temps réel toutes les modifications apportées aux tournées par les équipes opérationnelles dans les TMS. AD

 
   
 

L’application mobile autorise l’édition de lettres de voiture électronique, permet une traçabilité au colis et inclut un scanner de codes SSCC.

Crédit photo Shippeo
 
 
Transport combiné
Démarrage des travaux du futur hub ferroviaire de CargoBeamer à Calais

Ce mois de juillet a marqué le début des travaux du futur hub ferroviaire du groupe allemand CargoBeamer à Calais. D’une durée programmée de 11 mois, ces travaux vont donner lieu à la construction d’une plateforme bimodale de 5,7 ha sur la ZAC Transmarck-Turquerie où sera mis en œuvre le système innovant de transbordement automatisé de remorques poids lourds de CargoBeamer. Avec celui-ci, un train complet de 36 semi-remorques peut ainsi être chargé et déchargé en 20 minutes. A Calais, la plateforme doit comprendre 2 voies ferrées parallèles pour le chargement des semi-remorques, 2 voies de triage pour la composition des trains, 150 places de parking dédiées au stockage des semi-remorques et 6 modules de transbordement automatisé dans un premier temps, puis 18 à terme. Cette infrastructure, qui a bénéficié d’une subvention européenne de 7 M€ à la fin 2019 (voir NL 2970), doit atteindre son fonctionnement optimal en 2023, lorsqu’elle comptera ses 18 modules de transbordement automatisé. Elle a vocation à capter les flux de marchandises en provenance ou à destination du Royaume-Uni. AD

 
   
 

Natacha Bouchart, maire de Calais, et Hans-Jürgen Weidemann, Pdg de CargoBeamer France.

Crédit photo Fred Collier / Calais Promotion
 
 
Gestion de palettes
Chep fait le point sur son partenariat avec Easydis

Le loueur-gestionnaire de palettes Chep est un contributeur non négligeable à l’optimisation de la flotte transport d’Easydis, filiale logistique du groupe Casino. Ils sont partenaires depuis 2014 et leur collaboration permet aujourd’hui d’éviter tous les ans de parcourir 34 000 kilomètres à vide et de rejeter 27 tonnes de CO2. Dans le cadre de ce partenariat, Easydis prend en charge la gestion et le transport de palettes vides au départ de six de ses entrepôts vers des centres de services Chep. Les supports ont été préalablement ramenés des magasins après les tournées de livraison et sont destinés aux clients industriels du loueur-gestionnaire de palettes. Easydis assure ainsi chaque année le retour de 875 000 palettes vides vers des sites de son partenaire, celui-ci en prenant en charge de son côté un peu plus de 1,1 million depuis les autres entrepôts de la filiale du groupe Casino. Autant de données et de proportions amenées à évoluer. « D’autres projets sont actuellement à l’étude, notamment pour étendre cette collaboration à d’autres lignes, vers des centres de services et pourquoi pas directement vers des clients de Chep », souligne le loueur-gestionnaire de palettes, filiale du groupe australien Brambles. AD

 
   
 

Chep compte actuellement 27 centres de services en France.

Crédit photo Chep
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Madagascar
Bolloré Logistics s’implante à l’aéroport d’Antananarivo

C’est en fait en février que Bolloré Logistics a ouvert un nouveau bureau dans la capitale malgache, au sein de l'aéroport international d'Ivato, mais l’équipe compte déjà 49 collaborateurs. L’enjeu est de pouvoir proposer des solutions logistiques sur mesure et sécurisées permettant le transport depuis les régions isolées du pays vers cette porte d’entrée / sortie essentielle pour le fret aérien. Parmi les marchés cibles figure celui de la vanille, en pleine croissance sur « La Grande Ile », ainsi que de nouveaux flux liés au développement d’une offre de transport « porte-à-porte » à destination des États-Unis, ou de nouveaux services proposés à des industries comme celle du textile. « L'ouverture de ce nouveau bureau témoigne du niveau de compétence de nos équipes qui en l'espace de trois ans ont réussi à augmenter de 60 % nos parts de marché sur un secteur aussi complexe et exigeant qu'est celui de la vanille », indique Sébastien Barth, directeur général de Bolloré Logistics Madagascar. MR

 
 

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