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N°3139
Intralogistique
Le WMS de Manhattan sur un petit nuage

« L’application Supply Chain la plus avancée technologiquement du marché ». Eddie Capel, le président et CEO de l'éditeur américain Manhattan Associates, n’a pas lésiné sur les superlatifs pour qualifier la nouvelle version de son WMS, dénommée Manhattan Active WM et entièrement « cloud-native », c’est-à-dire basée sur une architecture adaptée à ce mode de fonctionnement sur le cloud. « C’est le dernier WMS que vous achèterez de votre vie » a-t-il lancé fièrement, en martelant à plusieurs reprises qu’avec ce WMS, les entreprises n’auront plus besoin de se préoccuper des montées de versions logicielles, puisque les nouvelles fonctionnalités sont rajoutées régulièrement et immédiatement accessibles via le cloud. Autre grand argument mis en avant par Manhattan Associates pour son WMS en mode cloud : l’élasticité de la puissance de calcul (désignée également sous l’anglicisme scalabilité). Par opposition au mode traditionnel de licence logicielle on-premise (sur site), l’architecture cloud permet automatiquement de monter en charge en activant dans le data center autant de serveurs qu’il sera nécessaire pour l’application du client, en cas par exemple de variations de volumétrie, saisonnières ou non prévues. Pour accélérer la mise sur le marché et réduire la formation, Manhattan Associates en a profité également pour intégrer dans l’offre de nouveaux assistants de configuration, ainsi qu’une boîte à outils (toolkit) pour aider les entreprises à concevoir, développer, et maintenir leurs propres extensions ou personnaliser la nouvelle interface utilisateur, conçue en s’inspirant des dernières avancées des sciences du comportement et de la théorie de la « gamification ». Dans Manhattan Active WM, disponible dès le mois de juillet, l’éditeur promet également des fonctionnalités « repensées », telles que la gestion des ressources et l'optimisation des emplacements (slotting), et un recours plus poussé aux algorithmes de machine learning. Intégré à la solution, le système d’exécution d’entrepôt (WES) permet de coordonner les missions du WMS avec n’importe quelle combinaison d’équipements automatisés et de robots. La version cloud présente d’ailleurs l’avantage d’accélérer les mises en oeuvres de projets d’automatisation en entrepôt en proposant une intégration pré-certifiée et prête à l’emploi aux fournisseurs d’équipements robotisés, via le réseau Manhattan Automation Network (les sociétés Kindred AI, Locus Robotics, Matthews Automation Solutions, Right Hand Robotics et VCO Systems font notamment partie de la liste des partenaires certifiés). JLR

 
   
 

L’interface utilisateur de Manhattan Active WM, la version « cloud native »du WMS de Manhattan Associates, a été entièrement repensée en s’inspirant des dernières avancées des sciences du comportement et de la théorie de la « gamification ».

Crédit photo Manhattan Associates
 
 
 
Mesures barrières
Pour sécuriser ses besoins, Renault produira 1,5 M de masques par semaine à Flins

Comme les enjeux d’approvisionnement en masques risquent de s’inscrire dans le temps, le Groupe Renault compte se doter de ses propres capacités de production en installant une ligne de fabrication sur son usine de Flins-sur-Seine, dans les Yvelines. La fabrication devrait démarrer en juillet avec l’objectif de fournir 1,5 millions de masques de type chirurgical par semaine, afin de pouvoir répondre aux enjeux de sécurisation de ses collaborateurs sur l’ensemble de ses sites industriels et tertiaires européens, réseau commercial compris (en propre ou en concessions). Renault fait valoir l’importance de mettre en place « une solution pérenne pour sécuriser ses approvisionnements, faire face aux risques de pénurie, de délais et d’inflation des prix, et ainsi contribuer à diminuer la forte pression de la demande sur ce marché ». Une vingtaine de collaborateurs vont être formés en juin par le fabricant de cette unité de production qui implique des équipements de découpe, de soudure par ultrasons, la ligne de fabrication en question recourra notamment à des technologies de découpe, de soudure par ultrasons, ou de contrôle qualité par caméra, « l’ensemble des machines et matériaux utilisés pour la fabrication étant de provenance française ou européenne », précise le communiqué. Un bâtiment de 1 000 m² va ainsi être aménagées sur le site de Flins, dont le nom apparaît par ailleurs dans l’actualité en lien avec le projet de réorganisation que prépare le groupe. Les masques produits sur place seront ensuite acheminés et centralisés sur le site Sofrastock de Renault à Saint-André-de-l’Eure, avant leur répartition entre les différents établissements français et européens du groupe. MR

 
   
 

Pour répondre durablement aux enjeux de protection de ses collaborateurs jusque dans son réseau commercial, Renault compte produire 1,5 M de masques par semaine.

Crédit photo Renault
 
 
 
Distribution spécialisée
La Halle est à vendre avec ses deux entrepôts

Principal distributeur français d’habillement et de chaussures avec 863 magasins, cette filiale du groupe Vivarte en cours de démantelement a été placée sous procédure de sauvegarde mi-avril et attend, d’ici au 25 mai, des offres de reprise pour ses actifs, parmi lesquels deux entrepôts basés dans l’Indre, qui gèrent la totalité des flux avec 493 salariés. L’un s’occupe, sur 45 000 m² à Issoudun, des chaussures pour 850 points de vente en France/étranger et le web marchand. L’autre traite des vêtements pour 380 magasins en France/étranger et le web marchand dans un bâtiment de 41 000 m² sur la zone de La Malterie à Montierchaume. Ils sont tous deux équipés de convoyeurs et le second dispose d’un trieur. Le déclenchement de la sauvegarde a suspendu le plan social (PSE), annoncé en février 2020, qui concernait le siège de La Halle à Paris et l’entrepôt d’Issoudun, et qui prévoyait la suppression de 47 postes de l'équipe de nuit (36 licenciements et 11 reclassements dans les équipes de jour). Il a aussi interrompu le programme de modernisation de ces 2 sites, dont la superficie totale devait être portée à 111 000 m² d’ici à 2021. La Halle voulait investir massivement dans la mécanisation de certains processus logistiques, notamment en déployant un rucher de ventilation put-to-light pour le textile et un système de trieurs pour la reverse logistics des chaussures. Début 2019, le distributeur avait choisi le WMS Reflex (Hardis) pour remplacer son logiciel maison de gestion d’entrepôt. En jeu, le pilotage de 9 000 références et l’expédition de quelques 90 millions de pièces chaque année, en lien avec les systèmes de mécanisation, l’ERP, le TMS et la solution de déclaration douanière de La Halle. L’objectif initial était que la solution soit opérationnelle en avril 2020 à Châteauroux et en avril 2021 à Issoudun. VL

 
 
Cabinet de conseil
La méthodologie de Mews Partners pour accompagner le redémarrage opérationnel

Le cabinet Mews Partners a mis au point une démarche simple et mobilisatrice pour accompagner le redémarrage opérationnel dans les entreprises. L’offre packagée, prévue sur une durée de 8 à 12 semaines, est bâtie à partir du retour d’expérience des équipes, collaborateurs, actionnaires et partenaires financiers, sur les difficultés rencontrées durant la crise sanitaire. Les équipes internes du client sont mobilisées sans que cela leur prenne trop de temps, en faisant appel à des outils déjà prêts à l’emploi (timeline et questionnaire). En s’appuyant sur ces résultats et sur son expertise, le cabinet va ensuite construire avec l’entreprise un plan d’action adapté, priorisé et phasé dans le temps (quick wins, moyen / long terme), avec l’objectif de produire des livrables clairs, « qui apportent une valeur opérationnelle immédiate ». Pour Mews Partners, cette crise va marquer une rupture forte dans les modes de consommation, de collaboration et de production. Le processus S&OP, la gestion des risques, la manière de prévoir la demande, les schémas d’approvisionnement et le référentiel produits devront sans doute être repensés. JLR

 
 
Nomination
P3 Logistic Parks renforce encore ses équipes en France

Sébastien Roybon, asset manager senior chez P3 Logistic Parks France.

Crédit photo : P3 Logistic Parks France

Après les recrutements d’Antonio Di Scipio, d’Aurélie Despeyroux et de Nicolas Camus effectués fin 2019-début 2020, (voir NL 3015), l’investisseur, développeur et gestionnaire d’actifs logistiques P3 Logistic Parks France a annoncé l’arrivée de Sébastien Roybon en tant qu’asset manager senior. A ce poste, où il sera sous la responsabilité de Christophe Chauvard, directeur général de P3 Logistic Parks France, il aura notamment pour missions la gestion du portefeuille existant, le suivi des clients et la relation avec les partners. Diplômé de l’American Business School University (Paris) ainsi que de l’Ecole de management Léonard de Vinci (Courbevoie), Sébastien Roybon connait très bien le secteur. Avant de rejoindre P3 Logistic Parks France, il a travaillé au sein des groupes CBRE Global Investors (asset manager senior et mandataire), Affine (asset manager-responsable logistique), Segro (responsable de la commercialisation) et AEW Europe (asset manager logistique). A noter aussi qu’avant de travailler dans l'immobilier, il a été gérant pendant 3 ans au sein de la banque de gestion privée Indosuez. AD

 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-Unis
Uber Technologies accumule les pertes

Uber Technologies, la filiale spécialisée dans le courtage de fret du groupe californien Uber, est un gouffre financier. Le chiffre d'affaires du premier trimestre fiscal a certes augmenté de 57% à 199 millions de $, mais ce développement s'est fait au détriment de la rentabilité : le déficit trimestriel atteint les 64 millions de $. La mise en relation des camionneurs et des expéditeurs, grâce à la technologie d'Uber, s'est révélée coûteuse. Les professionnels du secteur estiment aujourd'hui qu'Uber s'est offert des parts de marché, en vendant ses services, à des prix inférieurs aux coûts. Et l’'épidémie de coronavirus n'a bien sûr rien arrangé, le volume de fret s'étant soudainement dégonflé. Les nouveaux as de la technologie dans le secteur du courtage de fret, Uber, Convoy, ou Transfix, restent de petits acteurs, comparés à leurs grands concurrents CH Robinson ou encore XPO Logistics. Selon Armstrong and Associates, leurs services virtuels ne représentaient en 2019 que 2% du marché du transport en Amérique, estimé à 83 milliards de $. CCT

 
 

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22 mai 2020


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