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N°3103
 
« Chacun
pour soi ? Idiot pour tous ! »

Depuis une semaine, certains jouent à domicile (plutôt en défense), d’autres à l’extérieur, mais il s’agit d’un seul et même match, ô combien vital, contre le Covid-19. Et d’une seule et même équipe. C’est une certitude, on gagnera, mais la question cruciale est de pouvoir siffler la fin de la rencontre le plus tôt possible pour limiter les dégâts humains et économiques. La rapidité avec laquelle l’épidémie est devenue mondiale nous a fait prendre conscience que nous faisions tous partie de la même chaîne, chaîne de contacts, de production, d’approvisionnement. Cela a fait aussi naître un formidable élan de sympathie et de gratitude envers nos médecins, infirmiers, caristes, préparateurs de commandes, conducteurs de poids lourds, ouvriers, caissières, pharmaciens, et j’en oublie, qui poursuivent vaillamment leurs missions d’intérêt général (l’expression prend ici tout son sens). Sans oublier les initiatives solidaires de la part d’entreprises qui ont réorganisé très rapidement leur outil de production pour contribuer à l’effort national face à la pénurie de masques et de gel hydro-alcoolique. Il n’empêche que, la semaine dernière en tout cas, la bonne vieille devise du « chacun pour soi et Dieu pour tous » faisait encore des adeptes. C’est autant de temps de perdu (mais également, par la suite, de vies et d’entreprises en difficultés). Et je ne parle pas uniquement de ceux qui, pris de panique, ont dévalisé les rayons de certains produits de première nécessité dans les supermarchés, ou frappés d’une forme d’inconscience, ont décidé de se faire une ballade ou un pique-nique. Je parle aussi des entreprises, grandes ou petites, qui sont tentées de stopper la chaîne de paiement et de ne pas tenir leurs engagements vis-à-vis de leurs en-cours fournisseurs, alors même qu’il existe des dispositifs ad-hoc mis en œuvre par l’Etat et les banques. En rompant le pacte du crédit inter-entreprises, elles mettent en danger toute leur chaîne d’approvisionnement, avec des conséquences désastreuses lorsqu’il s’agira de relancer l’économie du pays. Il est encore temps de faire machine arrière et de prendre exemple sur d’autres sociétés qui, au contraire (et aussi parce qu’elles ont suffisamment de trésorerie), s’engagent à payer plus rapidement que d’habitude leurs fournisseurs. Les concepts de Supply Chain Finance, qui paraissaient vaporeux pour certains il y a encore quelques mois, reviennent sur le devant de la chaîne. C’est une question de vie ou de mort (économique). Ceux qui rompent les flux financiers (l’un des trois flux de la SC, avec les flux de marchandises et d’informations) mettent tout le monde en danger, y compris eux-mêmes. Ce que l’on pourrait résumer par cette nouvelle devise : « chacun pour soi ? Idiot pour tous ! ».
Jean-Luc Rognon

 
 
 
Crédits inter-entreprises
Création d’un comité de crise sur les délais de paiement

Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, ont annoncé ce matin la mise en place un comité de crise sur la question du crédit inter-entreprises « pour répondre aux cas les plus difficiles et désamorcer une tendance à la cessation ou au retard de paiement, à rebours des orientations voulues par l’État en matière de relations entre les clients et leurs fournisseurs ». Il s’agit pour le gouvernement d’identifier la profondeur de la détérioration des délais de paiement dans chaque secteur, et de mobiliser les représentants des organisations socio-professionnelles afin de traiter « en temps réel » les cas les plus graves, et d’encourager les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs à « fluidifier leurs relations commerciales ». Il s’agit également de valoriser les entreprises qui s’engagent volontairement dans la « solidarité économique ». JLR

 
 
 
Aéronautique
Airbus opte pour une reprise partielle

Mardi dernier, jour de mise en œuvre des mesures de confinement en France, Airbus avait mis à l’arrêt ses sites de production et d’assemblage français et espagnols pour quatre jours, dans une logique de « stop and fix » (voir NL 3099). Dans un communiqué diffusé hier soir, la direction de l’avionneur annonce une reprise partielle de ces activités ce lundi, malgré les fortes réticences syndicales exprimées ces derniers jours côté salariés. L’avionneur fait valoir les « importants travaux visant à garantir la santé et la sécurité de ses employés, tout en assurant la continuité de ses activités » menés dans l’intervalle, et son soutien aux « personnes qui, dans les services de santé, d’urgence et autres services publics, s’appuient sur ses avions, hélicoptères, satellites et services pour accomplir leurs missions critiques ». En pratique, il s’agirait de relancer une partie des opérations sur des sites aussi bien dédiés à l’aviation commerciale que militaire ou spatiale, y compris du côté de Stelia, sa filiale à 100% qui conçoit et fabrique des aérostructures. En France, seraient concernés ses sites de Loire-Atlantique et des régions toulousaine et parisienne, mais aussi de la Somme (pour Stelia) ou des Bouches-du-Rhône (Airbus Helicopters). « Seuls seront rouverts les postes de travail en totale conformité avec les nouvelles mesures de santé et de sécurité en matière d’hygiène, de nettoyage et d’auto-distanciation, tout en améliorant l’efficacité des opérations dans de nouvelles conditions de travail », assure Airbus, qui met en avant l’expérience développée sur sa chaîne d’assemblage de Tianjin, en Chine, fermée en février mais à nouveau opérationnelle. Dans sa communication financière, l’avionneur indique sa volonté d’assurer la continuité de ses activités « en maintenant la production, en gérant son carnet de commandes résilient, en soutenant ses clients et en garantissant la flexibilité financière de ses opérations ». Du côté des syndicats, le sentiment domine qu’il est « trop tôt » pour engager cette reprise, et l’on précise qu’environ 10% des effectifs devraient effectivement être à nouveau à leur poste en ce début de semaine sur le millier de personnes que mobilise un site d’assemblage comme celui de Toulouse, selon une estimation livrée par Jean-Sébastien Seigné, secrétaire général FO d’Airbus Operations, à nos confrères de la Dépêche. Les syndicats mentionnent la réception de 20 000 masques pour assurer les opérations en France et la réorganisation du travail en cycles de six heures, pour permettre un nettoyage et une désinfection dans l’intervalle entre chaque équipe. MR

 
   
 

La reprise d’une partie de l’activité était annoncée ce lundi sur les sites de production et d’assemblage d’Airbus en France et en Espagne (ici les opérations en lien avec le programme A330neo sur le site de Toulouse, en 2016).

Crédit photo Airbus / P. Masclet / master films
 
 
 
Grande distribution
La prime de 1000 euros fait son chemin jusqu’en entrepôt

Tour à tour, Auchan, Carrefour ou Intermarché ont répondu favorablement à l’incitation formulée vendredi par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire en faveur du versement d’une prime de 1 000 € aux salariés mobilisés sur le terrain pour répondre à l’impératif de maintien des circuits de distribution. « J'invite toutes les fédérations, toutes les grandes entreprises qui ont un accord d'intéressement, notamment dans les secteurs vitaux comme l'agroalimentaire ou la grande distribution, à verser cette prime de 1000 € totalement défiscalisée à leurs salariés », avait déclaré le ministre devant les caméras des chaines d’informations. Le principe s’inspire de la fameuse « prime Macron » initiée par le président en 2019 sur fond de mobilisation durable des Gilets Jaunes, à ceci près que ne semblent concernées que les entreprises où un accord d’intéressement a été mis en place. C’est le cas chez Auchan Retail, qui annoncé dans un communiqué diffusé hier que « l’ensemble des collaborateurs des magasins, entrepôts, drives, services de livraison à domicile et site de e-commerce » bénéficieront de ladite prime dans les semaines qui viennent. Au total, 65 000 de ses salariés devraient être concernés. Le groupe Carrefour et le groupement des Mousquetaires ont depuis emboité le pas, par la voix de leur pdg ou via un communiqué, même si certaines modalités restent à préciser en lien avec la validation du principe au niveau des instances dirigeantes, plus ou moins centralisées selon les enseignes. Et sur le terrain, rappelons que la logistique des grands de la distribution alimentaires mobilise à des degrés divers des prestataires logistiques et transport, et ces jours-ci de nombreux spécialistes de la livraison à domicile… MR


 
 
Résilience
L’agroalimentaire et le luxe, des optiques différentes face à la crise

Lors d’une conférence téléphonique la semaine dernière (voir NL 3101), les consultants du cabinet Kyu Associés ont détaillé les problématiques auxquelles doivent faire face certains grands secteurs clés de l’économie française depuis le début de la phase de confinement. Dans la grande distribution et le secteur agro-alimentaire, secteurs stratégiques et vitaux très sollicités (avec dans certains cas un doublement de la demande), il s’agit avant tout de poursuivre l’activité en privilégiant la sécurisation du travail des collaborateurs dans les usines, les entrepôts et les points de vente, et en gérant au jour le jour le risque d’absentéisme et les pénuries potentielles de capacités transport. Parallèlement, ils doivent aussi rester en capacité de réagir face à une demande devenue « irrationnelle ». « Dans cette période, il faut mettre à la poubelle tous ces modèles de prévisions usuels car toutes les bases historiques sont totalement fausses » a déclaré Xavier Roussel, manager chez Kyu Associés. Il s’agit de faire tourner les processus S&OP (Sales & Operation Planning) sur des boucles temporelles plus courtes, à la semaine ou même au jour, pour pouvoir adapter plus rapidement l’outil industriel et logistique à l’évolution constatée de la demande, en termes de volumes et de zones géographiques. A l’inverse, un autre secteur, celui du luxe, a subi une « déflagration de la demande », d’abord en Chine (35% des ventes) puis maintenant en Europe. La crise sanitaire leur pose aussi un sérieux problème côté offre, en particulier en Italie, qui compte de multiples bassins stratégiques pour la mode, la chaussure la maroquinerie, et la bijouterie. Pour tenter de limiter les dégâts, les acteurs de ce secteur réduisent la voilure sur les rythmes de collection en faisant les comptes des produits non vendus en magasin et des en-cours chez les fournisseurs, voire chez les sous-traitants de ces derniers. « Mais la question qui va venir, c’est comment prendre soin de ses sous-traitants stratégiques, qui sont souvent de petites structures à la santé financière fragile, et les aider à passer le cap si les aides gouvernementales ne sont pas suffisantes » a indiqué Laurent Giordani, associé fondateur de Kyu Associés. JLR

 
 
Initiative
Un forum d’échange des bonnes pratiques pour industriels et distributeurs

Xavier Hua, directeur général de l’Institut du commerce.

Crédit Photo : DR

L’Institut du commerce a lancé un forum en ligne d’échange d’informations et de bonnes pratiques de gestion de crise lié à la pandémie du coronavirus. Destiné à aider industriels et distributeurs à poursuivre au mieux leur activité pendant cette période de confinement ainsi qu’à préparer la sortie de crise, ce site permet notamment de se renseigner sur les initiatives prises à ce jour par les uns et les autres, d’assister à des webinaires thématiques et d’accéder aux dernières informations gouvernementales ou provenant d’organisations internationales (comme l’OMS, par exemple). « Les bonnes pratiques individuelles et collaboratives recensées proviennent de nos adhérents ainsi que de nos homologues de l’étranger tel qu’ECR Italie », souligne Xavier Hua, le directeur général de l’Institut du commerce. Parmi les solutions recensées par l’homologue italien de l’Institut du commerce pour faire face à la crise du coronavirus, il y a notamment l’augmentation des quantités livrées en réapprovisionnement afin de limiter la contagion, et la révision des schémas d’ouvertures de magasins, certaines enseignes pouvant très bien en fermer certains pour en privilégier d’autres. Il est aussi conseillé d’éviter les activités inutiles ou non prioritaires, de type inventaires tournants. « Recentrer son assortiment et le recours au prêt de main-d’œuvre sont aussi des solutions », poursuit Xavier Hua. Pour ce dernier, industriels et distributeurs sont toutefois moins confrontés à une pénurie de produits que de main d’œuvre. Les industriels ont réorientés leur production sur leurs produits phares avec la crise, alors que la pénurie de main d’œuvre, qui concerne aussi les distributeurs, est due au confinement d’une partie de leurs collaborateurs provoquée par la fermeture des écoles. « A ma connaissance, il n’y a pas de problèmes majeurs de stocks, poursuit Xavier Hua. Ceux des professionnels de la restauration ont en outre rapidement commencé à être écoulés auprès de sociétés de lutte contre le gaspillage type Comerso ou Phenix, et ils le sont aussi chez des grossistes type Promocash. » Celui-ci a été autorisé à ouvrir ses magasins aux particuliers. A noter que les webinars sont conçus en partenariat avec le cabinet de conseil en stratégie Bain & Company. Ils ont lieu tous les mercredis de 18h30 à 19h30. Celui de ce mercredi devrait se focaliser sur l’e-commerce et abordera notamment les thématiques de la livraison et de la main d’œuvre. AD

 
 
Dernier km
Le réseau Mondial Relay, désormais à l’arrêt, avait optimisé ses tournées

Depuis le 17 mars, le service livraison de Mondial Relay est suspendu et ne reprendra pas avant la mi-avril au plus tôt, « ou jusqu’à la date fixée par le gouvernement ». Les colis qui étaient en transit sont stockés dans ses centres logistiques ou dans ses 9 000 Points Relais en France. Avant le confinement, la société avait communiqué récemment sur les gains de 5 à 10% sur les distances parcourues lors de ses tournées de livraison avec le déploiement dans ses 23 agences françaises de la solution Mapotempo Web. Avant l’adoption à la fin 2018 de cet outil d’optimisation, chacune de ses agences gérait ses tournées suivant sa propre méthode, certaines s’appuyant sur de simples cartes routières et d’autres sur des outils gratuits ou sur la seule expérience des livreurs sollicités. Chaque tournée se compose généralement de 15 à 20 Points Relais à livrer et chaque journée donne lieu (en temps « normal ») à environ à 500 tournées en France. « Nous rencontrions diverses problématiques à utiliser ces méthodes hétérogènes pour réaliser nos plans de tournées, se souvient Julien Goeman, chef de projet IT chez Mondial Relay. Nous perdions beaucoup de temps à simplement préparer les données extraites de notre ERP en les retravaillant sur tableur. De plus, ces méthodes ne nous permettaient pas de prendre en compte certaines données terrain telles que les horaires d’ouverture des Points Relais, les durées de livraison et la capacité des véhicules. » Depuis l’adoption de Mapotempo Web, il n’y a plus d’extraction de données à effectuer car la solution a été intégrée à son système d’information, libérant ainsi du temps pour les managers d’agences tout en harmonisant la méthodologie de construction des plans de tournées de l’entreprise. Le déploiement de la solution a été réalisé en trois mois avec un temps de formation par manager de 1h30 à 2h00. AD

 
   
 

Avec la solution Mapotempo Web, Mondial Relay a harmonisé l’élaboration de ses plans de tournées et réduit les distances parcourues de celles-ci de 5 % à 10 %.

Crédit photo Mapotempo
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Etats-Unis
L'Amérique confrontée au ralentissement de la Supply Chain

Selon l'Institut for Supply Management (ISM), 75% des entreprises américaines étaient confrontées début mars à des difficultés d'approvisionnement du fait de l'épidémie de coronavirus. L'ISM a réalisé ce sondage auprès de 600 entreprises du 22 février au 5 mars. La conclusion : non seulement, trois quart d'entre elles sont impactées par des ruptures d'approvisionnement et des retards pris par leurs fournisseurs asiatiques, mais en plus 44% n'ont pas de plan B. La pratique du « just in time » rend la situation encore plus délicate. Il n'y a en moyenne que 15 à 30 jours de produits en stock. CCT

 
 

Etats-Unis
Les constructeurs automobiles vont produire des ventilateurs

Donald Trump l'a annoncé par un tweet durant le week-end. Les constructeurs auto Ford, GM et Tesla ont son accord pour faire basculer leurs chaines de fabrication de la voiture au ventilateur. Devant le manque criant d'équipements médicaux pour lutter contre le coronavirus, le gouvernement était en discussion depuis plusieurs jours avec eux. Le changement de produit n'est pas évident. Habituellement, les fabricants de ventilateurs travaillent dans des espaces stériles. Leur personnel doit être formé, ce qui peut prendre plusieurs mois. Et il leur faut l'accord de la FDA. Mais, la direction de la Food and Drug Administration a promis d'accélérer le processus d'homologation. Et les constructeurs eux aussi vont faire vite. GM par exemple va travailler Ventec Life Systems qui a d'ores et déjà des contacts avec d'éventuels sous-traitants à l'étranger. Mary Barra, la dirigeante de GM espère pouvoir faire revenir ses troupes, au bout de 15 jours de fermeture des usines de montage. CCT

 
 

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