K-Ryole va reprendre la route au sein du groupe DIS

Selon nos informations, le tribunal des activités économiques de Paris a donné sa préférence à l’offre de reprise de K-Ryole formulée par le groupe DIS et la holding angevine Rouget Finance, qui avait amélioré son offre initiale (voir NL 4261), en proposant un prix de cession de 350.000 € – sans compter un BFR de 200.000 €. Seuls 13 des 22 salariés sont réembauchés, dont 11 à Paris (bureaux, stockage et maintenance des remorques à assistance électrique) et 2 à l’atelier K-Ryole de Tonneins. Actionnaire très minoritaire (1%) de K-Ryole, le patron du groupe DIS Patrick Bouchard avait déjà été approché par K-Ryole pour un adossement qui aurait permis à cette dernière de surmonter ses difficultés financières. A l’époque, mi-2025, le projet n’avait pas pu se faire, le pool bancaire en refusant les termes. Déclarée en cessation de paiements, K-Ryole avait alors été placée depuis sous redressement judiciaire. Sous-traitant industriel pour différents marchés (hors aéronautique, automobile et bâtiment) avec 6 usines basées dans l’Ouest (sociétés Siam, Sa2M, Artech et Bourrasseau), ce spécialiste de la transformation des métaux (36 M€ de CA, 230 salariés) était devenu peu à peu un fournisseur de pièces mais aussi un client de K-Ryole.

La fabrication des remorques transférée à Seiches-sur-le-Loir

« Depuis un an et demi, nous avons même développé ensemble un modèle pour le transport de personnes à vélo, lauréat de l’Ademe, et pas encore commercialisé », explique Patrick Bouchard, qui veut l’ajouter au modèles de remorques utilisées par des spécialistes de la logistique du dernier kilomètre ou du BTP. Le repreneur prévoit de transférer la fabrication sur son usine de Seiches-sur-le-Loir, et de conserver les bureaux parisiens de K-Ryole pour y adjoindre ses autres marques. Il compte aussi s’appuyer sur la filiale new-yorkaise de K-Ryole, un marché où il voudrait ouvrir une usine pour ses autres activités. « K-Ryole avait perdu un marché Amazon spécifique, mais elle a des projets avec d’autres divisions de ce groupe pour le marché américain ». Rappelons que le dirigeant de cette filiale américaine, Juan de la Torre, avait lui aussi formulé une offre (avec 18 salariés), tout comme l’industriel du cycle Rebirth, qui s’était finalement retiré. VL

Auteur :

Vincent Lepercq

20/11/2025

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