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N°3105
Transport maritime
Upply prévient contre l’effet boomerang

Selon Jérôme de Ricqlès, qui travaille pour Upply en tant qu’expert du transport maritime, la filière logistique et portuaire doit tout à la fois gérer l’urgence actuelle, avec la priorité donnée à l’alimentaire et aux produits pharmaceutiques, et se préparer au redémarrage pour éviter d’être « prise à contrepied » en Europe, alors que la situation se normalise progressivement dans les ports chinois. C’est ce qu’il appelle l’effet boomerang : si l’Europe ne continue pas à « appuyer sur la pédale d’accélérateur » sur tous les secteurs économiques forts (tout en respectant les impératifs sanitaires), le marché risque de se retrouver en panne quand se produira le redémarrage des échanges. Sur le blog de la plate-forme digitale spécialisée dans le transport, Jérôme de Ricqlès plaide par ailleurs pour un assouplissement ponctuel de la réglementation de 2013 en ce qui concerne l’obligation d’utiliser des conteneurs reefer (qui connaissent actuellement une pénurie) pour le transport maritime de produits pharma depuis l’Asie, les températures printanières dans l’Hémisphère nord le permettant. Il serait également souhaitable, selon lui, que les Etats incitent les compagnies maritimes à accélérer (ponctuellement, là encore) les vitesses commerciales des navires pour réduire les temps de transit (et gagner une semaine). Rappelons que les armateurs pratiquent depuis plusieurs années le « slow steaming », la réduction volontaire de la vitesse opérationnelle de leurs navires pour en diminuer la consommation. « On va brûler ponctuellement un peu plus de fuel. C’est le prix à payer, mais il reste acceptable face aux enjeux auxquels nous sommes confrontés » écrit Jérôme de Ricqlès. JLR

Pour lire l’intégralité du texte de Jérôme de Ricqlès sur le blog d’Upply, cliquez ici

 
   
 

Jérôme de Ricqlès, expert du transport maritime pour Upply.

Crédit photo DR
 
 
 
Distribution spécialisée
Des enseignes de bricolage adaptent le click & collect sur le parking

La stratégie omnicanale engagée par les enseignes de la GSB permet de trouver de nouvelles solutions en cette période de crise sanitaire inédite. Fermés au public depuis une semaine, des magasins de bricolage reprennent du service chez Castorama, Brico Dépôt et Leroy Merlin, en proposant désormais aux particuliers et aux entreprises un service de retrait de marchandises sur le parking, après commande sur Internet. En adaptant très vite leurs offres existantes de type retrait en 2 heures ou click & collect au format drive et selon un protocole sécurisé (le consommateur reste notamment au volant de son véhicule pour éviter tout contact physique), ces enseignes peuvent ainsi maintenir une certaine activité commerciale de leurs points de ventes pendant le confinement de la population, sans pour autant les rouvrir au public. L’offre ne concerne pas tout le catalogue du magasin mais des produits essentiels pour des besoins urgents de dépannage et de réparation en électricité, plomberie et chauffage. Chez Leroy Merlin par exemple, elle porte sur près de 7 000 références (sur un référentiel total de 50 000 articles) et devrait être proposée dans ses 141 magasins en France (sur la base du volontariat des collaborateurs, par équipe de maximum 20 personnes par site). C’est à peu près sur le même nombre de sites qu’un service du même genre est mis en place depuis cette semaine au sein du groupe Kingfisher (Castorama et Brico Dépôt). JLR

 
 
 
Grande logistique
Kuehne + Nagel fait le point sur ses activités mondiales

Avec ses 1 300 implantations réparties dans une centaine de pays, le 3PL Kuehne + Nagel voit ses activités impactées à des degrés divers par la crise du Covid-19 d’un territoire à l’autre et d’un continent à l’autre. Le logisticien vient d’indiquer qu’une reprise de l’activité globale du pays était en cours en Chine. « Si l’activité des terminaux portuaires y revient progressivement à la normale, les terminaux restent congestionnés et la disponibilité de prises pour conteneurs réfrigérés (Reefer) reste limitée, même si cela s’améliore », souligne toutefois Kuehne + Nagel. Les armateurs continuent pour leur part à annuler des escales ou navires (blank sailing), la baisse de demande de transport depuis la Chine se poursuivant. Côté fret aérien, le logisticien constate une croissance de la demande provoquée par un retour de la production, entraînant une pression sur les capacités disponibles. « Des liaisons aériennes de transport de passagers continuent d’être annulées et des opérateurs de fret aérien réduisent leurs vols réguliers afin de proposer des services de vols charters », explique Kuehne + Nager. Pour ce qui est de l’Europe, centre actuel de la pandémie, le 3PL s’attend globalement à faire face à des retards dans les expéditions en raison des mesures sanitaires et de sécurité mises en place dans de nombreux pays. Là aussi, les activités de fret maritime doivent composer avec des annulations d’escales ou de navires, les suspensions de lignes mises en place au début de la crise sur le continent asiatique ayant en outre provoqué un déséquilibre des moyens et équipements disponibles au départ en Europe et à l’arrivée en Asie. Côté fret aérien, le logisticien anticipe une diminution significative des capacités disponibles avec la suppression de nombreux vols passagers décidés par les compagnies aériennes. « Les temps de traitement et transit times des marchandises sont dans le même temps appelés à être impactés par la congestion des aéroports et le re-routing d’avions cargo sur des hubs européens », note Kuehne + Nagel. Dans le domaine du transport et du groupage terrestre (overland), le 3PL indique enregistrer des délais de livraisons sensiblement rallongés au niveau de ses activités transfrontalières en raison des mesures sanitaires prises par les pays européens. Il recommande en outre à tous les chargeurs de vérifier auprès de leurs clients que ceux-ci peuvent bien réceptionner les marchandises pendant leurs heures d’ouverture, avant qu’elles ne soient prises en charge par Kuehne + Nagel. « Les chargements qui ne pourront être réceptionnés en raison de l’absence des clients finaux seront renvoyés aux chargeurs à leurs frais », prévient le logisticien. Et dans le cas où les chargeurs ne pourront récupérer la marchandise retournée, des frais de stockage leur seront appliqués. AD

 
   
 

Au niveau de son activité overland, Kuehne + Nagel demande aux chargeurs de vérifier la capacité de leurs clients à réceptionner les marchandises, notamment afin d’éviter d’avoir à les stocker sur ses sites en leur appliquant des frais de stockage.

Crédit photo Kuehne + Nagel International AG
 
 
 
Intralogistique
Acsep propose une solution de Visio-Learning pour former rapidement les intérimaires

Il suffit d’un PC, d’une connexion Internet, et d’utiliser un système de visioconférence de type « Teams » ou « Skype ». Pour les entrepôts de produits de première nécessité qui doivent faire appel à du personnel intérimaire pour répondre à l’explosion de la demande, Acsep propose des formations portant sur les modes opératoires métiers et les fonctionnalités des WMS en place, par « Visio Learning », des mini modules métiers en visoconférence à destination des intérimaires en entrepôt. L’objectif est de pouvoir les rendre très vite opérationnels (en quelques heures), par groupe de trois maximum (pour respecter les consignes sanitaires et les gestes barrières). «L’encadrement voit sa charge de travail allégée, ce qui lui permet de se concentrer sur la bonne marche de l’entrepôt. Les formations peuvent être mutualisées sur plusieurs sites ayant les mêmes process. Enfin, elles peuvent être prises en charge par les agences d’intérim car leur coût est faible» souligne Didier Santurette, directeur du développement d’Acsep. JLR

 
   
 

Didier Santurette, directeur du développement d’Acsep

Crédit photo Acsep
 
 
Immobilier logistique
GLP/Gazeley double son parc en rachetant celui de Goodman en Europe de l’Est

Juste avant que l’économie européenne ne soit mise sous cloche, mi-mars, un vaste portefeuille de 2,4 millions de m² d’entrepôts est-européens a changé de mains. Pour environ 1 Md€, la branche européenne de l’australien Goodman a en effet cédé plusieurs dizaines de sites polonais, hongrois, tchèque et slovaque à l’investisseur GLP, basé à Singapour, qui double ainsi le parc détenu par Gazeley, sa plateforme de développement sur le marché de l’immobiliser logistique européen (acquise à l’automne 2017, voir NL 2567). Avec cette opération, Goodman se donne les moyens de mettre l’accent sur les marchés ouest-européens où la demande est forte, comme l’Allemagne, la France, le Benelux, l’Espagne ou l’Italie, dans le cadre d’une stratégie visant à « concentrer son portefeuille d’actifs sur les grandes métropoles européennes et les principaux bassins de consommation ». A l’inverse pour Gazeley, l’acquisition pilotée par son actionnaire GLP élargit considérablement son empreinte sur le vieux continent, où son portefeuille se concentrait jusque-là sur l’Europe de l’Ouest (avec une forte présence au Royaume-Uni, et un récent retour sur les marchés espagnol et italien), même s’il avait déjà un pied en Pologne. Sous réserve de l’approbation de cette transaction d’envergure par les autorités réglementaires, Gazeley sera désormais présent dans 10 pays, rejoignant ainsi le cercle restreint des investisseurs proposant une offre vraiment pan-européenne (avec un parc approchant les 5 M de m²). « Cet accord est un élément clé de notre stratégie de croissance en Europe. L’ampleur et la localisation du portefeuille sont très complémentaires de nos activités et nous offrent des opportunités de croissance indéniables sur un certain nombre de marchés européens stratégiques », note Nick Cook, le Pdg de Gazeley. Et son équipe devrait sensiblement s’étoffer avec l’intégration prévue des 40 collaborateurs des équipes Europe centrale et Europe de l’Est de Goodman. MR

 
   
 

Nick Cook, Pdg de Gazeley

Crédit photo Gazeley
 
 
Nomination
Un responsable projets pour P3 Logistic Parks France

Après les recrutements d’Antonio Di Scipio (responsable du développement) et d’Aurélie Despeyroux (directrice financière) à la fin 2019 (voir NL 3028), l’investisseur/développeur/gestionnaire d’actifs logistiques P3 Logistic Parks France a annoncé la nomination de Nicolas Camus au poste de project manager. Il exerçait jusqu’ici des fonctions analogues au sein de la société d’ingénierie en construction et maîtrise d’œuvre Top Management. Nicolas Camus aura pour mission de superviser toute la partie technique des projets existants, en cours et à venir de l’entreprise. Sous la responsabilitédirecte de Christophe Chauvard, le directeur général de P3 Logistic Parks France, son périmètre d’intervention intégrera aussi les projets en pré-développement, les études de faisabilité, les négociations locales, les obtentions de permis de construire et les ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement). Diplômé d’un master en engineering de Centrale Supélec, Nicolas Camus a débuté sa carrière comme ingénieur travaux au sein du groupe de construction Colas, puis l’a poursuivie à des postes similaires dans d’autres sociétés de construction ou chez des spécialistes de la conception d’espaces tertiaires et logistiques (Bouygues Construction, Vinci, Groupe Optim). AD

 
   
 

Nicolas Camus, project manager chez P3 Logistic Parks France.

Crédit photo P3 Logistic Parks France
 
 
INFOS INTERNATIONALES  

Belgique
Le port d’Anvers reste opérationnel

Les autorités du port d’Anvers ont assuré en milieu de semaine dernière que l’intégralité de des activités du port resterait opérationnelle pendant cette crise du coronavirus, étant donné le caractère vital de cette infrastructure dans l’approvisionnement de la Belgique et d’une partie de l’Europe. Le deuxième port européen a traité l’an dernier 238 millions de tonnes de marchandises et 11,9 millions d’EVP (conteneurs équivalent vingt pieds). « Des biens de première nécessité comme les produits alimentaires, les carburants et les matières premières nécessaires à l’approvisionnement des secteurs vitaux continueront à transiter par le port dans les semaines à venir », a précisé le port d’Anvers. Celui-ci a constitué une task-force pour que les entreprises portuaires puissent continuer à travailler, notamment en s’approvisionnant dans les stations-service du site, et a rappelé à tous les salariés du port ne pouvant faire du télétravail toutes les règles d’hygiène ainsi que de distanciation physique liées au Covid-19. AD

 
   
  Le port d’Anvers a traité 238 millions de tonnes de marchandises et 11,9 millions d’EVP en 2019.

Crédit photo : DR
 
 

Suède
Le port de Stockholm divise ses tarifs par 2 sur les ferries

La direction du port de Stockholm réduit ses tarifs de moitie sur les ferries pendant au moins un mois pour répondre a l'épidémie de coronavirus. "Dans ces temps très dangereux, quand les pays ferment leurs frontières, il est difficile de maintenir l'activité des ferries" explique le dirigeant du port, Thomas Andersson. Il veut donc essayer de conserver autant de trafic possible dans les 3 ports dont il a la responsabilité, Stockholm, Kapellskar et Nynashamn. "Nous devons soutenir nos clients, dit-il et sauvegarder une importante fonction sociétale: le transport des biens entre pays voisins." Le nouveau tarif a été appliqué à partir du 17 mars. Stockholm, le port le plus important de Suède a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 890 millions de couronnes (environ 82 M€). En Europe, Stockholm est le troisième plus grand port, en termes de trafic passagers, derrière Douvres et Helsinki. Près de 10 millions de personnes passent par le port chaque année. CCT

 
 

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