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La fonction
Supply Chain
se féminise
C'est une information que nous avons publié cette semaine à la rubrique internationale : une femme (Jenette Ramos), prend la direction de la Supply Chain et des opérations « monde » de Boeing. Un poste particulièrement important et même éminemment stratégique pour le constructeur aéronautique, comme l'a souligné son CEO Dennis Muilenbourg. La nomination de cette diplômée de la Harvard Business School m'inspire deux commentaires. D'abord elle souligne indiscutablement la montée en puissance de la fonction Supply Chain dans l'aéronautique, ce qui n'a pas toujours été le cas. Pour cette industrie très organisée autour du manufacturing et des achats, l'approche transversale de la SC n'apparaissait pas comme une évidence voici encore quelques années. La deuxième réflexion concerne l'arrivée à ce poste d'une femme. Il est en effet réjouissant de constater que la fonction se féminise (certes sans doute pas assez rapidement) et d'observer l'arrivée de ces professionnelles à ce niveau de responsabilité. C'est un signal fort qui est lancé en direction des jeunes étudiantes d'Ecoles d'ingénieurs ou de commerce, qui prouve qu'il existe dans ce domaine de belles opportunités pour ceux et celles qui veulent s'y investir. Quant à Pat Shanahan, le prédécesseur de Jenette Ramos à ce poste, il vient tout juste d'être nommé Secrétaire Adjoint à La Défense (Ministre aux USA)... Comme quoi faire carrière en Supply Chain ouvre même des perspectives inattendues ! JPG
 
 
 
 
Témoignage
Découvrez
la vidéo
du projet
logistique de
La Redoute
Metis Consulting a accompagné La Redoute depuis les étapes initiales de stratégie de distribution, jusqu'à la conception puis la mise en œuvre de son nouveau centre de préparation de commandes (Fulfillment center) situé à Wattrelos (59). Découvrez toutes les phases de ce projet dans une vidéo exclusive avec les témoignages des Co-Présidents et du Directeur industriel du spécialiste français du ecommerce Textile et Maison.
Voir la vidéo ci-dessous
 
   
 
Recherche
appliquée
Mesurer
mathémati-
quement
l'impact de
la complexité
dans la SC
Kedge Business School (KBS) a initié vendredi 16 juin un cycle de « Petits déjeuners Kedge Insights » qui se dérouleront à Paris sur des thématiques autour de ses centres d'excellences et d'expertise : marketing, Supply Chain, Corporate & Social Responsability, Wine and Spirits, innovation et entreprenariat... Pour cette 1ère édition, Walid Klibi, Professeur de SCM à Kedge Business School a réuni 2 spécialistes : Stéphane Benhaiem, Group Sourcing & SC Director chez Recommerce, et Mozart Menezes, Professeur Senior en Management de la SC et Science du Management à KBS, sur le thème : « Complexité dans la SC et compte de résultat : une ébauche pour comprendre le véritable coût de la complexité ». Stéphane Benhaiem a introduit le sujet en citant 2 exemples tirés de son expérience chez Orange. Le 1er concernait la demande du marketing d'améliorer le service après-vente en lui dédiant une organisation avec un call center, un entrepôt et un système de ramasse/livraison plutôt que de le faire supporter par les boutiques. « Nous n'avons pas appréhendé à leur juste mesure les surcoût induits par cette nouvelle organisation, admet-il. Notamment le retour systématique des appareils alors que le magasin auparavant les filtrait ». Autre exemple : l'introduction des accessoires en boutique, des produits « modes » à laquelle l'organisation d'Orange n'était pas adaptée et qui lui a valu des taux de rupture et d'obsolescence élevés. D'où une forte érosion de la marge due à la revente des produits dépassés à des brokers et une insatisfaction des clients qui n'avaient pas le réflexe de commander en ligne les accessoires manquants dans leur boutique. Le pilotage des réapprovisionnements des boutiques par les fournisseurs d'accessoires a alors été envisagé comme solution. 2 exemples illustrant la complexité induite sur la SC par le lancement de nouveaux produits et services, avec le risque d'impact négatif sur le résultat. CP
 
 
 
 
Recherche
appliquée
(suite)
Réduire les
SKU non
contributives
de marge et
gourmandes
en ressources
critiques

A l'issue de cette introduction, Mozart Menezes a poursuivi le débat. S'appuyant sur des travaux de Mc Kinsey, il a montré le lien entre la complexité induite par un nombre croissant de produits, de marchés et de canaux sur les résultats des entreprises. Il a également établi une formule mathématique de mesure de cette complexité, ce qui lui a permis de cartographier le niveau de complexité à chaque étape d'une SC et de définir une complexité structurelle. Une approche empirique réalisée à partir de 27 BU du B2B lui a également permis de placer sur un « carré magique » les SKU en fonction de leur contribution ou non à la génération de profit et de leur consommation plus ou moins forte de ressources critiques de l'entreprise. Ce qui permet de revoir le portefeuille en éliminant les références non contributives et trop gourmandes, et de chercher à rendre moins consommatrices les références génératrices de marge. Il propose ensuite une démarche en 4 étapes pour gérer la complexité : améliorer les mécanismes d'allocation de coûts, revoir la proposition de valeur, gérer le portefeuille de produits et améliorer le taux de résistance à la complexité de l'entreprise. « La complexité nous aide à prospérer tant qu'elle ne déborde pas la capacité de gestion des équipes ou celle des ressources critiques afin que les coûts induits par la perte de performance ne dépassent les bénéfices découlant de ventes additionnelles. Tout commence par la mesure de la complexité », a-t-il conclu avant de répondre aux questions de la salle. Une démarche originale et pragmatique qui devrait aider les directeurs SC à argumenter les suppressions de produits souvent si difficiles à obtenir des ventes et du marketing ! CP
 
   
  Walid Klibi, Professeur de SCM à Kedge Business School ©C.Polge  
   
  Stéphane Benhaiem, Group Sourcing & SC Director chez Recommerce Mozart Menezes, Professeur Senior en Management de la SC et Science du Management à KBS ©C.Polge  
 
Nomination
Changement
à la tête de
l'intralogistique
chez Still
France


Depuis quelques semaines, Bruno Chambraud dirige le département Intralogistique de Still France. A charge pour lui de poursuivre le développement de cette branche spécialisée dans les chariots dits « systèmes », tels que les chariots tridirectionnels et les préparateurs de commandes grande hauteur. A la différence des chariots plus classiques, ceux-ci demandent une analyse plus approfondie des contraintes propres à certains entrepôts (allées étroites, grande hauteur), et relèvent d'une équipe de 8 personnes mêlant techniciens et commerciaux. Bruno Chambraud avait d'ailleurs exercé au sein de ce département entre 1998 et 2006, au sein de l'équipe de vente. Auparavant, ce « pur produit » Still qui totalise 27 ans de maison avait débuté comme technicien Méthodes puis responsable production de l'usine de Montataire, où il avait piloté le déploiement de la norme ISO 9002. Et depuis 2006, il avait pu développer ses qualités relationnelles et commerciales en tant que responsable grands comptes, en charge d'un portefeuille de clients des secteurs de la grande distribution, de l'industrie ou de la logistique, aussi bien au niveau national qu'international. Avec sa récente nomination, il revient à la tête d'un département Intralogistique qu'il connaît bien. « Notre expertise nous permet d'apporter une solution personnalisée à chaque client en l'accompagnant dans la résolution de ses problématiques, l'évolution et la mutualisation de ses process tout en améliorant ses conditions de travail », note-t-il dans un communiqué. MR
Photo : Bruno Chambraud
 
 
 
 
Internet
des objets
Daher en quête
de start-ups
avec
l'IoT Valley
C'est un partenariat de 3 ans présenté comme économique et stratégique que viennent de signer Daher et l'IoT Valley, créée en 2009 par 4 entrepreneurs toulousains (dont Ludovic Le Moan, qui allait cofonder Sigfox dans la foulée). Celle-ci regroupe aujourd'hui une cinquantaine d'entreprises, et fédère bien plus d'acteurs au sein d'un écosystème dédié à l'Internet des Objets regroupant aussi bien des start-ups et des ETI que des grands comptes. Dans le cadre de ce partenariat, Daher implante sur place sa propre équipe dédiée au développement de nouveaux produits et services connectés, également chargée d'identifier les solutions les plus prometteuses côté start-ups et de travailler avec elles sur de futurs cas d'usage. Son pilotage est confié à Pascal Hermel, VP Research & Technologies, Products & Services de Daher. « Nous avons pour ambition de déployer à court terme et à grande échelle des solutions connectées aussi bien dans les activités industrielles que de logistiques. Ces dernières porteront sur la maintenance prédictive, le suivi d'outillage et la traçabilité des composants », explique-t-il dans un communiqué. Lui-même relocalisé en région toulousaine courant 2016, il souligne avoir été convaincu par le positionnement de l'IoT Valley comme tiers de confiance entre l'entreprise et la start-up, avec une formule d'accompagnement sur-mesure et un interlocuteur dédié. Dans ce cadre, Daher sélectionnera chaque année 3 start-ups planchant sur des problématiques IoT industrielles ou aéronautiques qui bénéficieront d'un premier contrat et du programme d'accélération sur 9 mois prodigué par le Connected Camp de l'IoT Valley. L'appel à candidature est ouvert pour recruter les 3 premières. MR  
 
Automatisation
Viastore lance
son robot
de préparation
de commandes
Viastore lance le « viarobot », un robot de stockage et de préparation de commandes autonome pour automatiser les magasins manuels de manière rapide et avec beaucoup de flexibilité. Pas besoin d'infrastructures supplémentaires telles que des rails ou des rayonnages spéciaux. De plus on peut conserver les rayonnages existants. Le système manutentionne les bacs et les cartons de façon autonome et les amène jusqu'à l'opérateur. Et en cas de variations d'activité, le système peut être étendu en ajoutant des robots et des rayonnages. Les robots évoluent à une vitesse de 2 mètres par seconde et peuvent atteindre jusqu'à 4 mètres de hauteur.
Ils n'ont pas de problème pour travailler dans l'obscurité et dans des environnements non-chauffés. Quand la batterie lithium-ion est déchargée, viarobot se rend automatiquement à la station de chargement. Viastore affirme que cet équipement permet d'augmenter la capacité de stockage de 40% et d'améliorer fortement la productivité. JPG
 
 
Certification
L'agence
DHL Roissy CDG
certifiée
DHL Global Forwarding, l'entité du groupe Deutsche
Post DHL spécialisée dans le transport du fret aérien et maritime, vient de certifier son agence de Roissy Charles de Gaulle selon les exigences CEIV Pharma de l'Association du transport aérien international (IATA).
Cette certification de l'association faîtière de l'industrie de l'aviation exige des standards de qualité de service de haut niveau pour ses clientèles du secteur de la santé et des sciences de la vie à travers des processus homologués et un réseau conforme à ces standards. Le hub de Roissy est l'un des tout premiers entrepôts transitaires à recevoir cette certification en France. JPG
 
 
INFOS INTERNATIONALES
 

USA
Amazon et
la distribution
alimentaire,
c'est fait !

Il y a longtemps qu'Amazon cherchait à entrer dans le secteur du frais, et bien c'est fait. L'e-commerçant s'est acheté Whole Foods Market, un distributeur américain relativement haut de gamme, pour 13,7 Md$ (dette comprise). « Des millions de gens aiment Whole Foods Market parce qu'ils offrent les meilleurs produits biologiques sans faire de fioritures. Whole Foods Market nourrit et ravit ses clients depuis bientôt 40 ans, ils font un travail fantastique et nous voulons poursuivre dans cette direction » commente Jeff Bezos, CEO d'Amazon. Le nom du distributeur sera en effet conservé ainsi que son CEO John Mackey. La question à présent serait plutôt de savoir quel sera le rôle de ces magasins de proximité dans les opérations e-commerce d'Amazon ? Si le click & collect parait une évidence, les magasins Whole Foods Market deviendront-ils des mini-centres de distribution locaux à la fois pour leur propre enseigne et pour Amazon Fresh ? L'attente devrait être de courte durée. Certains s'interrogent sur le choix de cette acquisition : Whole Foods Market compte seulement 430 magasins répartis à travers les Etats Unis contre plus de 5.000 pour Walmart. Et pourtant quelques analystes interrogés par Forbes estiment que ses concurrents directs (Earth Fare, Fresh Thyme, Lunds & Byerlys...) sont « foutus ». Il ne reste plus désormais à Amazon qu'à conquérir le monde de la santé, sujet sur lequel le géant américain plancherait déjà, selon CNBC. PM  
   
 

Grande Bretagne
Glenmark
Pharmaceuticals
confère
la gestion
de sa SC à
Yusen Logistics
Souhaitant réduire ses délais de livraison tout en maintenant des normes de qualité strictes, Glenmark Pharmaceuticals, fabricant indien de produits génériques dans le secteur pharmaceutique, a confié à Yusen Logistics la totalité de ses flux logistiques en Grande Bretagne. Les marchandises transiteront désormais via un entrepôt de 15,000 m² situé à Grange Park (Northampton), soit à moins de quatre heures de route de l'ensemble du pays. L'installation est sous licence MHRA (Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency), certifiée GDP (Good Distribution Practices), agréé OEA et répond aux normes TAPA (Transported Asset Protection Association). Le prestataire fournira une solution complète, comprenant le stockage des palettes sous température contrôlée, la préparation des commandes, l'emballage, ainsi que la gestion des livraisons du dernier kilomètre en J+2 à destination des grossistes et des pharmacies. Yusen Logistics exploite un réseau collaboratif répondant aux exigences du secteur de la santé comprenant plus de 50.000 points de livraison en Europe, il réalise actuellement quelque 20.000 livraisons par semaine dans 36 pays. PM  
 

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19 juin 2017

JUIN 2017

Mardi 20
Restitution
Enquête
TALANCONSULTING
Track & Trace
2017
« Besoins
et solutions
de traçabilité
dans le transport :
enquête et retour
d'expérience »

En collaboration
avec :
l'Institut du
Commerce
et SCMagazine
De 9 h à 12h
Au siège de
TalanConsulting
Paris 16e



Jeudi 22
Conférence
WAVESTONE
Restitution
de l'étude
« Industrie 4.0 :
Quelles réalités,
quel potentiel ? »

Partenaire :
SCMagazine
De 8h30 à 10h30
Châteauform'City
Monceau
Paris 8e


Vendredi 30

Conférence
S&OP/IBP
Organisée par
JDA Software
« Développez
vos prévisions,
segmentez
(mieux), et
rentabilisez vos
opérations !
»
Partenaire :
SCMagazine
De 14h à 17h
Université
Paris Dauphine
Paris 16e



JUILLET 2017

Mardi 11

FORUM D'ETE
« Les nouveaux
Business Models
en Supply Chain »

Organisé par
SCMagazine
En partenariat avec
ESCP Europe
De 9h00 à 17h00
ESCP Europe
Paris 11e