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La Catalogne songe
à une vignette
pour les véhicules
légers et lourds


Encore
une opération de
croissance externe
pour Panalpina


Elisabeth Borne
rencontre
les acteurs du
transport fluvial


L'armateur
Hapag-Lloyd
procède à
une augmentation
de capital


L'interview :
Laurent Galle,
dirigeant
de Noblet
Péages
La Catalogne songe à une vignette pour
les véhicules légers et lourds

Les provinces autonomes sont décidément très actives sur le sujet des péages poids lourds. À l'autre extrémité des Pyrénées, la Catalogne projette de mettre en place un système de vignette sur ses routes en 2019 pour les véhicules légers et lourds. Une décision antérieure au référendum qui s'est tenu dimanche dernier. Les tarifs de cette vignette pourraient varier en fonction du nombre de jours, de la classe Euro et du type de véhicule. Dans un communiqué publié cet été, la Fenadismer, principale fédération de transport espagnol, rapporte qu'une grande incertitude plane sur les prix. Le gouvernement autonome de Catalogne aurait annoncé un tarif de 110 € l'année pour les véhicules légers, sans plus de précision pour les autres classes de véhicules.
Selon certaines estimations relayées par l'organisation patronale, le coût pourrait s'élever à 1.500 € par camion, sans que l'on en sache davantage sur le système de calcul, à savoir s'il repose sur un prix à la journée, au trajet, avec des remises pour un usage à la semaine, au mois ou à l'année. La fédération indique qu'elle entend être intégrée au développement du projet qui affectera « non seulement les transporteurs catalans, mais également tous les transporteurs du territoire national ». Comme pour l'écotaxe basque, la Fenadismer demande qu'aucune exemption discriminante ne soit opérée entre les transporteurs catalans et ceux des autres régions. De même, elle rappelle la contribution déjà forte du secteur routier au financement des routes, par les droits d'accise sur le gazole. GH
 
 
 


11,7 millions.
C'est le nombre
d'actions
proposées
à la vente
au prix unitaire
de 30 €
par Hapag-Lloyd
pour l'opération
d'augmentation
de capital
qu'elle vient
de lancer.
Fret aérien
Encore une opération de croissance
externe pour Panalpina

C'est une véritable boulimie qui saisit Panalpina sur le segment du fret périssable. Le commissionnaire de transport a rendu publique une nouvelle transaction en Allemagne. Il s'agit de l'entreprise Cool Chain Group (CCG), qui traite environ 14.000 tonnes de fret aérien par an, principalement en provenance d'Afrique et d'Amérique latine. CCG dispose d'un entrepôt de transit sous température contrôlée situé à Kelsterbach, près de l'aéroport de Francfort. Une zone logistique qui constitue « l'un des principaux hubs européens de produits périssables », précise Panalpina dans un communiqué. Par ailleurs, CCG s'appuie sur un réseau de distribution terrestre important, qui permet de desservir l'Allemagne, « mais aussi les pays voisins comme l'Autriche, la Suisse, la Pologne et la République tchèque », indique dans ce communiqué Dominik Wiesler, directeur général de Panalpina Allemagne. AK
Pour en
savoir plus

 
   
  L'entreprise allemande Cool Chain Group, rachetée par Panalpina, importe du fret périssable : fleurs, fruits et légumes et produits de la mer. ©Lufthansa Cargo  
 


Le projet
de vignette PL
et VL catalan
affectera
« non seulement
les
transporteurs
catalans, mais
également
tous les
transporteurs
du territoire
national »,


juge
la Fenadismer,
principale
fédération
de transport
espagnol.
Fluvial
Elisabeth Borne rencontre
les acteurs du transport fluvial

À l'occasion de leur assemblée générale qui s'est tenue à Paris la semaine dernière, les membres du Comité des armateurs fluviaux (CAF) recevaient la visite de la ministre chargée des Transports, Élisabeth Borne. Dans le cadre de cette rencontre, la ministre a indiqué qu'elle n'envisageait pas de stopper les mesures de soutien au transport combiné. En outre, elle a annoncé avoir obtenu dans le projet de loi de budget dévoilé la veille une rallonge de 10 M€ supplémentaires au budget de l'AFITF qui passe de 70 à 80 M€ pour 2018. Elle a enfin confirmé le renouvellement du plan de modernisation de la cale porté par VNF pour 2018-2022 « avec une orientation forte vers l'innovation. » DIL
Pour en
savoir plus

 
 
  La rencontre a été l'occasion pour les acteurs de la filière de revenir sur quelques-unes de leurs revendications concernant notamment les mesures fiscales ou techniques. ©VNF  
 
 
 


Compagnie maritime
Hapag-Lloyd procède à une
augmentation de capital

Conformément aux accords conclus lors du rachat de UASC, Hapag-Lloyd procède à une augmentation de capital. Objectif : renforcer justement la structure du capital et réduire l'endettement de l'entreprise. La période de souscription court du 2 au 16 octobre. L'opération prend la forme d'une émission d'environ 11,7 millions d'actions proposées au prix unitaire de 30 €. Elle devrait donc rapporter quelque 352 M€. Elle est appuyée par les actionnaires principaux que sont CSAV Germany Container Holding GmbH, Kuehne Maritime GmbH, Qatar Holding Germany GmbH et le Fonds d'investissement public du royaume d'Arabie saoudite.
Ces structures se sont engagées à exercer leur droit de souscription et à acquérir les actions qui ne seraient pas achetées par d'autres actionnaires. AK
 
   
  Hapag Lloyd et UASC ont fusionné
en mai 2017 ©Hapag Lloyd
 
 
L'I N T E R V I E W  
Laurent Galle, dirigeant de Noblet
« Pour ses camions GNC,
Noblet préfère ouvrir
ses propres stations »

Le groupe de transport et BTP Noblet va très prochainement ouvrir sa deuxième station gaz. Une rareté pour un groupe spécialisé dans la location d'engins de chantier, de camions et de pelles avec chauffeur. L'entreprise, qui intervient essentiellement en Île-de-France, dispose de 70 camions dont 11 camions grue qui roulent au gaz (3 autres arriveront au cours de l'année 2018). En 2015, Noblet a ouvert sa première station GNC sur son site de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). La seconde station sera inaugurée vendredi sur son deuxième site, situé à Saint-Quentin-en-Yvelines. Son dirigeant, Laurent Galle, par ailleurs président de l'OTRE Ile-de-France, explique sa démarche.

La Newsletter du Fret : Les camions gaz ne sont pas légion dans le BTP,
pourquoi avoir investi dans cette technologie ?

Laurent Galle :
Dans notre métier, un camion dure dix ans. Quelles seront les contraintes en 2027 ? Elles seront forcément plus restrictives, notamment dans les agglomérations. On sent bien qu'il y a une demande très forte en ce sens. Nos clients ne demandent pas encore des camions gaz dans leurs appels d'offre, mais cette notion commence à apparaître dans les commentaires. Nous avons ainsi constitué une flotte d'une douzaine de camions GNC, destinés à de l'approche chantier pour des sites plutôt urbains. Ils roulent au biogaz, qui provient de déchets agricoles et permet de diviser par dix les émissions de particules, avec une division par trois des NOx et par cinq des émissions de CO2. Nous achetons des certificats d'origine auprès de notre fournisseur, qui s'engage en retour à réinjecter la même quantité de biogaz dans le circuit. Les camions gaz sont également plus silencieux, les ouvriers qui travaillent à côté sur les chantiers le remarquent. Et pour les chauffeurs, il y a une certaine fierté. Tout cela rejaillit sur l'image de marque de l'entreprise.

NLF : Pour quelle raison avez-vous souhaité ouvrir
vos propres stations ?

L.G. :
Nous avons fait le choix de ne plus recourir à des stations publiques car leur nombre, bien qu'en augmentation, reste encore trop restreint. Par exemple, pour notre site de Saint-Quentin-en-Yvelines, les camions étaient obligés d'aller à Rungis, ce qui implique des détours. De plus, certaines stations ne remplissent pas bien. Le gaz sort à une température trop chaude, du coup il se dilate et on en met moins, ce qui oblige à faire le plein plus souvent. Il y a aussi souvent du monde aux stations et cela génère de l'attente. Pour ces raisons, nous avons fait le choix d'ouvrir une première station sur notre site de Marne-la-Vallée, qui approvisionne 8 camions. Comme tout se passe très bien, nous avons voulu en ouvrir une seconde à Saint-Quentin-en-Yvelines.

NLF : Vous n'avez pas voulu vous associer à la création
d'une station ouverte avec d'autres transporteurs ?

L. G. :
C'est le problème de l'œuf et de la poule. Les opérateurs viennent nous voir en disant qu'ils ouvriront une station si nous pouvons garantir que 20 camions s'y approvisionneront. Mais il faut s'engager à commander ces véhicules en même temps que d'autres confrères et de leur côté, les opérateurs doivent trouver du foncier et investir. Ce n'est pas évident d'y arriver tous en même temps. Alors qu'en ouvrant ma propre station, je peux me lancer beaucoup plus facilement.

NLF : Le coût n'est pourtant pas le même…
L.G. :
Nous avons fait le choix de station en charge lente. Les camions sont rechargés la nuit et les chauffeurs les retrouvent prêts à l'emploi le lendemain matin. Cette solution est beaucoup moins coûteuse que les stations à charges rapides, qui peuvent atteindre plus d'un million d'euros. J'ai calculé que l'investissement d'une station à charge lente revenait entre 6.000 et 8.000 euros par poids lourd, et ce prix diminue lorsqu'on rajoute d'autres camions. Quant aux véhicules, le coût d'achat est supérieur de 20% par rapport à un camion classique, mais les camions gaz bénéficient jusqu'à la fin de l'année d'un sur-amortissement Macron de 140%, ce qui permet de faire des économies sur le coût d'achat de 13%. Il y reste au final un surcoût de 7%, on est loin d'un prix doublé. D'autant plus que le prix du gaz est inférieur à celui du gazole, et qu'en possédant sa propre station, on bénéficie d'un prix d'achat moins élevé.

NLF : Pourquoi avoir fait le choix du GNC ? Et avec quel constructeur ?
L.G. :
Travaillant dans le BTP, nous avons logiquement fait le choix de camions GNC. Le GNL autorise une plus grande autonomie, mais il est destiné aux longues distances, avec des camions qui roulent beaucoup et subissent donc moins les effets de l'évaporation. À l'inverse nos camions roulent peu, avec de longs arrêts et reviennent sur parc tous les soirs. Notre parc est constitué presque exclusivement de Mercedes avec un peu de Volvo, mais Mercedes ne faisant pas de camions gaz, nous nous sommes tournés vers Iveco.

NLF : Que conseilleriez-vous à des confrères qui voudraient
suivre votre exemple ?

L.G. :
De s'y prendre à l'avance. Pour ouvrir notre seconde station, nous avons fait notre demande de raccordement à GRDF le 20 juin et nous avons attendu jusqu'au 2 octobre pour l'ouverture. Le génie civil et l'achat du compresseur se sont bien passés. En revanche, le raccordement au réseau GRDF a été une vraie galère. Il faut d'abord faire une offre, attendre trois semaines pour une réponse, et ensuite avoir affaire à une multitude d'interlocuteurs et de services afin de creuser des tranchées, ou d'opérer le raccordement. Il faudrait que GRDF constitue une équipe dédiée, ils auraient tout intérêt à le faire, cela aiderait au développement de la filière gaz.
Photo : Laurent Galle, dirigeant de Noblet
et président de l'OTRE Ile-de-France ©DR

 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en Chef
Officiel des Transporteurs
Tél : 01 81 69 85 67
s.legoff@info6tm.com

Anne Kerriou
Rédactrice en Chef
Actu-Transport-Logistique.fr
Tél. 01 81 69 85 64
a.kerriou@info6tm.com

Sandrine Papin
Directrice Commerciale
Tél. 06 11 72 34 33
s.papin@info6tm.com
 
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N°194
5 octobre 2017
OCTOBRE

Samedi 7
Congrès de
l'Unostra

Cournon
d'Auvergne (63)


Mardi 10
Congrès
de la FNTR

Palais des Congrès
Issy-les-Moulineaux


Mardi 17
Congrès
de l'OTRE

Stade de France,
Saint-Denis


Mercredi 18
et jeudi 19
Top Transport Europe
Palais du Pharo
Marseille