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Waberer's
affiche
une croissance
de 13% au
1er semestre


Ports :
l'UE somme
France et Belgique
d'abolir les
exonérations
fiscales


La taxe sur
les fluides
frigorigènes
ne passe pas


Tesla se lance
dans le camion
autonome


Sète confie
à P&O
Ports la gestion
de son terminal
conteneurs


Eurogate lance
de nouvelles
liaisons
ferroviaires
en Allemagne
Résultats
Waberer's affiche une croissance
de 13% au 1er semestre

Le chiffre d'affaires du transporteur hongrois affiche une croissance de 13% au 1er semestre 2017 et atteint 313 M€, selon son communiqué du 16 août dernier. Le transport international a crû de 4% tandis que la logistique contractuelle régionale a fait un bond de 38%. De plus, l'Ebitda marque une progression de 45% et le bénéfice net de 21,3%. La flotte a grandi de 7% pour atteindre 3.700 camions, chargés à 92%, assure la société. Celle-ci explique ces résultats à la lumière d'opérations de croissance organique et par l'achat d'une compagnie d'assurance. « Nous prévoyons de capitaliser sur les conditions favorables du marché pour nos marché régionaux en poursuivant à la fois notre croissance interne et des acquisitions ciblées dans les pays voisins », a indiqué Ferenc Lajkò, CEO de Waberer's international. Rappelons que, début juillet, le groupe (dont le capital appartient entièrement au fonds Mid Europa Partners depuis fin juin) avait également obtenu l'accord des autorités de la concurrence polonaise et allemande pour le rachat de parts dans les sociétés polonaises Link et Link Services, opérateurs de transport et logistique avec un parc de 427 camions et 657 remorques et 717 conducteurs. Link réalise des prestations de transport au Royaume-Uni, en Allemagne, en Pologne, en France en Belgique, en République Tchèque et aux Pays-Bas. SLG
 
 
 
 

Fiscalité portuaire
L'UE somme France et Belgique
d'abolir certaines exonérations

La Commission demande à la Belgique et à la France l'abolition des exemptions de l'impôt sur les sociétés accordées à leurs ports, d'ici le 1er janvier 2018. Cette décision vise à aligner les régimes fiscaux des deux pays sur les règles de l'UE en matière d'aides d'État. « Les bénéfices des opérateurs portuaires doivent être taxés selon les lois nationales normales relatives à l'impôt sur les sociétés afin d'éviter des distorsions de la concurrence », rappelle la Commission dans un communiqué. Or, elle considère que les exemptions d'impôts accordées procurent un avantage concurrentiel et ne « poursuivent pas un objectif clair d'intérêt public, tel que la promotion de la mobilité ou le transport multimodal ». La décision de l'Union européenne concernant la France et son voisin belge intervient après le refus des deux États de prendre des mesures pour adapter leur législation et l'ouverture par la Commission d'une procédure d'examen en juillet 2016. Le Ministère des Transports a indiqué dans un communiqué prendre acte de cette décision européenne et « réserve sa réponse pour la suite. La France entend maintenir une concurrence loyale entre les ports européens tout en préservant le modèle économique de ses ports. Sont notamment concernés par l'exonération des impôts les 11 grands ports maritimes français dont les ports de Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire et Rouen, le port autonome de Paris ainsi que les ports exploités par des chambres de commerce et d'industrie. CS
 
   
 


-2,8 %.
C'est le taux
de mortalité
sur les routes
françaises
par rapport à
juillet 2016.
Transport frigo
La taxe sur les fluides frigorigènes
ne passe pas

La Chaîne Logistique du froid – qui représente plus de 120 entreprises de transports ou d'entrepôts frigorifiques – dit non à une taxe sur les HFC, utilisés en réfrigération et en climatisation. Cette mesure a pourtant été annoncée lors de la présentation du Plan climat le 6 juillet dernier par Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire (NLF n°158). Elle entrerait dans le cadre de la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) et inscrite dans la loi de Finance 2018. Le groupement professionnel s'oppose unanimement à ce projet qui vise à accélérer la conversion des installations de production de froid vers des gaz sans effet de serre. Les acteurs de la chaîne logistique sous température dirigée (des exploitants d'entrepôts frigorifiques aux transporteurs, adhérents de l'USNEF, de l'UNTF et autres experts techniques chez Transfrigoroute France) considèrent que cette nouvelle taxe n'aurait pour seule conséquence que l'affaiblissement des entreprises. Néanmoins ces professionnels restent favorables à la suppression progressive des gaz à effet de serre. La Chaîne Logistique du froid rappelle que des entrepôts ont déjà dû investir après l'interdiction des fluides frigorigènes ayant un impact sur la couche d'ozone dans les années 2010-2015 dans des installations dont la durée d'amortissement nécessite 20 à 25 ans. Le groupement souligne que « les entreprises n'ont pas la capacité financière d'investir à nouveau et lourdement, en anticipant de plus de 10 ans leurs amortissements ». De plus, les transporteurs n'ont d'autre alternative aujourd'hui que la compression mécanique du gaz R404A pour faire fonctionner les groupes frigorifiques qui équipent les quelque 140.000 engins frigorifiques en circulation en France selon la Chaîne Logistique du froid. Si elle refuse la taxe sur les HFC, c'est aussi parce qu'elle l'estime « infondée ». La réglementation européenne prévoit dès le 1er janvier 2018 une réduction de 37% de l'impact environnemental des gaz mis sur le marché. C'est une première étape d'un dispositif de réduction progressive qui s'échelonne jusqu'en 2030, où seulement 21% de l'impact environnemental de la période 2010-2012 sera alors acceptable, indique le groupement. CS
 
 
  Camion autonome
Tesla investit le marché à son tour

Après avoir bouleversé le marché de la voiture électrique, Tesla compte récidiver avec le poids lourd. Son patron Elon Musk avait annoncé dans un tweet elliptique en avril dernier la présentation du premier « semi truck » Tesla pour septembre prochain, un semi-truck étant constitué d'un tracteur et de sa remorque. Or Reuters vient de dévoiler que le véhicule ne se contentera pas de rouler à l'électricité : il sera également autonome, sans conducteur et devrait rouler en convoi (platooning). L'agence d'information a en effet intercepté un échange entre le constructeur et le département en charge des véhicules motorisés du Nevada, dans lequel Tesla souhaite tester deux prototypes de camions sur les routes de cet État. L'entreprise serait également en pourparlers avec l'État de Californie afin d'expérimenter la traversée d'un État à un autre. Avec ce nouveau projet, Tesla vient concurrencer les constructeurs traditionnels Volvo ou Daimler dans la course au camion autonome, aux côtés des nouveaux entrants comme Uber (à travers sa filiale Otto) ou Google (via Waymo). Il faudra également compter sur les ambitions de la start-up chinoise TuSimple qui développe également une plate-forme de conduite autonome pour camion et vient de bénéficier du renfort financier et technologique de l'américaine Nvidia (processeur graphique, intelligence artificielle et véhicule autonome). Si l'aspect autonome du futur camion Tesla ne choque personne, les spécialistes sont plus dubitatifs sur l'autonomie des futurs véhicules. Ainsi, le poids des batteries pourrait obérer très fortement la charge utile. Sans compter le manque d'infrastructures dédiées aux recharges rapides pour des semi-remorques. À moins que l'esprit fertile d'Elon Musk ait conçu une solution qui laisse, encore une fois, tout le monde pantois. Réponse dans quelques semaines. GH
 
   
 


« Ce sont
les premiers
résultats
importants pour
le groupe
qui démontrent
l'efficacité de
notre stratégie
axée sur la
croissance »,


a déclaré
Ferenc Lajkò,
CEO
de Waberer's
International,
à l'occasion de
la divulgation
des résultats
du groupe au
1er semestre
2017.

Conteneurs
Sète confie à P&O Ports la gestion
de son terminal dédié

La gestion et le développement du terminal à conteneurs du Port de Sète a été confiée au groupe dubaïote P&O Ports. Le contrat a été signé dans l'Emirat de Dubaï le 11 juillet 2017 en présence de Rado Antolovic, CEO de P&O Ports, du représentant du Sultan Ahmed Bin Sulayem et du président du port de Sète et ancien ministre des transports, Jean Claude Gayssot. Avec 14,5 m de tirant d'eau, le terminal à conteneurs dispose de 4 postes à quai, 4 poste Ro-Ro, 140 prises pour conteneurs réfrigérées, un terminal fruitier de 23.000 m² bord à quai, un Système AP+ en fonction et des disponibilités foncières dédiées. L'arrivée de P&O Ports devrait permettre de développer l'activité du port au-delà d'un périmètre régional et national, en développant notamment des échanges par feeder avec le reste du monde et plus particulièrement l'Afrique, le Maghreb et le Moyen-Orient. JLR
 
 
  La signature du contrat entre Jean Claude Gayssot, Président du port de Sète et ancien ministre des transports et Rado Antolovic, CEO de P&O Ports, en présence du représentant du Sultan Ahmed Bin Sulayem.  
 
  Conteneurs (suite)
Eurogate lance de nouvelles liaisons
en Allemagne

Une nouvelle connexion ferroviaire a ouvert début août entre deux terminaux à conteneurs de l'opérateur allemand Eurogate, le premier étant situé sur le port de Wilhelmshaven et le second à Duisbourg (Allemagne), dans le Rhin-Ruhr. Les trains, comptant une centaine d'EVP chacun, quittent depuis début août Dortmund tous les mercredis matin à 5h et repartent de Wilhelmshaven les jeudis matin à 2h30. Composé de deux terminaux, le Container Terminal Dortmund (CDT) est entré en service en 2016 et comprend quatre quais de chargement de 724 m chacun. Cette initiative fait suite à celle lancée en avril dernier qui reliait le même port de la Mer du Nord, toujours par le rail, à celui de Duisbourg à un rythme hebdomadaire. Couronnée de succès, cette opération a vu, selon Eurogate, le trafic ferroviaire augmenter de façon significative entre Wilhelmshaven et le reste de l'Allemagne, le port enregistrant actuellement 25 départs et arrivées de train de fret chaque semaine. Ces deux liaisons de relativement courte distance, moins de 300 km, semblent contredire la théorie selon laquelle le ferroviaire n'est compétitif qu'à une échelle continentale voire intercontinentale. Présent à travers 11 sites en Europe de la Russie jusqu'au Portugal, notamment sur les ports internationaux de Wilhelmshaven et Bremerhaven, Eurogate a géré en 2016 quelque 16,4 M de mouvements d'EVP. PM
 
   
 

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N°163
23 août 2017
AOUT