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Ecotaxe :
le TRM
ne veut pas
porter
le chapeau


Plan Climat :
la France
va sortir
des énergies
fossiles


CMA CGM :
24%
de son capital
serait à vendre


Canal
Seine Nord :
inquiétude des
Transporteurs
fluviaux
de France


Carburant :
Fairfuel
s'ouvre aux
ventes de détail
Ecotaxe
Le TRM ne veut pas porter le chapeau

Les réactions aux récentes déclarations d'Elisabeth Borne ont continué d'affluer en fin de semaine dernière. L'OTRE réaffirme son opposition à toute taxe kilométrique. Elle répond ainsi à la volonté de la ministre des transports de taxer le transport de marchandises poids lourds sur certaines routes, afin de financer des infrastructures (NLF n°155). Par communiqué de presse du 5 juillet, l'organisation patronale rappelle qu'elle défend depuis plusieurs années l'idée d'une vignette dématérialisée se substituant à la sur-taxation du gazole que supportent les transporteurs (sur-taxation instaurée provisoirement en 2015 en remplacement de l'écotaxe mais toujours en vigueur à ce jour). Elle explique que cette vignette instaurerait un droit d'usage sur l'ensemble du réseau non concédé applicable à tout véhicule, et dont une large partie serait à la charge des véhicules étrangers. Pour l'OTRE, une taxation au kilomètre est inéquitable et n'impacte pas les poids lourds étrangers, accentuant de surcroît la concurrence déloyale déjà pratiquée sur le marché intérieur français. Elle insiste sur le fait que le transport routier n'a pas vocation à financer d'autres modes de transport et que tout système mis en place pour le monde routier devrait voir les recettes dédiées exclusivement à l'entretien et au développement du réseau routier. Pour sa part, la CGI (commerce de gros) affiche également son opposition à toute nouvelle taxation du transport routier de proximité. « Il n'est pas question pour elle d'accepter que ce dossier soit rouvert », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Car l'augmentation de la TICPE de 4 centimes le litre, pour « compenser », la suppression de l'écotaxe » pèse déjà lourdement sur la trésorerie des entreprises du commerce de gros. Si la CGI n'est pas contre le principe d'une contribution, elle estime « qu'une part importante des taxes qu'elle verse déjà à cet effet est utilisée à tout autre chose, ce qui n'est pas acceptable », indique la profession du négoce. La FNTR ne dit pas autre chose. Jean-Christophe Pic, le Président de la fédération et Florence Berthelot, sa Déléguée Générale n'ont eu de cesse de rappeler combien la profession paie déjà à l'Etat et que la TICPE vaut déjà largement contribution à la place de l'écotaxe, à l'occasion d'une rencontre avec la presse, mercredi dernier. « Ce n'est pas aux routiers de payer plus parce que l'argent public a été mal utilisé », a lancé Florence Berthelot. Et Jean-Christophe Pic d'enfoncer le clou : « par rapport à l'Afitf, la route ne va pas financer le fer ni le fluvial. On ne paiera pas deux fois l'écotaxe ». Si l'écotaxe revient sur le tapis, le président de la FNTR a clairement prévenu qu'il y aura des actions plus musclées que les récentes grèves des conducteurs dans le transport de carburant... SLG
   
 
 
 


2040.
C'est l'horizon
temporel que
se donne
la France pour
sortir de l'ère
du moteur
thermique et
les énergies
fossiles,
selon
le Plan Climat
dévoilé jeudi
dernier.
Plan Climat
La France va sortir
des énergies fossiles

Jeudi dernier, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé les axes de son Plan Climat. On retient surtout l'arrêt des ventes de véhicules essence ou diesel et la sortie des énergies fossiles à horizon 2040. Autrement dit, la France se donne un peu plus de 20 ans pour clore l'ère du moteur thermique. En attendant, le gouvernement va agir sur la fiscalité. D'une part, en faisant converger celle du diesel et de l'essence d'ici 2022, puis en confirmant l'augmentation de la taxe carbone (aujourd'hui incluse dans la TICPE que paient les transporteurs, entre autres) qui passera de 30,50 €/t à 100 €/t en 2030. Par ailleurs, le ministre a également annoncé l'élargissement de la fiscalité aux gaz HFC qui sont utilisés dans les groupes frigorigènes. Ces gaz, considérés comme gaz à effet de serre, devraient néanmoins disparaître progressivement des groupes frigorigènes en vertu du règlement européen F Gas de 2014. Enfin, le Plan Climat programme l'arrêt de toute production de carburants fossiles pour 2040 avec le tarissement des gisements actuellement en exploitation. D'ici-là, aucun autre permis d'exploration d'hydrocarbures dans le sous-sol ne sera délivré. Quant aux agro-carburants, le gouvernement veut mettre fin à l'importation de sources au détriment des forêts (en Amazonie ou en Afrique, essentiellement). SLG
Photo : Nicolas Hulot
 
 

Armateurs
24% du capital de CMA CGM
serait à vendre

Yuksel Yildrim, propriétaire de la holding turque du même nom, souhaite revendre 24% du capital de CMA CGM qu'il détient et qu'il estime valoir entre 2,5 Mds$ et 3 Mds$ (2,19 Mds€ à 2,63 Mds€). Il l'a déclaré dans une interview à l'agence Bloomberg la semaine dernière. Pour réussir son opération, le magnat turc a donné mandat à China Citic Bank pour trouver un investisseur asiatique ou arabe. Yildrim Holding cherche à sortir du capital de l'armateur français pour financer le rachat de Ports America, société basée dans le New Jersey et qui gère 42 terminaux sur la côte atlantique des Etats-Unis. Sa filiale Yilport Holding gère déjà 26 terminaux en Turquie, au Portugal, en Suède, à Malte et en Equateur. CMA CGM n'a pas souhaité commenter ces informations. SLG
 
   
 


«Ce n'est pas
aux routiers
de payer plus
parce que
l'argent public
a été
mal utilisé »,


a lancé
Florence
Berthelot,

Déléguée
Générale
de la FNTR
mercredi dernier
lors d'une
rencontre
avec la presse,
à propos
d'une contribution
du transport
routier au
inancement
des
infrastructures
Canal Seine Nord
Inquiétude des transporteurs fluviaux
de France

Les déclarations de la nouvelle ministre chargée des Transports provoquent décidément beaucoup d'inquiétude dans le monde du transport. Après les réactions à ses propos sur le financement des infrastructures routières (NLF n°155), c'est au tour de celles -reprises plus récemment par le ministre Nicolas Hulot- sur l'opportunité de mettre entre parenthèse certains grands projets, qui créent des remous. Vendredi dernier, les entreprises réunies dans Transporteurs fluviaux de France (TFF) ont exprimé leurs craintes d'un arrêt du projet de canal à grand gabarit Seine-Escaut. Elisabeth Borne a en effet confirmé, dans une interview au journal Les Echos, la pause dans la construction de certains projets d'infrastructures. Pour TFF, ce projet ne peut être assimilé aux projets pouvant être remis en cause, pour diverses raisons. Il est largement financé et d'ores et déjà engagé (NLF n°110 et n°17) ; son report constituerait un signal négatif en termes d'écologie des transports et d'intermodalité et enfin, cette pause pourrait remettre en cause la confiance des filières industrielles et agricoles accordée au transport fluvial et conduire à leur désengagement. Le Comité des armateurs fluviaux, par la voix de son président Didier Leandri et Michel Dourient pour la Chambre nationale de la batellerie artisanale, demandent au nom de la profession, « que le gouvernement clarifie ces déclarations et confirme le calendrier de réalisation du projet. » Les élus des Hauts de France se sont également émus des orientations du gouvernement. Ils ont été nombreux à s'exprimer, entre autres, sur Twitter. L'ancien ministre socialiste des Sports, Patrick Kanner, a lancé vendredi 7 juillet une pétition en ligne pour dénoncer "la pause" décidée par le gouvernement, sur les grands projets dont le très sensible canal Seine-Nord. NB
 
 
  Carburant
Fairfuel s'ouvre aux ventes de détail

Fairfuel, la plateforme indépendante de courtage en carburant en ligne, élargit son offre et s'ouvre aux ventes de détail alors que le service était auparavant réservé aux achats en vrac de plus de 10.000 litres (NLF n°57). « Depuis la fin du mois de juin, nous avons actualisé notre site Internet et ouvert notre plate-forme aux activités de détail, destinées aux acheteurs professionnels ayant besoin de 1.000 à 10.000 litres de carburant », annonce Philippe Auquière, Président de Fairfuel. Rappelons que le site Fairfuel.fr fonctionne selon le système des enchères inversées avec une soixantaine de fournisseurs sur toute la France. Concrètement, les utilisateurs expriment leurs besoins pour des livraisons pour le lendemain (voire le surlendemain si la demande est postée après 11h) et reçoivent des propositions qu'ils peuvent comparer. « Pour les commandes de 10 à 38.000 litres, nous prenons également en compte la température de chargement de la cuve ainsi que les délais de règlement », précise le dirigeant de Fairfuel. L'entreprise, filiale de La Compagnie des Cartes Carburant (groupe Edenred), a profité de la V2 de son site pour affiner certains services, comme les indicateurs de tendance du marché à 24 heures. « Jusqu'à présent Fairfuel présentait une tendance unique, nous l'avons affinée en précisant les notions de très forte baisse, forte baisse, faible baisse, stable… à forte hausse. Ce système permet aux acheteurs de faire souvent plus d'économies sur la négociation proprement dite : en suivant la tendance, ils peuvent décider d'anticiper leurs achats ou contraire de les décaler dans le temps », détaille Philippe Auquière. L'utilisation de la plate-forme, accessible moyennant 30 euros par mois, comprend un service de gestion documentaire et de reporting. « Nous permettons à nos clients de gagner du temps en négociation et en gestion sur un poste qui n'est pas leur activité principale », conclut le patron de Fairfuel. GH
Photo : Philippe Auquière
 
 

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N°158
10 juillet 2017
JUILLET

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De 9h à 17h15
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