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Wolters Kluwer
Transport
Services
racheté par
Castik Capital


La remorque
intelligente
de Chéreau

Chéreau
se prépare à une
offre open data
TMS
Wolters Kluwer Transport Services
racheté par Castik Capital

La société européenne d'investissement en fonds privés Castik Capital vient de conclure l'acquisition de Wolters Kluwer Transport Services. Cette dernière fournit des logiciels et des services de gestion de transport sous les marques Transwide, TAS-TMS, Teleroute, Bursa et 123 cargo, qui répondent aux besoins des transporteurs, des transitaires, des fournisseurs de services logistiques et des expéditeurs. En mai, Castik Capital avait déjà acheté inet logistics, entreprise proposant des TMS en mode SaaS destinés à des réseaux de transport complexes et internationaux. Transwide, Teleroute, 123 cargo/Bursa et inet logistics vont former un groupe international offrant un réseau unique de près de 60.000 entreprises de transport connectées. Les entreprises vont garder leurs propres marques et offres actuelles, tout en visant à établir des offres conjointes plus pertinentes pour leurs clients. NB
 
 
 


Véhicule
autonome :
Volvo Trucks
teste des BOM
en ville


Carcept Prev
teste de
nouveaux outils
de formation


Sphère,
un nouveau
cercle
de réflexion
dans le giron
de MAN


Les plates-formes
des constructeurs
s'inspirent des
smartphones

Véhicules autonomes
La remorque intelligente de Chéreau

Chéreau, le fabricant de carrosseries pour le transport sous température dirigée, s'apprête à lancer une semi « intelligente ». Avant d'être tout à fait autonome, la semi nouvelle génération est multiplexée(*). Et c'est une première. Chéreau a ouvert la voie avec cette innovation technologique à laquelle une équipe de 32 personnes travaille depuis trois ans et qui a été dévoilée en avant-première à la presse les 3 et 4 juillet au siège de la société, à Ducey (50). Dans un flux de données bidirectionnel le tracteur et la semi sont amenés à dialoguer en permanence grâce à un ensemble de capteurs reliés au réseau CAN Bus (centrale qui regroupe toutes les informations du véhicule) et peuvent non seulement échanger les informations standard sur le freinage et l'éclairage mais remonter celles - cruciales - concernant le suivi des températures à l'intérieur des caisses tout comme l'ouverture des portes ou la descente du hayon. En effet, ergonomie, sécurité et gains de productivité sont les axes prioritaires qui, à la demande des transporteurs clients, ont poussé l'industriel à préparer la nouvelle génération de semi autonomes. L'un des aspects du multiplexage est le couplage de commandes. Par exemple, si l'on baisse le marchepied, la porte arrière de la semi s'ouvre automatiquement en même temps que les éclairages extérieurs et intérieurs de la semi s'allument. Ce qui doit permettre une meilleure ergonomie et une plus grande rapidité lors des chargements à quai. Le même couplage de commandes se produit si l'on descend le hayon. Pour piloter le tout, une télécommande est placée à l'arrière de la remorque. Elle permet de surveiller tous les composants y compris le niveau de carburant du groupe frigo et la vérification en temps réel de l'écart entre la température de la semi et le point de consigne (température que le chargeur demande de respecter pour sa marchandise).
Côté sécurité, le multiplexage permet entre autres, de mettre en place un système anti-démarrage si les portes sont ouvertes ou le hayon baissé. Dans ce cas, les freins peuvent rester actifs pour éviter le démarrage de l'ensemble. Par ailleurs, on peut aussi mettre en action les warnings sur la semi si l'ABS (comme c'est déjà le cas sur les voitures) ou le système anti-renversement se mettent en route. Si la liaison avec le tracteur est aussi en phase de développement (voir article suivant), pas besoin d'avoir des tracteurs dernier cri pour autant.
L'activation des feux de gabarit en guise d'alerte, peut par exemple s'envisager sur les camions plus anciens. D'autres facettes de cette nouvelle génération de semi seront dévoilées d'ici novembre lorsqu'un nouvel ensemble « intelligent » sera présenté officiellement lors du prochain Solutrans (du 21 au 25 novembre à Lyon). C'est à partir de ce rendez-vous que les nouvelles semi seront commercialisées. SLG
*Note : le multiplexage est la mise en réseau des équipements clés di véhicule via des capteurs en centralisant toutes les informations.
 
   
  François Buisine, Chef de projet de la semi multiplexée avec le prototype de télécommande de pilotage. ©S.LeGoff  
 


46%.
C'est la part
de marché
du carrossier
Chéreau
en France.
Il va élargir
sa gamme par
des semi
« intelligentes ».
Véhicules autonomes (suite)
Chéreau se prépare
à une offre open data

Loin de vouloir s'improviser « fournisseur de solutions » télématiques à grande échelle, Chéreau avance prudemment sur la connectivité de ses semis en reconnaissant que les carrossiers ont du retard à rattraper aussi bien vis-à-vis de l'industrie automobile que du monde agricole ou du génie civil. D'où les contacts avec les différents fournisseurs de composants (constructeurs, frigoristes, manufacturiers et télématiciens) pour inscrire la semi multiplexée dans un ensemble cohérent où l'on évite la multiplication des boîtiers et des cartes SIM, explique François Leroux, membre de l'équipe projet chez Chéreau et chargé de la programmation logicielle. Chéreau collabore notamment avec Scania, Renault et Volvo sur la connectivité entre semi et tracteurs. Il s'agit notamment d'avoir accès à toutes les informations concernant tant l'extérieur que l'intérieur de la semi depuis la cabine du camion et notamment sur le tableau de bord où des voyants ad hoc doublés d'alertes sonores préviennent le conducteur de toute anomalie. Suivant une approche open data, Chéreau mène en parallèle les discussions avec l'ensemble des industriels concernés. « Au dernier trimestre 2017, on contactera les télématiciens pour une mise en forme et l'exploitation des données », a précisé notamment son Directeur Général, Damien Destremau. A terme, le carrossier aimerait voir un standard de communication entre les éléments tractés et le camion, comme c'est déjà le cas pour le monde agricole. Mais comme Chéreau ouvre la voie, il lui faudra élargir le spectre de ses compétences pour se jeter à l'eau le premier, parmi les carrossiers. Cohérent avec sa politique du sur-mesure et assumant à ce titre les surcoûts engendrés par les innovations technologiques sur des semi qui dépassent déjà les prix de marché de 10% à 15%, Chéreau vise surtout les TPE voire les artisans transporteurs friands d'un produit complet et tout équipé. SLG
 
   
   
  François Leroux chargé de la programmation logicielle avec le chef de projet François Buisines. ©S.LeGoff  
 


« D'abord
viendront
les véhicules
circulant
en milieu
fermé »


a indiqué
Fredrik
Klevenfeldt
,
Directeur des
relations
publiques de
Volvo Trucks,
pour qui
on ne verra pas
de BOM
autonomes
en ville avant
une dizaine
d'années.
Véhicules autonomes (suite)
Volvo Trucks teste
des BOM en milieu urbain

Après avoir testé des camions à conduite automatisée dans la mine de Kristineberg, dans le nord de la Suède, depuis l'automne dernier, Volvo Trucks s'est associé à l'entreprise de collecte de déchet Renova pour lancer dans les rues de Göteborg un véhicule de collecte d'ordure automatisé. Quelques essais ont déjà été réalisés au cours de l'année et une expérience de plus longue durée aura lieu au cours de l'automne prochain. Lors d'une démonstration organisée avant-hier au Volvo Trucks Experience Center de Göteborg, Carl Johan Almqvist, directeur du département Traffic & Product Safety de la marque, a bien insisté : « 90% des accidents de camions relèvent du facteur humain. Ce camion autonome analyse en permanence son environnement grâce à quatre lidars [NDLR : sorte de radar utilisant des lasers] fixés aux extrémités avant et arrière des pare-chocs. Il stoppe immédiatement lorsqu'un obstacle apparaît sur la route. Dans le même temps, ce système automatique vise à créer de meilleures conditions de travail pour l'opérateur qui peut garder un œil plus attentif pour tout ce qui se passe autour du camion », souligne-t-il. Pour autant, la benne à ordures ménagères (BOM) est conduite par un opérateur lors d'une première intervention dans un nouveau secteur, de façon à ce que l'ordinateur de bord enregistre la route et les différents arrêts à l'aide de capteurs couplés à la technologie GPS. « Le système est ensuite capable de diffuser l'information aux autres camions autonomes de manière à s'arrêter à chaque point de collecte de manière identique », précise Carl Johan Almqvist. Le camion passe en mode autonome lorsque le chauffeur-rippeur active une commande située sur le flanc du véhicule. La BOM peut alors gagner seule un nouveau point de collecte préenregistré. Elle progresse en marche en arrière, de manière à ce que l'opérateur garde ainsi un œil constant sur la benne, puisqu'il chemine à côté. Outre l'optimisation des manœuvres, Volvo Trucks assure que ce type de véhicule gère mieux les changements de rapports en réduisant la consommation... voire le personnel, sommes-nous tentés d'ajouter. Mais pas avant une dizaine d'années, après les véhicules circulant en milieu fermé ou dans des entrepôts ou des exploitations agricoles (cf NLF n°138), indique le constructeur. Sans compter l'évolution nécessaire de la législation, précise Fredrik Klevenfeldt, directeur des relations publiques de Volvo Trucks. GH
 
   
   
  Les lidars sont des radars laser placés à l'avant et à l'arrière du véhicule.  
 
  Sécurité routière
Carcept Prev innove
dans ses outils de formation

L'organisme de protection sociale du secteur du transport Carcept Prev (Groupe Klesia) vient de tester le jeu Drivegame – sorte de Monopoly géant – édité par Drivecase (NLF n°72). Il s'agit de répondre, en équipe, à des questions en matière de code de la route, d'addiction au volant, de distances de sécurité ou encore de vitesse. Les participants peuvent ainsi tester leurs connaissances et pointer leurs faiblesses, d'une manière ludique. Les lunettes simulant la conduite en état d'alcoolémie, de fatigue et de prise de stupéfiants (une nouveauté proposée par Drivecase) ont été également testées. L'essai a été concluant puisque la commission sociale a décidé d'offrir une vingtaine de sessions de ce jeu pédagogique à des centres de formation AFTRAL ainsi qu'à des entreprises, tout en demandant à l'éditeur d'adapter les questions aux professionnels de la route et qu'elles portent davantage sur le côté prévention santé. Un focus sur les addictions, la conduite sous médicaments ainsi qu'en état de fatigue, a également été demandé. La commission sociale de Carcept Prev était à la recherche de nouveaux outil pédagogiques pour sensibiliser les conducteurs professionnels pour lesquels le permis de conduire est essentiel au maintien dans l'emploi. Le sujet est d'autant plus sensible depuis l'entrée en vigueur (le 1er janvier dernier) de la loi sur la dénonciation des salariés ayant commis une infraction au code de la route, depuis le 1er janvier. NB
 
   
 
  Innovation
Sphère, un nouveau cercle
de réflexion dans le giron de MAN

Pour vendre des camions et surtout, des services informatiques articulés autour de la plateforme RIO du groupe Volkswagen Truck & Bus, MAN France vient de créer Sphère qui s'autoproclame « Le cercle de prospective des leaders du transport ». C'est à l'occasion d'un kick-off à Palaiseau le 22 juin dernier que le cercle s'est constitué. Présenté comme une communauté de réflexion, d'échange, de partage, d'innovation et de développement mais surtout comme un outil officieux de mise en avant de la solution MAN-RIO sur le marché français, Sphère exclut de fait les autres constructeurs et leurs solutions télématiques associées. En revanche, les exploitants de flottes, les fournisseurs d'applications reposant sur RIO et autres spécialistes sont les bienvenus. Le 22 juin, on a pu voir notamment Atos, spécialiste de l'intégration informatique par agrégation de services, mais aussi Prove&Run (prévention du risque de prise de contrôle malveillante notamment pour les véhicules autonomes), YoGoKo (sécurisation des échanges d'informations avec les véhicules connectés) ou encore Awaken et son boîtier connecté à la prise diagnostic (OBD) qui annonce les risques de panne et géolocalise les véhicules volés ou accidentés. Cigloo, pour sa part, apporte à la chaîne logistique le principe blockchain. Outre les opérateurs « de mise en relation » et d'optimisation comme B2P Web, Convargo et Chronotruck, d'autres opérateurs ont rejoint la Sphère avec des solutions de dématérialisation des documents (Dashdoc), d'optimisation d'itinéraire (Evertracker) ou de prévention du risque routier (boîtier ToucangoPro550PL d'Innov+). Dommage que la Sphère ne soit un cercle partiellement ouvert. MAN France ne prendrait pas de risque en faisant passer Sphère du cercle de l'entre-soi à un concept de forum universellement ouvert, car si RIO prouve qu'il est le meilleur système, le plus avancé et le mieux commercialisé, il devrait s'imposer. LF
 
   
  Marc Martinez (à g.), DG de MAN Truck and Bus France. ©L.Fieux  
 
  Sphère (suite)
Les plates-formes des constructeurs
s'inspirent des smartphones

La télématique fournie par le constructeur du camion s'ajoutant souvent à un dispositif « métier », il en résulte une multiplication des boîtiers, des prestataires et des logiciels, avec tous les problèmes de maintenabilité et de migration (renouvellement du véhicule ou de l'ordinateur, fusion d'entreprises) que cela pose. D'où la volonté de RIO (plate-forme digitale de MAN) d'intégrer les différentes solutions métiers en leur faisant partager une même infrastructure matérielle (pour le transporteur, c'est le boîtier RIO à bord du véhicule) et un même service en ligne pour la mise à disposition des applications correspondant aux besoins des transporteurs. Comme RIO, les futures versions de Fleetboard (Mercedes) et de Dynafleet (Volvo), se fondent sur un principe qui rejoint celui des apps pour smartphones, disponibles sur des marketplaces d'applications (AppStore et Google Play). Ici, celui qui gagne est celui qui dispose du plus vaste parc de matériels capables de faire tourner son système. En d'autres termes, tout repose sur le parc roulant équipé pour exploiter RIO ou l'un de ses concurrents. Parallèlement, il faut impliquer les développeurs de solutions informatiques. Là est l'une des raisons d'être de Sphère à l'échelle des entreprises françaises et au bénéfice de MAN Trucks France. L'enjeu est d'importance dans un contexte de numérisation des activités de transport et de logistique. LF
 
 

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N°156
6 juillet 2017
JUILLET

Mardi 11
FORUM D'ÉTÉ
Organisé par
SCMagazine
et ESCP Europe
« Les nouveaux
Busines Models
en SupplY Chain »
De 9h à 17h15
ESCP Europe
Paris 11e

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère