LinkedIn Twitter Facebook
 


Véhicules GNV :
les prochaines
évolutions
du marché


Gaz'Up :
Picq &
Charbonnier
inaugure
la première
station
à Auxerre


Gaz'Up :
le réseau
veut promouvoir
le biométhane


Haropa a bien
démarré l'année


Sanef défend
ses projets dans
le cadre du plan
de relance
Véhicules GNV
Les prochaines évolutions du marché

En fin d'année, les camions fonctionnant au gaz pourront transporter des matières dangereuses dans le cadre de la réglementation européenne ADR(*). Le transport des hydrocarbures, des vins et spiritueux en vrac, entre autres, constituera donc un relais de croissance pour le marché des tracteurs routiers fonctionnant au gaz. Du côté des porteurs, la révolution est à chercher dans le segment des travaux publics avec l'arrivée, mi-septembre, d'un premier porte-malaxeur à béton fonctionnant au gaz. Presque évidemment, Iveco est chef de file de cette mutation et présentera à Solutrans trois véhicules de TP munis de moteurs gaz. Parmi eux, on devrait trouver des porteurs 6x2*4 et 8x2*6 tridem ainsi qu'un tracteur 4x2 configuré TP. On note l'absence de tandem arrière moteur sur ces véhicules destinés à des chantiers urbains exempts de conditions d'adhérence difficile. Plus lourd, plus cher et virant moins court, le tandem arrière a peut-être plus de défauts que d'avantages en ville. Naturellement, ces porteurs de 32 t carrossés en malaxeurs, en bennes et en plateaux-grues visent prioritairement les chantiers parisiens. Point P serait notamment intéressé par les plateaux-grues. Clément Chandon, Responsable du développement du gaz chez Iveco, prévoit que 3% des camions français de plus de 16 t vendus en France en 2017 fonctionneront au gaz. Cela représente 1.200 véhicules. Pour 2018, il estime le marché français des camions gaz à plus de 2000 unités, soit 5% du marché, grâce à l'ADR et aux TP. Iveco se taille la part du lion avec 850 Stralis gaz prévus en 2017, dont les trois quarts en tracteurs, le reste en porteurs de distribution. Premier à atteindre 400 ch (Cursor 9) et à offrir une boîte automatisée (AS-Tronic) sur des tracteurs fonctionnant au gaz et équipés d'une cabine large (2,5 m), le constructeur fera prochainement profiter ses porteurs des mêmes innovations. Cependant, la concurrence n'est pas inactive et Scania devrait lancer prochainement un moteur 13 litres fonctionnant au gaz. Réglé à 410 ch, il sera relayé par une boîte automatisée OptiCruise et disposera d'un régulateur prédictif. Son premier client français devrait être STAF. Quant à Volvo, il devrait relancer la technique Dual Fuel dans une version Euro VI d'ici la fin de l'année. Contrairement à la précédente version, le fonctionnement au gazole seul ne sera plus possible : il faudra disposer à la fois de méthane liquéfié (GNL), de gazole et d'AdBlue. Rappelons que le Dual Fuel consiste à utiliser une injection de gazole pour déclencher la combustion du méthane. Il en résulte un moteur qui offre les mêmes performances qu'un diesel et les mêmes facilités d'adaptation d'une boîte automatisée. LF
(*)European Agreement concerning the International Carriage of Dangerous Goods by Road
Photo Auxerre/inauguration ©L.Fieux
   
 
 
 


38,54 Mt.

C'est le trafic
enregistré
par Haropa
pour les cinq
premiers mois
de l'année.
Gaz'Up
Picq & Charbonnier inaugure
la première station à Auxerre

Le 23 juin 2017, la première station Gaz'Up était inaugurée à Auxerre, financée par Picq-et-Charbonnier à travers Plein Gaz, sa filiale dédiée. En fin d'année 2017, une deuxième station Gaz'Up ouvrira à Toulouse. Alors que celle d'Auxerre est alimentée par dépotage de gaz liquéfié qu'elle distribue comme tel (GNL) ou sous forme gazeuse compressée (GNC) en utilisant du matériel Cryostar, celle de Toulouse sera raccordée au réseau de distribution et ne fournit que du gaz compressé GNC. Autre différence, la station d'Auxerre a été financée par un seul transporteur alors qu'ils sont dix à contribuer à celle de Toulouse. Sans accord d'exclusivité avec les prestataires qui fournissent le matériel nécessaire aux stations, le modèle coopératif Gaz'Up est souple (NLF n°81). Gaz'Up est une coopérative qui voit les transporteurs prendre une part de son capital chaque fois qu'ils investissent dans une station qu'ils louent ensuite à Gaz'Up. Ici Gaz'Up est locataire et les transporteurs sont bailleurs. Gaz'Up se charge de la construction de la station, de sa maintenance, de son exploitation, de la massification des achats de gaz, et de la recherche de nouveaux clients pour la station. Le loyer versé par Gaz'Up dépend des volumes vendus par la station qui est ouverte à tous les utilisateurs ayant demandé une carte d'accès. Celle-ci permet de s'assurer que les conducteurs ont reçu une formation à la manipulation du matériel de distribution. Les cofondateurs de Gaz'Up, Nicolas Julien et Arnaud Bilek, considèrent que leur modèle aura prouvé sa viabilité après l'ouverture de la cinquième station. A ce stade, 80% du capital de Gaz'Up aura été transféré aux transporteurs. Premier transporteur à inaugurer sa station Gaz'Up, Christophe Charbonnier (Picq-et-Charbonnier) a constitué une flotte de 17 véhicules gaz (tracteurs Iveco Stralis GNC, GNL et mixte GNC+GNL, tous en 400 ch avec AS-Tronic). Il déclare : « Lancez-vous tous, et vous pourrez être fiers d'être de ceux qui ont participé à la transition énergétique ». LF
 
   
 


« Lancez-vous
tous, et
vous pourrez
être fiers
d'être de ceux
qui ont
participé à
la transition
énergétique ! »,


a déclaré
Christophe
Charbonnier,

dirigeant de
la société
de transports
Picq &
Cyharbonnier,
lors de
l'inauguration
de la première
station du réseau
Gaz'Up,
le 23 juin dernier,
à Auxerre.
Gaz'Up (suite)
Le réseau veut promouvoir
le biométhane

La deuxième phase du projet Gaz'Up exploitera les marges générées après amortissement pour passer au biométhane. Dans le cas toulousain, l'ouverture de la station Gaz'Up entraînera un aménagement de la réglementation locale qui permettra aux véhicules fonctionnant au gaz de profiter de facilités de circulation semblables à celles appliquées aux véhicules électriques. Une station coûte environ un million d'euros et s'amortit en 7 à 15 ans tout en ayant une durée de vie de 40 ans. Avec un amortissement sur 10 ans, la moitié du prix du gaz à la pompe au cours de cette durée correspond à cet amortissement. Au cours des trois décennies suivantes, on dispose donc d'une marge de l'ordre de 100.000 euros par an qui peut être investie dans la mise en place de filières courtes de valorisation des déchets afin d'alimenter la station en biométhane. En effet, Gaz'Up estime que le gaz le moins cher doit être celui produit par valorisation des déchets fermentescibles (déchets agricoles, forestiers, ménagers ou boues des stations d'épuration) dans le cadre de filières courtes, non délocalisables et formant une économie circulaire. Parmi les alternatives au gazole, rappelons que le biométhane obtenu à partir des déchets est, à ce jour, la forme d'énergie la plus crédible et la plus vertueuse d'un point de vue environnemental (en envisageant le cycle dans sa globalité). Intéressant pour les transporteurs qui s'approprient leur énergie, Gaz'Up pourrait grignoter le marché des carburants actuellement contrôlé par des multinationales. LF
 
 
 
  Trafic portuaire
Haropa a bien démarré l'année

+1,9%, a priori pas de quoi s'enflammer. Tous trafics confondus, c'est la progression du trafic maritime de Haropa sur les cinq premiers mois de l'année 2017, ce qui représente 38,54 Mt. C'est pourtant l'un des meilleurs résultats du range nord-européen selon l'ensemble portuaire réunissant les ports du Havre, de Rouen et de Paris. Mais surtout, s'il on mettait de côté la saison catastrophique de trafic céréalier (-52,1%), la croissance du trafic portuaire s'établirait à un niveau beaucoup plus engageant, autour de +10%. Le trafic vracs liquides progresse de +6,2% (à 20,57 Mt) mais le bon démarrage de Haropa en 2017 est surtout boosté par le trafic conteneurs, qui affiche la meilleure progression depuis cinq ans, avec +12,4% en tonnage et +7,8% en nombre de boîtes (1,187 M d'EVP). Le terminal multimodal du Havre monte enfin en puissance, avec, au 30 mai 2017, un trafic de plus de 6.000 UTI (unités de transport intermodal) par mois dont 40% en fluvial et 60% en ferroviaire. Côté Ports de Paris, l'activité de transport fluvial de matériaux de construction progresse de +13,5% à 3, 5 Mt, grâce à une production accrue de « béton prêt à l'emploi » dans les centrales parisiennes pour répondre à la reprise de la construction francilienne.
La logistique urbaine fluviale, depuis le port de Bonneuil-sur-Marne jusqu'au cœur de Paris, est aussi en progression de +18,5%, à 14.830 EVP à fin avril 2017. A noter également la belle progression du trafic roulier de +16% à 160.000 véhicules sur le terminal havrais (107 hectares de superficie). Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, Haropa vient d'être réélu à Singapour « Best Seaport in Europe» et « Best Green Port » par les lecteurs du journal Asia Cargo News. JLR
 
   
 
  Autoroutes
Sanef défend ses projets
dans le cadre du plan de relance

Jeudi dernier, la société concessionnaire d'autoroute Sanef (filiale du groupe espagnol Abertis) a précisé la nature et le déroulé d'une partie des travaux prévus dans le cadre du plan de relance autoroutier. Il s'agit notamment d'un programme de 55 Mds € qui concerne les autoroutes les plus anciennes de son réseau, comme l'A1, l'A2 et l'A4. Ces autoroutes accueilleront d'ici 2020 sur 25 sites différents, 1 ou 2 bassins de confinement et de traitement des eaux. Or, ces projets font partie de ceux épinglés récemment par l'Arafer (NLF n°145) dans ces avis rendus le 19 juin, au vu des augmentations des péages qu'ils comportent pour les usagers. Si elle ne remet pas en cause l'utilité ni la nécessité, l'Autorité estime, pour ces projets, que « le coût de construction des ouvrages de collecte et de traitement des eaux de plateforme retenu par les parties est très élevé en comparaison avec des opérations de nature comparable ». Le différentiel est de l'ordre de 25% à 35% par rapport aux valeurs de référence.
« Dans ces conditions, le critère tenant à ce que le financement des ouvrages soit couvert par une augmentation des tarifs strictement limitée à ce qui est nécessaire ne peut être considéré comme satisfait », indique l'Arafer. Concernant la Sanef, l'Autorité notait que des hausses spécifiques des tarifs de péage, de 0,265 % par an entre 2019 et 2021, applicables à l'échelle de l'ensemble du réseau des autoroutes exploitées par la société, viendraient s'ajouter aux augmentations déjà prévues antérieurement. SLG
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
Tél : 01 80 91 56 33
silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
Rédactrice
Tél. 01 43 76 64 53
nathalie.bier@scmag.fr

Karine Dino
Chef de publicité
Tél. 01 48 93 26 87
karine.dino@scmag.fr
 
Faites profiter de vos « scoops » écrivez à la rédaction.
Cette Newsletter touche quotidiennement 20.000 lecteurs.
Son but est d'apporter une information rapide et synthétique à l'ensemble de la communauté.
 
 
Pour vous inscrire ou modifier vos coordonnées : cliquez ici
Pour toute autre demande, adressez un e-mail à : abonlf@scmag.fr
 
Portail web : SupplyChainMagazine.fr
Supply Chain Magazine SAS - 19 rue Saint-Georges - 94700 Maisons-Alfort
 
 
N°153
3 juillet 2017
JUILLET

Mardi 11
FORUM D'ÉTÉ
Organisé par
SCMagazine
et ESCP Europe
« Les nouveaux
Busines Models
en SupplY Chain »
De 9h à 17h15
ESCP Europe
Paris 11e

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère