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« U-Space »
Un cadre européen pour
la sécurité aérienne des drones

Ça y est. Après avoir souvent entendu que l'essor des drones serait freiné en l'absence d'un cadre juridique et sécuritaire, l'Union Européenne a annoncé, vendredi, un schéma directeur pour la création de l'U-Space, l'espace aérien inférieur, jusqu'à 150 m d'altitude. C'est l'entreprise SESAR (partenariat public privé entre l'UE et Eurocontrol) qui a défini ce schéma qui porte sur la sécurité à basse altitude. Elle sera équivalente à celle des opérations aériennes classiques avec pilote à bord. Les drones autonomes ou fortement automatisés doivent pouvoir naviguer en toute sécurité et éviter obstacles et collisions. Par ailleurs, l'enregistrement, l'identification électronique et le géorepérage des appareils seront opérationnels dès 2019. Reste à fixer le cadre normatif. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) travaillera de concert avec l'Union à la fixation de règles mettant en pratique le règlement de base sur la sécurité aérienne que le Parlement et le Conseil adopteront dans les mois à venir. L'Union Européenne fait jouer le principe de subsidiarité : pour les engins jusqu'à 150 kilos, ce seront les Etats qui statueront et au-delà, ce sera l'Union qui interviendra. Un groupe d'experts devra aussi réfléchir aux prochaines étapes de la politique européenne des drones. On estime que le marché des services liés aux drones -dont le transport et la logistique de précision- pourrait atteindre 10 Mds€ d'ici 2035. SLG


U-Space :
un cadre
européen pour
la sécurité
aérienne
des drones


Un 4ème ELU
avec bornes
de recharges
pour
Star's Service
à Paris


Routyn,
un TMS réactif
et intuitif


Un nouveau CEO
chez IPP Logipal
et PRS Return
System

Michelin Vision,
un pneu
rechargeable par
impression 3D


Consommation :
les Euro 6
ont gagné 15%
en 6 ans
 
  Amazon a été l'un des premiers à tester des drones
pour les livraisons.
 
 
 
 

Dernier kilomètre
Un 4ème ELU avec bornes de recharges
pour Star's Service à Paris

50 places de parking privées aménagées avec bornes de recharges pour véhicules électriques sur une superficie de 260 m2 boulevard Ney (18e arrondissement) à Paris : voici le nouvel espace logistique urbain (ELU) que Star's Service a inauguré vendredi dernier. Un parterre de clients et de partenaires, des représentants de l'ADEME, de la Mairie de Paris ainsi que Jérôme Libeskind, Fondateur de Logicités, venu commenter l'importance de ces espaces pour la logistique urbaine, était présent à l'inauguration du 4e ELU francilien du spécialiste de la livraison à domicile, après ceux du Louvre, de Saint Germain et de Neuilly-sur-Seine. Le nouveau site constitue un lourd investissement entièrement financé par Star's Service qui souhaite déployer des livraisons 100% éco-responsables sur Paris d'ici moins de 2 ans. La société, qui forme ses employés à l'éco-conduite via son propre organisme de formation Forsedis, a signé la Charte « Objectif CO2 » de l'ADEME et obtenu le label Objectif CO2 pour sa démarche en matière de développement durable. Sa filiale La Petite Reine – reconnue comme entreprise d'insertion sociale et professionnelle – opère la livraison intra-urbaine avec 90 cargocycles. Créé en 1987 par Hervé Street, le groupe est aujourd'hui présent sur les marchés du retail, de la santé sous le nom de Vialto, de la restauration avec la marque Toutadom et de l'automotive (transport de pièces de rechange).
L'entreprise qui compte 3.200 collaborateurs (dont 90% en CDI), livre en moyenne 40 millions de colis par avec 3.000 véhicules (dont 150 électriques), et a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 162 M€. NB
 
   
 


10 Mds€.
C'est la valeur
estimée
par l'Union
européenne
du marché
des services
liés
aux drones –
dont le transport
et la logistique
de précision –
d'ici 2035.
Optimisation de transport
Routyn, un TMS réactif et intuitif

Routyn, TMS conçu par l'éditeur Widescope (basé à Lisbonne) et distribué exclusivement en France, Suisse et Maghreb par KLS Transport, est un outil de gestion de tournée pour les chargeurs et les PME de transport (de 2 à 10 camions) sans toutefois s'y limiter. Il réunit une grande simplicité d'utilisation et une grande souplesse permettant aux clients d'intégrer autant de contraintes de gestion que nécessaire. L'un des premiers atouts, selon son responsable chez KLS Transport, est le procédé du « glissé-déposé » – que l'on utilise sur les ordinateurs pour déplacer des fichiers ou des dossiers- pour l'affectation des tournées à tel ou tel camion via la plate-forme web. Ce système permet entre autres de « prendre une mission depuis la fenêtre « missions » et de la faire glisser sur un véhicule (dans la fenêtre « véhicules ») en ajustement d'une tournée si, par exemple, on se rend compte qu'une livraison prend du retard », explique Grégoire Garcia, responsable du déploiement du TMS chez KLS Transport. Pour ne pas pénaliser les livraisons suivantes, l'exploitant prend la main et réaffecte donc la livraison suivante à un autre véhicule disponible et recalcule l'itinéraire ou peut laisser le système relancer l'optimisation. Routyn exploite aussi les fonctionnalités de géocodage (traduction d'une adresse en coordonnées GPS et vice-versa) qui permet d'obtenir une adresse précise en déplaçant la « cible » de la géolocalisation sur une carte. Par défaut, la cartographie de base ne comprend pas les spécificités poids lourds (interdictions et restrictions de circulation) mais ces données peuvent être intégrées grâce à des partenaires. Enfin, les recherches et la classification des véhicules et des missions est régie selon le principe du langage naturel. Les utilisateurs peuvent introduire autant de mots clés que nécessite leur activité et notamment toutes les typologies de véhicules de leur flotte ou les missions selon certaines spécificités telles que « avec hayon » pour des catégories de véhicules par exemple. Une fois cette classification sur mesure réalisée, la construction de règles de gestion se fait par des phrases prédéterminées à compléter avec ces mots clés sans aucun besoin de recourir à des systèmes complexes de requêtes. « C'est le moteur de règles dynamiques qui permet de coller à la réalité des contraintes. Toutes les entités – véhicules, conducteurs, géographi e– sont identifiées par des étiquettes, un peu comme celles que l'on utilise pour classer les mails », précise Grégoire Garcia. SLG
 
   
  Moteur règles  
   
  Glissé déposé  
 
 
 
  Nomination
Nouveau CEO chez IPP Logipal
et PRS Return System

Gerard Rohaan, 50 ans, est nommé CEO de IPP Logipal et PRS Return System au sein du groupe néerlandais Pooling Partners. Son rôle sera de développer en Europe les systèmes de pooling IPP Logipal et PRS Return System, et d'assurer la mutualisation de ces deux activités. Ce diplômé en physique appliquée de l'université de Twente (Pays-Bas) débute sa carrière chez Unilever où il acquiert de nombreuses compétences, notamment dans le commerce de détail. Gestionnaire du processus et de l'amélioration de la qualité, il prend en charge plusieurs postes stratégiques pour le compte du géant de l'agroalimentaire, en tant que directeur d'usines et responsable marketing. Gerard Rohaan a également travaillé sur des missions de direction générale et de conseil, successivement chez McKinsey & Company, Shell et Stork. Ces deux dernières années, il a ajouté la dimension entrepreneuriale à son parcours en occupant le poste de PDG de la société Veritas Petroleum Services (VPS). JPG
Photo : Gerard Rohaa
 
 


« La technologie
n'est pas
le seul moyen
d'améliorer
son impact
environ-
nemental,
il faut
optimiser
le remplissage
des véhicules
et l'optimisation
de tournées,
il y a encore
plein d'axes
d'amélioration »,


a déclaré
vendredi
Matthieu Mefflet
Pipperel,

ingénieur
à l'ADEME,
lors de
l'inauguration
de l'ELU
parisien de
Star's Service.
Technologie
Michelin Vision, un pneu rechargeable
par impression 3D

Sans air, rechargeable, increvable et connecté. Michelin a dévoilé la semaine dernière à Montréal son pneumatique du futur lors de son Forum mondial de la Mobilité « Movin'On 2017 » (ex-Challenge Bibendum). Le prototype, baptisé Vision, ne devrait pas équiper de véhicule avant une dizaine d'année, s'il en équipe un jour. Ce concept, à la fois roue et pneu, combine plusieurs innovations destinées à en faire un produit de rupture. Il est increvable, puisque sans pression et tire sa robustesse de sa structure alvéolaire inspirée des modèles naturels (on parle de « generative design », une forme qui imite le processus de croissance naturelle, comme pour les coraux par exemple). La roue, entièrement recyclable, est elle-même conçue à partir de matériaux recyclés. Par-dessus se greffe une bande de roulement qui a la particularité d'être biodégradable. Michelin ne dit mot sur la composition de la gomme. Contiendra-t-elle encore du caoutchouc naturel*, un ingrédient actuellement indispensable et qui entre encore à 40% dans la composition des pneus poids-lourds ? Autre innovation et de taille, la bande de roulement peut être « rechargée » par une imprimante 3D, en cas d'usure ou bien parce que les conditions de route changent (off road, pluie, neige, chaleur...). La bande de roulement s'imprime en quelques minutes en faisant appel à la technologie de la vulcanisation à froid. La technologie de l'impression 3D est additive, c'est-à-dire qu'elle ajoute uniquement la quantité de matière qu'il faut, là où il faut, sans déchet ni déperdition. Si son usage tend à se généraliser, les ateliers de rechapage n'ont plus que quelques années à vivre. Enfin, il n'y a plus d'innovation sans connectivité. Bardé de capteurs, le pneu communique avec le véhicule, qui communique avec son passager. Ce dernier est informé de l'état d'usure de la bande de roulement et peut prendre rendez-vous pour en programmer la réimpression, en choisissant le type de sculpture qui lui convient ou sur proposition de l'application embarquée qui détecte votre besoin. GH
*Note : le 6 juin dernier Michelin annonçait le rachat de la totalité du capital du planteur d'hévéas SIPH, mettant ainsi la main sur 40 000 hectares de plantations en Afrique de l'Ouest. Une manière de s'assurer un approvisionnement régulier d'une matière première sujette à de fortes variations de cours.
 
   
 
  Consommation
Les Euro 6 ont gagné 15% en 6 ans

Après avoir gagné 5% par rapport à la consommation de la version Euro 5 dès 2011, le Mercedes Actros Euro 6 a depuis grignoté dix points de plus grâce à de multiples améliorations introduites progressivement. Parmi elles, le régulateur prédictif et l'amélioration du rendement du moteur ont été déterminants. Résultat, la plage de couple maximal d'un Actros 1845 s'étend aujourd'hui de 880 à 1300 tr/min. Il est ainsi possible de monter les rapports de boîte à des régimes moins élevés et de faire appel à des rapports de pont plus longs, au bénéfice de la consommation et du confort du conducteur car le moteur est plus silencieux. Plusieurs éléments, présentés lors des essais qui se sont récemment déroulés à Lisbonne (NLF n°134), ont contribué à atteindre ces résultats. Il s'agit notamment de l'augmentation du taux de compression et des pressions, tant dans la rampe commune qu'au niveau des injecteurs. L'emploi d'huiles moins visqueuses, la régulation de l'alternateur et celle des pompes contribuent également à réduire la consommation. De plus, un polissage extrême des pignons de la boîte automatisée Powershift réduit les frottements. Autre facteur essentiel d'économie, le régulateur prédictif PPC (Predictive Powertrain Control),lancé en 2012, a fait l'objet d'une mise à jour à l'occasion de l'IAA 2016. Le couple est pleinement exploité en montée (en limitant les rétrogradages) tandis que l'EcoRoll (système de gestion de la mise « en roue libre » associé à la boîte automatisée) est utilisé intensivement. Seul bémol : avoir réduit le recours à l'EGR augmente la charge de travail du SCR et donc, la consommation d'AdBlue. Celle-ci s'élève à 5% de la consommation de gazole. Profitant d'une évolution constante, la gamme lourde Mercedes (Actros et Antos notamment) recevra à partir de juillet un nouveau pont lubrifié par barbotage variable, commandé par une soupape. Cette nouvelle optimisation réduira encore la consommation de 0,5%. LF
 
   
  La dernière innovation de Mercedes visant l'économie de carburant, c'est cette modeste soupape qui contrôle l'aspersion d'huile dans le pont.  
   
  Disponible à partir de juillet 2017, le nouveau pont avec lubrification finement ajustée réduit la consommation de 0,5% en évitant de brasser de l'huile inutilement. ©L.Fieux  
 

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N°143
19 juin 2017
JUIN

Vinexpo
Du dimanche 18
au mercredi 21
Parc des
Expositions,
Bordeaux

ITS EUROPEAN
CONGRESS

Systèmes
de transport
intelligent
Du lundi 19
au jeudi 22

Palais des Congrès
Strasbourg



Du lundi 19 au
dimanche 25

SIAE
Le Bourget


PREVENTICA
Salon de la santé
et sécurité
au travail

Du mardi 20
au jeudi 22
Paris, Porte
de Versailles



Webinaire
Fret 21

Par bp2r et l'AUTF
Mardi 20
de 10h30 à 11h30


Deliver #2
Salon de
la logistique
Du mardi 27
au mercredi 28

Berlin


Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Container
Supply Chain
Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam



La Nuit de l'Etoile

Vendredi 30
La Baule

JUILLET

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère