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Nomination

Elisabeth Borne,
nouvelle ministre en charge des transports

Emmanuel Macron et son premier ministre Edouard Philippe ont entendu le souhait des professionnels -dont les fédérations du TRM- de retrouver un ministre et on pas un secrétaire d'Etat. C'est donc la Pdg de la RATP, Elisabeth Borne, qui a été nommée hier ministre déléguée de la Transition écologique chargée des transports au sein du Ministère de l'Ecologie et de la transition écologique et solidaire, dirigé par Nicolas Hulot. Un signal peut-être après les nombreuses critiques concernant l'absence des questions environnementales dans la campagne pour les présidentielles. La réaction -positive- des fédérations ne s'est pas fait attendre. Pour sa part, l'OTRE tient particulièrement à ce que la nouvelle titulaire s'inscrive dans la lignée d'Alain Vidalies : « s'agissant des dossiers européens et notamment celui de la renégociation de la directive détachement des travailleurs, l'OTRE attend de la ministre qu'elle reste dans la ligne de son prédécesseur au gouvernement », a-t-elle indiqué dans un communiqué diffusé hier soir. A la tête de la Régie des transports parisiens depuis 2015, Elisabeth Borne, 56 ans, avait été directrice de cabinet de Ségolène Royal, alors ministre de l'écologie. Avant cela, elle a notamment été directrice de la stratégie de la SNCF, directrice générale de l'urbanisme à la mairie de Paris, puis préfète de la région Poitou-Charentes. Entre 1997 et 2002, Elisabeth Borne suivait déjà le dossier des transports pour le premier ministre Lionel Jospin. A la tête de la RATP, elle a pu lancer le plan de transformation numérique et surtout déployer le verdissement du parc de bus et le remplacement des véhicules diesel par des bus au gaz et électriques. SLG


Elisabeth Borne,
nouvelle ministre
en charge
des transports


Nouveaux
camions :
un affichage CO2
obligatoire
dès 2019


Camions
autonomes :
DB Schenker
testera
le platooning
dès 2018


Chep et
Transalliance
créent un centre
tri chez U Log


Tensions
UIC-EPAL
autour
des palettes
contrefaites
en Ukraine
 
 
 

Environnement
Nouveaux camions : un affichage CO2
obligatoire dès 2019

À partir de 2019, les constructeurs de camions auront l'obligation d'afficher la consommation de CO2 de leurs nouveaux modèles. C'est ce qu'ont décidé la Commission et les États membres lors de la 67ème réunion du Comité technique de la Commission européenne-Véhicules automobiles (TCMV), qui s'est tenue le 11 mai dernier. Selon le projet de règlement adopté à cette occasion, les fabricants devront déterminer la consommation de carburant et les émissions de CO2 des nouveaux camions, selon des procédures harmonisées et certifiées, en utilisant l'outil de simulation VECTO. Ces exigences seront intégrées progressivement de janvier 2019 à juillet 2020, selon le type de camion, sa date d'enregistrement et de production. Sont concernés les véhicules de catégorie N2 avec une masse de référence supérieure à 7,5 t et tous les véhicules de la catégorie N3 (au-delà de 12 t). La consommation de carburant, et les émissions de CO2, seront ainsi divulguées au grand public, ce qui permettra d'effectuer des comparaisons. Toutefois, les données de saisie brutes utilisées dans VECTO ne seront dévoilées, sur demande, qu'à l'autorité approbatrice et la Commission. Le projet de règlement n'inclut pas non plus, pour l'instant, de limites d'émission de CO2 ni aucun mandat pour les réduire. Dans un communiqué, les constructeurs européens, réunis au sein de l'ACEA, se félicitent de cette mesure « qui devrait apporter plus de transparence sur le marché, et devrait réduire la consommation de carburant et donc de CO2 ». En revanche, ils se demandent si le délai réduit entre l'entrée en vigueur du règlement et le début de la déclaration de CO2 sera suffisant. Pour sa part, le consortium d'ONG Transport & Environnement (T & E) a demandé que le deuxième paquet sur VECTO – qui doit être encore être adopté cette année –, permette de rendre publiques les données brutes à des tiers (instituts de recherche, flottes, entreprises de transport, ONG). Cela permettrait de vérifier les chiffres officiels par le biais de tests indépendants. « Étant donné que VECTO n'est qu'un outil de simulation, le deuxième paquet doit également inclure des tests de consommation de carburant sur route », a également déclaré T & E. GH
 
 


« Avoir
un Ministre
en charge
des transports
est un signal
fort : c'est la
reconnaissance
que le secteur
des transports,
tous modes
confondus,
est un secteur
majeur
de l'économie,
un employeur
de premier plan,
et un foyer
constant
d'innovation »,


a indiqué hier
la FNTR
dans
un communiqué.
Camions autonomes
DB Schenker testera le platooning
dès 2018

L'opérateur logistique DB Schenker et le constructeur MAN ont signé un accord de coopération le 11 mai dernier lors du salon international « Transport&Logistic » de Munich pour expérimenter des convois autonomes en conditions réelles et de manière totalement intégrés aux flux logistiques. Les premiers tests de « platooning » démarreront au printemps 2018 en Allemagne sur l'autoroute A9, entre les centres logistiques de Munich et Nuremberg de DB Schenker. Chaque convoi sera constitué de deux camions, conduits tous deux par des chauffeurs habituels du groupe de transport. Le véhicule leader sera suivi d'un autre camion de manière automatisée, situé seulement dix mètres plus loin. Cette distance très réduite, équivalente à une demi-seconde de conduite, n'est rendue possible qu'avec des liaisons électroniques permanentes entre les deux véhicules. Elle devrait permettre d'économiser 10% de carburant. Les premiers convois rouleront à vide, de manière à tester l'insertion dans le trafic et à habituer les conducteurs (et les autres usagers). La fréquence sera ensuite augmentée au cours de l'année 2018, de manière à viser une utilisation quotidienne. Puis les camions rouleront chargés, jusqu'à opérer trois rotations par jour entre Munich et Nuremberg. Ces longs mois d'expérimentation vont permettre de tester les meilleures façons de constituer un convoi sur route et éventuellement de le défaire en fonction des aléas de circulation (travaux sur la voie, incident personnel, etc.). Les opérateurs logistiques de DB Schenker vont également se préparer à l'arrivée de camions en peloton pour anticiper des opérations de chargement et déchargement groupées. Une étude complémentaire sera menée auprès des conducteurs, et notamment ceux qui se trouveront dans le second camion, en étudiant leur attention, jusqu'à prévoir quelle autre tâche ils pourraient effectuer lorsque le camion se conduit tout seul. En 2019, les deux partenaires prévoient de lancer un deuxième projet pilote destiné à étendre la conduite autonome jusqu'au sein des centres logistiques. Après la première étape qui consiste à constituer des convois de camions de même marque, comme vont le faire MAN et DB Schenker, la prochaine étape envisagée par l'ACEA (réunion des constructeurs européens)* consistera à associer des camions de marques différentes, ce qui pourrait émerger d'ici 2020-2022. GH
Pour en
savoir plus
 
 


Plus de
1 000.

C'est la quantité
d'europalettes
EPAL
de contrefaçon
saisies lors
d'une récente
opération
de contrôle
de grande
envergure à
la frontière
ukraino-slovaque.
Mutualisation
Chep et Transalliance créent
un centre tri chez U Log

Chep et Transalliance ont installé sur la plate-forme de U Log (société logistique de Système U) à Mulhouse, un centre de tri et de réparation de palettes, mutualisant ainsi à la fois la surface et le transport. Installé sur 2.000 m2 au sein de la zone d'expédition du site logistique du distributeur et équipé d'une machine de tri automatique, le centre a pour objectif de traiter 350.000 palettes par an, récupérées dans les magasins U ou sur entrepôts, avec une capacité de tri de 360 palettes/heures et de réparation de palettes bleues jusqu'à 30 unités/heure. Auparavant, Chep affrétait 3 camions par jour pour collecter ses palettes de la plate-forme de Mulhouse jusqu'à son centre de tri de Strasbourg (116 km), puis les réexpédiait vers ses clients régionaux. C'est Transalliance (l'un de ses transporteurs historiques) qui a mené la mise en œuvre de l'activité tri et maintenance de palettes directement chez son client. Depuis juillet dernier, date de la mise en service de l'atelier, les palettes retraitées sont directement réexpédiées par 4 ou 5 camions quotidiens complets depuis Mulhouse chez une vingtaine d'autres clients Chep (pouvant être également des fournisseurs de Système U). La suppression des trajets entre la plate-forme et le centre technique strasbourgeois a permis de constater en 9 mois une réduction de 86.531 km/an ainsi qu'une diminution de 86,25 tonnes de CO2. Transalliance et Chep réfléchissent à la mise en place de tournées de livraison de palettes avec des véhicules au gaz, le logisticien faisant déjà rouler 35 de ces véhicules sur l'ensemble de l'Hexagone. Il a d'ailleurs ouvert en juin 2016 une station semi-publique de ravitaillement en gaz, en partenariat avec Air Liquide. NB
 
   
 
  Palettes
Tensions UIC-EPAL autour des
palettes contrefaites en Ukraine

Depuis le 1er mai, les palettes Europe EPAL ne sont plus échangées contre des palettes UIC/EUR, à l'exception de celles fabriquées avant fin février 2017, échangeables jusqu'au 31 décembre 2021. En effet, l'EPAL a dénoncé le 1er mars l'accord d'échangeabilité passé entre elle et RCA (Rail Cargo Austria), entreprise ferroviaire dirigeant le groupe de travail UIC (Union Internationale des Chemins de fer). Cette décision fait suite à une grande enquête menée auprès de fabricants ukrainiens de palettes UIC selon laquelle plus de 4 millions de palettes UIC/EUR contrefaites et en provenance d'Ukraine circulaient sur le marché. L'association européenne de palettes ayant estimé que l'UIC n'avait pas mis en œuvre les moyens de protéger la qualité et la sureté des palettes UIC/EUR et que d'autre part, elle avait rejeté son offre de reprise de la gestion de l'assurance qualité et de la protection de la marque pour les palettes UIC/EUR, l'EPAL estime ne plus être en mesure de maintenir sa recommandation concernant les échanges entre palettes Europe EPAL et les palettes UIC/EUR. L'UIC a réagi violemment par communiqué de presse du 6 mars, contestant les manquements en matière d'assurance et de réactions insuffisantes que lui reproche l'EPAL et assurant de sa « rigueur implacable face à toute falsification quelle qu'elle soit ». En conséquence, l'UIC déclare qu'elle et les entreprises ferroviaires membres continueront à reconnaître l'équivalence des deux marques de palettes et à les échanger. NB
 
 
  Erratum
Une coquille s'est glissée dans notre article sur la commission VUL de l'OTRE, publié hier (NLF n° 123). Le SNTL est affilié à TLF et non pas à la FNTR. Nos excuses aux intéressés.
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
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silvia.legoff@scmag.fr

Nathalie Bier
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N°124
18 mai 2017
MAI

Mercredi 31 et
jeudi 1er juin

SELFI
Salon du transport
frigorifique
Espace 1924
Circuit
de Montlhéry

 
JUIN

Du lundi 19 au
dimanche 25

SIAE
Le Bourget


Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam

JUILLET

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère