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Autoroutes
Atlantia lance une OPA sur Abertis

La société italienne Atlantia, qui détient entre autres Autostrade per l'Italia et la société Telepass (et qui a participé au consortium Ecomouv' pour l'écotaxe), a lancé hier une OPA (Offre publique d'achat) des actions de son concurrent espagnol Abertis, maison mère de la société concessionnaire françaises Sanef. La somme proposée par le groupe italien est de 16,34 Mds€ (et non pas 16,50 Mds€ comme nous l'avions indiqué hier par erreur) pour la totalité des actions d'Abertis. Sa proposition envisage en alternative une option d'échange d'actions. L'objectif est clairement affiché : la création du leader mondial dans la gestion d'infrastructures de transport, selon les termes du communiqué diffusé par Atlantia. Cet ensemble, qui serait présent dans 19 pays pour un total d'un peu plus de 14.000 km, représenterait 6,6 Mds€ d'Ebitda et 2 Mds€ d'investissements. Altantia est présent en Italie, au Brésil, au Chili, en Inde et en Pologne. Il gère les deux aéroports de Rome et ceux de la Côte d'Azur (Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez). Abertis, de son côté, a pris connaissance de l'offre mais ne souhaite pas la commenter tant qu'il n'y sera pas obligé. Début mai, la société espagnole avait dépassé 85% du capital de la holding A4, société de gestion de l'autoroute italienne qui relie Brescia et Padoue. Plus tôt dans l'année, après avoir atteint 100% des parts de Sanef, Abertis avait aussi fait part de ses ambitions en France. La société s'était notamment déclarée prête à participer à un nouveau plan de relance autoroutier (NLF n°103). SLG

Autoroutes :
Atlantia lance
une OPA
sur Abertis


TCS, spécialiste
de la course
urgente
de documents,
se développe


DDS Logistics
recherche
ambassadeurs
pour tester
Join2ship


Marseille et MGI
à l'honneur
avec le projet
« Smart Port »
35% des colis
perdus
disparaissent
de l'agence
de départ


Le nouveau VUL
de MAN sera
commercialisé
en juin


Eurotunnel :
baisse du trafic
camions en avril


L'info décalée
La Route de la
Soie : un Eldorado ?
Et pour qui ?
 
 
 
 

Express
TCS, spécialiste de la course urgente
de documents, se développe

Spécialisée dans le transport très rapide de documents et petits colis en VUL, la société bordelaise TCS (500 collaborateurs et 30 agences) assure la collecte et la livraison du courrier interne, des chéquiers ou encore des cartes bancaires pour la quasi-totalité des banques françaises. La société travaille également pour des administrations telles que CNAM ou Pole Emploi. Chaque jour, 1.800 véhicules (dont seulement 200 en propre) réalisent 1.500 tournées. Les documents sont traités dans 120 centres de tri à travers la France. La spécificité de l'activité de TCS est le travail de nuit. Certains documents ou colis sont ramassés tard le soir pour une livraison le lendemain matin avant 8h. La collecte et la livraison ont lieu dans les sas des agences des organismes clients. Dans le seul monde bancaire, ce sont 1.700 agences où les véhicules viennent récupérer des colis pour les acheminer ensuite dans des centres de tri manuel installés dans les différentes régions. Decaux et Autodistribution sont aussi parmi les clients traditionnels de la société. Pour le compte du réseau de réparation, TCS assure la livraison de pièces détachées, notamment en urgence. Pour ce client, le ramassage se fait également dans des sas entre 18h et 21h. Les pièces sont ensuite regroupées dans un entrepôt intermédiaire situé en Seine-et-Marne. Pour la Compagnie du SAV, TCS assure la livraison des pièces directement dans le véhicule du technicien. Par ailleurs, prothésistes dentaires, dentistes et parapharmacies viennent compléter la liste des 1.800 clients de cet expressiste qui joue à fond la carte de la mutualisation. Fort de l'arrivée, début mars du nouvel actionnaire, Meeschaert private equity, Daniel Desage, Président de TCS estime pouvoir réaliser 50% de CA supplémentaire à terme et ne cache pas ses ambitions en matière de croissance externe et de diversification. Sur le premier plan, TCS s'intéresse à des sociétés pouvant lui permettre d'étoffer son offre pour ses clients (distribution de bureautique par exemple). Par ailleurs, la société veut créer un nouveau service Express premium, encore plus de niche, pour concurrencer directement les VUL étrangers mais à un prix compétitif grâce à la structure et à l'organisation déjà en place, d'ici 6 à 9 mois. « C'est de la course très rapide sur le 1er et dernier km pour des colis jusqu'à 25 kilos », a-t-il annoncé Daniel Desage à la presse le 11 mai. « C'est aussi du multiservice comprenant un travail d'affranchissement et d'archivage », précise-t-il. Ces deux activités font déjà partie de l'offre TCS aujourd'hui. En effet, la société détient un centre d'affranchissement qui traite 2.000 à 2.500 courriers par jour notamment pour les Hospices civils de Lyon. Un nouveau site va d'ailleurs ouvrir à Brest pour traiter le courrier d'Arkéa et offrir des possibilités de mutualisation pour des banques régionales. Par ailleurs, TCS étudie également la possibilité de livrer dans des consignes, à condition de trouver un partenaire qui s'engage et lui permette d'envisager de travailler avec des véhicules électriques. La société veut aussi recruter pour son développement et investir dans un système RFID. SLG
Photo : Daniel Desage, Président de TCS ©S.LeGoff
 
 
  Plates-formes collaboratives
DDS Logistics recherche ambassadeurs
pour tester Join2ship

Avant son lancement officiel prévu en septembre, Join2ship, la solution collaborative au service de la relation client B2B, conçue par les équipes de l'Incubateur Logistics de DDS Logistics (voir NLF n°78), recherche de nouveaux ambassadeurs pour poursuivre les tests en phase pilote. Pour les chargeurs sensibles aux problématiques de traçabilité et de gestion de rendez-vous dans le transport, c'est l'occasion d'être associé à la roadmap produit de la plate-forme collaborative produit. Et de pouvoir utiliser la plateforme gratuitement pendant 1 an ! JLR
 
   
 


35%.
C'est le
pourcentage
de colis perdus
dès l'agence
de départ,
selon une étude
de Boxtal.
Digitalisation
Marseille et MGi à l'honneur
avec le projet « Smart Port »

Le projet « Smart Port 2.0 » réunissant Neptune Port, outil de synchronisation général de la logistique portuaire du Port de Marseille Fos et le CCS Ci5 (Cargo intelligence 5) développé par MGI, a reçu le Gold IT Award, la plus haute distinction dans le cadre de l'IT Award. Cette manifestation – qui s'est déroulée à l'occasion de la 30e conférence internationale de l'IAPH (International Association of Ports and Harbors)- récompense les solutions les plus innovantes pour la digitalisation des ports. Neptune Port permet de communiquer avec les systèmes externes tels que VTMIS (Vessel Traffic Management Information System), le CCS Ci5 (qui va remplacer AP+) et de nombreuses autres interfaces de communication avec les systèmes privés des professionnels de la place portuaire. Cette solution comprend aussi le GUP (Guichet Unique Portuaire) conformément avec la directive européenne 2010/65 qui permet aux déclarants des ports de l'Union Européenne de réaliser leurs formalités administratives sous forme dématérialisée. Quant à Ci5, il sera interopérable avec S)One – le système déployé par Soget au Havre – ce qui devrait rassurer commissionnaires et transporteurs, inquiets de l'arrivée des deux systèmes à la place d'AP+ (voir l'interview d'Herbert de Saint Simon, Président de TLF Overseas dans NLF n° 115). NB
 
   
  De gauche à droite, Frédéric Dagnet, Directeur Mission Prospective Evaluation au GPMM, Justine Camoin, commerciale chez MGI et également Vice-Présidente Europe du Women's forum de l'IAPH, Dominique Lebreton, Directeur audits, projets et commercialisation chez MGI  
 
  Qualité
35% des colis perdus disparaissent
de l'agence de départ

A la recherche du colis perdu... rien de plus agaçant ! Environ 1 colis sur mille se perd, sachant que 910 millions de colis circulent chaque année en France. Boxtal (ex EnvoiMoinsCher.com), spécialiste de l'expédition multi-transporteurs de colis à destination des professionnels, a analysé 356 expéditions de colis opérées par tout type de transporteur en B2B et qui se sont envolés dans la nature en 2016 et en 2017. Le premier lieu où il peut y avoir un blanc dans la traçabilité est l'agence de départ (35%), devant celle de livraison (34%), le hub ou l'agence intermédiaire (16%), et l'aéroport (5%). 5% des pertes sont enregistrées suite à la remise au chauffeur de livraison, 3% sont dues à une livraison au mauvais destinataire. 1% des colis disparaissent suite à la remise au point de dépôt et aussi 1% suite à celle au conducteur amont. Le « tombé du camion » ne l'est pas tant que cela. CC
 
 


« Sur
l'ensemble
de 11 marchés
représentant
environ 80%
de toutes
les ventes
de véhicules
diesel,
à peu-près
un tiers
des émissions
[polluants
atmosphériques
NDLR],
des poids lourds
diesel et plus
de la moitié
de celles
émises par des
véhicules légers
dépassent
les limites
d'émissions »

a annoncé
la revue
Nature

dans une enquête
publiée hier.
Constructeurs
Le nouveau VUL de MAN
sera commercialisé en juin

Dévoilé en septembre dernier à l'occasion de l'IAA d'Hanovre et présenté pour la première fois en France sur Pollutec (NLF n°16) le premier VUL produit par MAN (en Pologne), le TGE, sera commercialisé dès le mois de juin à un prix de 25.450 euros HT en entrée de gamme. Destiné aux utilisateurs d'utilitaires d'un poids total autorisé en charge compris entre 3 et 3,5 tonnes, il se décline en fourgon, combi et châssis-cabine avec un large choix de carrosserie et deux hauteurs d'empattement, trois hauteurs de caisse et trois longueurs de véhicules. Selon la configuration, les capacités de chargement allant jusqu'à 18,4 m3 seront possibles. En fonction du poids maximum autorisé, le constructeur propose trois modes de transmission : traction avant, propulsion ou intégrale chacune pouvant être couplée à une boîte de vitesse manuelle à 6 vitesses, ou à une boîte automatique 8 vitesses. Le moteur diesel est quant à lui disponible en quatre versions : 75kW/102 CV, 90 kW/122 CV, 103 kW/140 CV et 130 kW/177.CV. Plus bas de 10 cm par rapport aux autres VUL du marché, il a été conçu pour faciliter les opérations de chargement/ déchargement. Petit plus : le véhicule est équipé avec un système qui permet de le garer presque de façon automatique, même avec une remorque. Ce VUL, dernier arrivé sur le marché, sera déjà connecté, notamment à la plate-forme collaborative RIO via une Rio Box (NLF n°79). NB
 
 
 
  Eurotunnel
Baisse du trafic camions en avril

Le Shuttle Freight a enregistré en avril une baisse de 6% par rapport au même mois de 2016. Au total, 130.261 camions ont été transportés le mois dernier contre 139.241 un an plus tôt. Outre l'effet calendaire du week-end de Pâques en avril, le Groupe Eurotunnel explique la réduction de 2% du trafic camions par les conditions météo exceptionnelles qu'a connu le sud de l'Europe en ce début d'année. Les chiffres de mai seront communiqués le lundi 12 juin. NB
 
   
 
 
La Route de la Soie : un Eldorado ?
Et pour qui ? La Chine a convié dimanche à Pékin nombre de dirigeants de pays du monde, à un sommet de deux jours sur le thème de la nouvelle Route de la Soie, aussi appelée OBOR (« One Belt, One Road »). Une centaine de pays ont répondu présents à ce sommet devant expliquer plus en détail ce plan (encore très flou) et envoyé une délégation, mais 28 chefs d'Etat sont venus en personne, dont les présidents russe et Turc Poutine et Erdogan. Une attention - pour ne pas dire un honneur – pour l'instigateur de ce projet du président Xi Jinping, projet hors norme tellement il paraît démesuré. En 2013, lors de son accession au sommet de l'Etat chinois, Xi Jinping a lancé l'idée de ressusciter l'antique Route de la Soie qui servait au négoce entre l'Empire du Milieu et l'Europe à travers l'Asie. Le projet (qui concerne 65 pays et va coûter près de 1.000 Mds$ d'investissements) ne prévoit plus de caravanes de chameaux mais une route faite de projets ferroviaires, autoroutiers, portuaires et énergétiques, avec des parcs industriels ou des zones franches sur le parcours de ce nouvel Eldorado mandarin. Bien que considéré par certains comme le moyen trouvé par Xi Jinping d'assurer à la fois l'approvisionnement des matières premières dont la Chine a un grand besoin, mais également celui de déverser sur l'Europe les produits qu'elle fabrique, les pays s'engouffrent dans ce projet, à l'instar de l'Allemagne qui crée une liaison entre Chong Quing et Duisbourg – en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (NLF n°74) et de la Grande-Bretagne qui a réceptionné en janvier le premier train chinois à destination de Londres (NLF n°35). De son côté, UPS a ajouté deux gares européennes supplémentaires sur sa liaison ferroviaire Chine-Europe (NLF n°93). Cette titanesque entreprise qu'est la Nouvelle Route de la Chine permettra-t-elle de réaliser tous les bienfaits et toutes les avancées pour le monde entier que le maître de Pékin nous promet, ou n'est-elle tout simplement que la nouvelle arme économique de l'empire du soleil levant ? ... NB
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
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N°122
16 mai 2017
MAI

Mercredi 31 et
jeudi 1er juin

SELFI
Salon du transport
frigorifique
Espace 1924
Circuit
de Montlhéry

 
JUIN

Du lundi 19 au
dimanche 25

SIAE
Le Bourget


Du mardi 27 au
jeudi 29
TOC Europe

Salon international
du transport
maritime RAI
Amsterdam

JUILLET

Du jeudi 13 au
dimanche 16
Salon du véhicule
électrique
et Hybride

Val d'Isère