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Logistique automobile
Le Groupe CAT en passe
de racheter STVA

Le Groupe STVA, spécialiste de la logistique de véhicules finis en Europe, devrait rejoindre le groupe CAT, également leader dans le transport et la logistique automobile. Ce dernier est en cours de négociations exclusives avec SNCF Logistics (dont STVA est une filiale) pour son rachat et le projet sera présenté très prochainement aux instances représentatives du personnel. Si ces négociations aboutissent et cette opération obtient les autorisations nécessaires, la transaction devrait se réaliser courant deuxième semestre 2017. SNCF Logistics avait lancé un processus d'enchères concurrentielles pour le rachat de cette entité et reçu quatre offres dont deux fermes, parmi lesquelles celle du groupe CAT. Pour SNCF Logistics, « L'objectif est de redonner à l'entreprise [STVA] des marges de développement dans un secteur en transformation... et de créer un leader de la logistique de véhicules automobiles en Europe, tout en maintenant une forte dynamique de croissance et de préservation des emplois ». STVA (Société de Transport de Véhicules Automobiles), créée en 1950 par la SNCF, a su s'engager sur de nouveaux marchés du véhicule d'occasion pour pallier à la crise du marché européen des véhicules neufs, redressant ainsi ses comptes depuis 2014. La société a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires consolidé de 321 M€, réalisé par ses 2.200 collaborateurs présents sur plus de trente sites, et transporté près de 2,8 millions de véhicules neuf et d'occasion par route et par rail, avec l'une des premières flottes bimodales européennes. Le groupe CAT, quant à lui, annonce un chiffre d'affaires consolidé l'an dernier d'1,2 Md€ et un effectif de près de 6.000 personnes à travers le monde. Ses activités principales englobent la logistique des véhicules et prestations associées ainsi que la logistique des pièces de rechange, de composants industriels et de motocycles. Alejandro Forbes, son Directeur Général, déclare : « Ce projet industriel solide avec STVA est une excellente opportunité pour le Groupe CAT de concrétiser et de renforcer sa logique de croissance externe, ce qui va contribuer, pour les deux entreprises, à l'amélioration de leur compétitivité et de la qualité du service rendu à leurs clients ». NB
Photo :
Alejandro Forbe


Le Groupe CAT
en passe de
racheter STVA


L'AUTF et
TLF Overseas
contre le diktat
des compagnies
maritimes


Une nouvelle
liaison
quotidienne
entre Lyon
et Paris


Le partenariat
Mare Nova-
Stef Seafood
renouvelé


Bring Frigoscandia
renouvelle
son parc
100% Scani
a

L'interview :
Herbert
de Saint Simon,
Président de
TLF Overseas
« Les armateurs
organisent
la pénurie
de moyens pour
faire monter
les taux »
 
 
 
  Export
L'AUTF et TLF Overseas dénoncent
le diktat des compagnies maritimes

C'est un problème qui dure depuis plusieurs mois. Les délais d'embarquement sur les porte-conteneurs dans le sens Europe vers l'Asie sont passés de une à plusieurs semaines (jusqu'à huit), les transporteurs maritimes arguant de « pénuries de matériels ». Alors que les nouvelles alliances maritimes sont en train de se mettre en place opérationnellement depuis le 1er avril, il semble que les compagnies aient décidé d'organiser une pénurie artificielle pour augmenter leur taux de fret à l'export (voir aussi l'interview d'Herbert de Saint Simon, ci-dessous). Car il est toujours possible de trouver des capacités plus rapidement, mais en payant jusqu'à quatre fois les taux de fret pratiqués jusqu'à présent dans le sens Europe-Asie (jusque-là certes inférieurs d'un facteur 3 ou 4 à ceux dans le sens Asie Europe, pour des raisons de déséquilibre des flux). Dans un communiqué commun, l'organisation professionnelle des chargeurs (AUTF) et celle des organisateurs de transports internationaux (TLF Overseas) ont décidé de réagir : elles interpellent les compagnies maritimes sur ces « pratiques qui pénalisent lourdement les exportateurs, lesquels, faute de pouvoir livrer leurs clients asiatiques, perdent des ventes occasionnant ainsi des ruptures d'approvisionnement ». « Nous pouvons comprendre sur le fond leur problématique d'augmenter les prix, mais de façon coordonnée, organisée, étalée dans le temps, pas en multipliant par quatre les taux du jour au lendemain » nous a confié Herbert de Saint-Simon, le Président de TLF Overseas. La résistance commence à s'organiser face à ce phénomène de « booking crunch » : les homologues de l'AUTF et de TLF Overseas au niveau européen, à savoir l'ESC (Européen Shippers Council) et le CLECAT (fédération européenne des commissionnaires de transport et commissionnaires en douane) ont envoyé un courrier sur ce sujet la semaine dernière à la Direction de la concurrence de la Commission de Bruxelles. JLR
 
   
 


698 M€.
C'est le
chiffre d'affaires
enregistré par
le groupe Stef,
au 1er trimestre
2017.
Rhône
Une nouvelle liaison quotidienne
entre Lyon et Paris

Rhenus Freight Logistics propose une nouvelle liaison routière quotidienne entre Lyon et Paris. L'augmentation des fréquences des départs entre les deux villes permettra des chargements partiels et complets, des collectes journalières, ainsi qu'un service de livraison de porte à porte. En plus de l'avantage supplémentaire apporté au marché national, la nouvelle liaison est aussi stratégique vis-à-vis de l'import-export avec la Belgique, l'Allemagne, l'Italie et la Suisse.
Par ailleurs, le prestataire a son siège dans la Capitale où il dispose de 4.500 m2 de bâtiments avec 52 quais de chargement. A Lyon, Rhenus Freight Logistics dispose 3.000 m2 et 40 quais de chargements. NB
 
   
 
 
 


« Ce projet
industriel solide
avec STVA est
une excellente
opportunité
pour le
Groupe CAT
de concrétiser
et de renforcer
sa logique
de croissance
externe »,


a déclaré
Alejandro
Forbes
,
Directeur Général
du Groupe CAT.

Produits de la mer
Le partenariat Mare Nova-
Stef Seafood renouvelé

Commencée en 1997 pour la distribution d'huitres et de coquillages, la collaboration entre le grossiste en produits de la mer Sud Coquillage (aujourd'hui Mare Nova) et Stef Seafood – branche du Groupe Stef gérant l'ensemble des flux produits de la mer – vient d'être reconduite, avec la signature d'un nouveau contrat de transport et logistique. Depuis 1997, Stef Seafood livre chaque année en Europe pour son client 1.500 tonnes de produits frais de la mer à 300 destinataires, depuis ses quatre sites de Boulogne-sur-Mer (62), Dijon (21), Toussieu (01) et Plan d'Orgon (13). Le nouveau partenariat porte sur deux nouveaux chantiers. Mare Nova développera une activité de mareyage tandis que l'intégralité des flux entrants, avec la mise en place de collectes dans les criées françaises et européennes et auprès de mareyeurs et transformateurs, sera assurée par Stef Seafood. Stef Seafood va également développer une gamme de produits de la mer surgelés avec la mise en service d'un entrepôt négatif en région PACA. Le site de Plan d'Orgon assurera l'approvisionnement régulier des marchandises venant d'Europe, en s'appuyant sur le réseau Seafoodways (réseau européen de transport et logistique des produits de la mer, dont le groupe Stef est l'un des fondateurs). Rappelons que le groupe Stef a clôturé le 1er trimestre 2017 avec un CA de 698 M€, en hausse de 6,1%. En France, l'activité transport a totalisé 303,9 M€ (+5,8%), tirée par la reprise de la consommation alimentaire, tandis que la logistique a atteint un CA de 125,3 M€ (+3,8%). NB
 
   
  Signature du contrat entre Christophe Marty, Président directeur général de Mare Nova, à gauche, et Michel Fons, Directeur des activités Seafood du Groupe Stef.  
 


Flotte
Bring Frigoscandia renouvelle
son parc 100% Scania

Bring Frigoscandia, filiale française de Bring, division logistique de la Poste norvégienne et spécialisée dans le transport sous température dirigée depuis Boulogne-sur-Mer (principal port de pêche européen), vient de faire l'acquisition de 20 nouveaux Scania R 580 et S 500. La société Bring Frigo a d'ailleurs choisi de renouveler toute sa flotte, déjà 100% Scania. Satisfaite de ces nouveaux modèles assurant une moyenne de 26 litres/100 km, elle va prochainement accueillir une dizaine de Scania S 500 supplémentaires. La société a également opté pour le contrat de maintenance et de réparation proposé par le constructeur pour ses véhicules, qui parcourent chacun environ 14.000 km par mois. NB
 
   
 
L'I N T E R V I E W  
Herbert de Saint Simon,
Président de TLF Overseas
« Les armateurs organisent
la pénurie de moyens pour
faire monter les taux »

Face au diktat imposé par les alliances sur les prix et l'accès à la capacité, à une Douane parfois trop zélée et à l'avenir incertain des CCS dont l'interopérabilité est hautement souhaitée... Voici les principaux dossiers que mène de front TLF Overseas sans oublier l'aérien. Entretien avec son président Herbert de Saint Simon.

LA NEWSLETTER DU FRET : La qualité du service et la hausse des taux de fret semble être le premier effet des nouvelles alliances d'armateurs. Quelle est votre analyse ?
Herbert de Saint Simon : Nous avons le sentiment que les armateurs organisent la pénurie de moyens pour faire monter les taux. Du coup, on a du mal à anticiper sur les prix et à avoir la garantie de l'embarquement de la marchandise. L'export s'en trouve pénalisé.

NLF : Passer sans transition de la surcapacité à la sous-capacité ne doit pas être très confortable…
HSS : En effet. Il n'y a pas de visibilité. Le taux de fret à l'export vers l'Asie et les Amériques a été multiplié par quatre ces dernières semaines. Pire : on prétend un manque de place à bord pour augmenter les prix au moment de l'embarquement. Il y a une surenchère ! Et on ne nous donne pas les conteneurs vides. Mais, tout cela devrait se réguler. Les compagnies nous promettent qu'une fois qu'elles auront réorganisé les « loops » [les boucles maritimes NDLR], la situation va s'améliorer.

NLF : Justement, que pensez-vous des nouvelles routes ?
HSS : Ce qui nous préoccupe c'est que les ports français soient bien placés. Or, Le Havre ne s'en sort pas trop mal quant au nombre d'escales, finalement.

NLF : Pensez-vous que les ports français ont les atouts nécessaires pour rester compétitifs ?
HSS : Le diagnostic sur la compétitivité des grands ports maritime est fait avec les rapports parlementaires et la synthèse établie par le TDIE. Il faut agir maintenant. L'enjeu de la compétitivité est que tous les acteurs portuaires fassent bien leur travail et ce en même temps. Or, il y a des points d'amélioration, à mon sens : les investissements publics pour étoffer la desserte des ports (fluvial et rail), moins développée par rapport aux concurrents étrangers, tardent à venir. Par ailleurs, quant à la mise en place du CDU (Codes des Douanes de l'Union) qui est en cours, nous aimerions que la Douane joue davantage le rôle de facilitateur. C'est notamment le cas des cautions et la possibilité qu'un représentant en douane puisse sous-traiter ces opérations de douane sur le port. Ce qui se fait déjà dans d'autres ports européens. Par ailleurs, la douane ne prend pas suffisamment en compte le statut d'OEA (Opérateurs économiques agréés) qui ne bénéficie donc pas des avantages de son statut. Ceci dit, on va dans le bon sens et je pense qu'on va y arriver. Mais ces difficultés peuvent clairement jouer dans le choix des ports.

NLF : Le CCS est aussi un levier de compétitivité. Comment voyez-vous le dédoublement d'AP+ en S)One et CI5 proposés par les deux éditeurs de référence ?
HSS : Nous souhaitions un CCS unique pour les ports français. Or, les deux éditeurs, Soget, qui est en train de déployer S)One au Havre, et MGI ont déjà investi beaucoup d'argent. Si un seul système n'est pas possible tout de suite, nous voudrions au moins que les deux soient interopérables. Ils nous disent qu'ils y travaillent. Désormais, le pilotage de ce dossier est dans les mains de la DGITM et de la Douane.

NLF : Le fret aérien se porte plutôt bien. Quels projets avez-vous dans ce domaine ?
HSS : Nous sommes sur le point de lancer une interprofessionnelle, l'ACFA (Air Cargo France Association), réunissant commissionnaires, agents de handling, compagnies et la Douane à Roissy pour améliorer les performances de cet aéroport, avec le concours d'ADP. On souhaite notamment rendre les flux physiques plus fluides et faire avancer le e-Fret. La dématérialisation progresse lentement. La France n'est pas à la pointe notamment sur les échanges entre compagnies aériennes, commissionnaires et sociétés de handling. Sur ce sujet, c'est la Douane qui nous pousse à accélérer le mouvement. Air France, qui représente un tiers des capacités, a bien avancé sur ce dossier. Au sein de TLF, le dossier global de la digitalisation est un de nos sujets prioritaires. Propos recueillis par Silvia Le Goff
Photo : Herbert de Saint Simon
 
 

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