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Train digital
SNCF Logistics s'allie à Traxens
pour un départ au 2
e semestre
Bingo ! C'est bien Traxens, spécialisé dans les conteneurs « digitaux » pour le maritime, qu'a choisi SNCF Logistics comme partenaire pour la fourniture de boîtiers connectés sur les trains de fret, à partir du second semestre. C'est la confirmation de ce que nous avions subodoré quand Bertrand Minary, Directeur Innovation et Digital chez Fret SNCF, avait annoncé le futur lancement d'une mini-révolution, pendant la dernière SITL (NLF n° 85). Après un an de recherche, de travaux communs et d'essais, la branche Transport et Logistique de la SNCF vient de créer un partenariat avec la société marseillaise. Les wagons seront enfin équipés pour que les opérateurs et les chargeurs connaissent en temps réel les informations clés de tout transport et toute livraison (localisation, température, etc.). Cette nouvelle offre proposée par SNCF Fret devrait répondre à une forte demande (pour ne pas dire pallier un manque) exprimée par les chargeurs qui veulent un suivi en temps réel des wagons, des outils de géolocalisation des trains, une traçabilité des envois et des interfaces de commande plus rapides. Ce besoin de digitalisation a été d'ailleurs bien exposé dans le « Baromètre de perception des chargeurs sur le transport ferroviaire », réalisée par le cabinet Eurogroup. C'est souvent le manque ou l'insuffisance de ce suivi qui a découragé les donneurs d'ordre désirant avoir recours au fret ferroviaire. Une présentation détaillée du projet est attendue pour le salon du Transport et de la Logistique de Münich, du 9 au 12 mai. NB
Photo : Bertrand Minary ©JL.Rognon



Train
de fret digital :
accord SNCF
Logistics-Traxens


SNCF Réseau :
l'Arafer
très réservée
sur le contrat de
performance


Gouvernance :
du nouveau
pour les
grands ports
maritimes


Société du Canal
Seine Nord :
un décret précise
son organisation


L'Union TLF
défend le mix
énergétique
au Congrès
Electric-Road

 
 
 


Pneumatiques :
Point S
récompensée
pour sa stratégie
à l'export


Le débat
Présidentielles :
Ecologie
et fiscalité
3/4

Contrat de performance SNCF Réseau
L'Arafer pointe des manques
significatifs sur le projet

Dans son avis publié le 29 mars, l'Arafer a émis des critiques sur le projet de contrat de performance entre l'Etat et SNCF Réseau pour la -période 2017-2026. Première remarque de l'Autorité, le contrat n'a pas été suffisamment préparé alors que sa rédaction a pris plus des deux ans prévus par la loi de 2014 sur la réforme ferroviaire et qu'il est établi sur 10 ans. S'il salue la réorientation budgétaire en faveur de la rénovation du réseau, le régulateur pointe notamment l'absence d'un retour d'expérience détaillé sur le précédent contrat. Par ailleurs, dans ce document manquent des outils importants pour mesurer la performance : les indicateurs sur la productivité de l'entretien, la qualité de service des circulations fret et voyageurs et la qualité de l'infrastructure par axe ne sont pas définis. De manière générale, le contrat fait preuve d'une grande fragilité financière et d'un optimisme certain quant aux recettes escomptées, aux dires de l'Autorité. L'un des points critiques concerne la politique tarifaire (NLF n° 59). L'augmentation des péages pour le fret (+6,7% en moyenne sur la période puis +9% à partir de 2024) qui devraient permettre à SNCF Réseau de couvrir les coûts directs (de la circulation des trains) à horizon 10 ans, sont le résultat du désengagement de l'Etat qui a décidé de supprimer progressivement la « compensation fret ». Par ailleurs, SNCF Réseau ne semble pas prendre en compte l'impact de ces hausses tarifaires sur le trafic. Les orientations tarifaires sont déconnectées de la réalité économique marquée par une forte concurrence, souligne l'autorité. Plus cinglant encore, le constat exprimé dans l'avis d'une trajectoire financière irréaliste et du manque de crédibilité quant aux objectifs de productivité. L'objectif d'une couverture des coûts du réseau ne pourra pas être satisfait. D'où des suggestions de bon sens émises par l'Autorité : l'instauration d'un intéressement pour les dirigeants ou la publication d'un classement des performances par zones géographiques. Le projet de contrat et l'avis de l'Arafer doivent être examinés par le Parlement. Le sénateur Hervé Maurey (UDI-UC) a déjà indiqué qu'en l'état, il n'est pas possible de signer le contrat d'autant plus que les remarques de l'Autorité rejoignent celles de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat. SLG
Photos 1 : Bernard Roman, Président de l'Arafer
Photo 2 :
Hervé Maurey
 
 
  Gouvernance
Du nouveau pour
les grands ports maritimes

Le décret 2017-423 du 28 mars transpose dans la partie réglementaire du Code des transports les dispositions de la loi sur l'économie bleue du 20 juin 2016. Sont ainsi adaptées les normes concernant la composition du conseil de surveillance où est renforcée la présence des régions (deux membres au lieu d'un) et des chambres de commerce et de l'industrie. Le décret acte également le fait que le conseil de surveillance doit désormais justifier ces décisions prises malgré avis défavorable du conseil d'investissement. Le décret met aussi à jour le Code des transports en ce qui concerne les investissements des grands ports maritimes. Il indique notamment que le seuil d'investissements significatifs réalisé par les entreprises sur le domaine des GPM est fixé par le directoire du Port. Enfin, le décret introduit aussi les normes concernant les commissions de bien-être des gens de mer auxquelles est affectée une partie de la redevance prélevée sur les navires. SLG
(photo « Port de Nantes Saint Nazaire »)
 
 


5.981.
C'est le nombre
de navires qui
étaient sur la mer
hier dans
le monde.
Source :
Alphaliner

Gouvernance (suite)
Société du Canal Seine Nord :
un décret précise son organisation

Le député Stéphane Demilly a été nommé mercredi membre du conseil stratégique de la société du Canal Seine Nord. Le jour même paraissait le décret qui précise notamment la composition de la société et plus particulièrement de ce comité où siègent deux députés et deux sénateurs en plus des représentants des collectivités territoriales, des CCI, des chambres des métiers et de l'artisanat, de l'AUTF, de TLF, des armateurs fluviaux et de la batellerie artisanale. D'après l'ordonnance 2016-489 relative à la Société du Canal Seine Nord, le comité stratégique peut être saisi par le conseil de surveillance de toute question entrant dans les missions de l'établissement public. Il peut émettre des propositions et demander au président que des questions soient inscrites à l'ordre du jour d'une réunion du conseil de surveillance. Rappelons que, début janvier, Rémi Pauvros avait été désigné président de la nouvelle société chargée du projet Canal Seine Nord (NLF n° 39). SLG
Photo : Stéphane Demilly
 
 


« Membre
du Comité
stratégique
je tiens à être
le défenseur
du bon sens,
l'aiguillon
qui veillera à
ce que la voix
des territoires
soit écoutée,
mais aussi
à ce que les
engagements
pris soient
tenus ! »,


a déclaré
le député
Stéphane
Demilly

sur son blog,
suite à
sa nomination
au sein
de la société de
gestion du Canal
Seine Nord,
mercredi.

Environnement
L'Union TLF défend le mix énergétique
au Congrès Electric-Road

Pour TLF, le mix énergétique est une alternative certaine pour le secteur du transport et de la logistique. Ce qui a conduit l'organisation professionnelle à mettre en place un partenariat national avec l'Association Electric-Road qui a tenu son premier congrès décentralisé à Rouen, le 29 mars, en présence de nombreux acteurs de l'écosystème de la mobilité électrique. Ce congrès s'est penché sur les différents points de la mobilité du futur et notamment sur l'électromobilité alternative aux énergies thermiques, les transports et livraisons urbaines, le dernier kilomètre, la route et l'autoroute électrique, la fourniture de l'énergie ou encore les modèles économiques et leur pérennité. « Avec 45.000 points de rechange sur l'ensemble du territoire en France d'ici 2020, l'électromobilité des marchandises va devenir un axe important de gestion du dernier kilomètre » déclare l'Union TLF, déjà impliquée dans la promotion du Gaz Naturel Véhicule (GNV), et qui se demande si l'électromobilité ne serait pas en train de devenir le nouveau challenge énergétique pour répondre aux enjeux de la pollution en ville. NB
 
 
 
  Pneumatiques
Point S reçoit un prix
pour sa stratégie à l'export

Le réseau de distribution de pneumatiques Point S s'est vu décerner le prix « Coup de cœur » de la Franchise 2017, dans la catégorie Stratégie Export, lors de la 9ème édition des Coups de cœur organisée fin mars par le magazine l'Express, l'Observatoire de la Franchise et la Banque Populaire. Aujourd'hui, Point S chapeaute 3.400 points de vente présents dans 32 pays. L'enseigne compte aujourd'hui 340 points de vente en Amérique du Nord et est de plis en plus présente en Asie (NLF n°3) mais aussi en Inde (NLF n°9) ainsi qu'en Afrique du Nord. Un contrat de franchise signé avec le géant pétrolier marocain Petrom (créé à l'origine par Esso) va permettre à l'entreprise lyonnaise d'installer les nouveaux centres entretien rapide sur ses plus de 220 stations-service à travers le Maroc. NB
(Photo « Joël Arandel, »,
Photo : Joël Arandel, Directeur Marketing de Point S,
lors de la remise du prix
 
 
L E  D É B A T  
Présidentielles : Ecologie et fiscalité (3 / 4)
Le Grand Débat Transport, organisé le 22 mars au Palais Brongniart par l'association TDIE (qui réunit professionnels du transport, élus nationaux et territoriaux, experts et universitaires), en partenariat avec Mobilettre, a pu mettre en lumière quelques différences entre les représentants de cinq candidats aux élections présidentielles. Voici la suite du petit verbatim des cinq participants (voir aussi NLF n° 93 et n° 94) : l'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau (représentant François Fillon), Laurent Courtois (représentant Jean-Luc Mélenchon), Arnaud Leroy (représentant Emmanuel Macron), Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (représentant Benoît Hamon), et François de Voyer (représentant Marine le Pen).

Les questions écologiques
Laurent Courtois : Le ferroutage pour prépare l'après-pétrole

« Il faut investir fortement dans les transports de l'après-pétrole. Un grand plan de ferroutage est à l'étude. Cela suppose des investissements dans des bases logistiques multimodales et de ne pas oublier nos voies d'eau trop longtemps délaissées ces dernières années ».
Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy : La fin du diesel en 2050
« Les questions écologiques et environnementales sont une des grandes prioritésdans le programme de benoît Hamon et c'est tout ce qui a structuré lespropositions que nous faisons notamment sur les questions de transport. 30% de la pollution provient du secteur des transports, c'est un défi immense que nous avons et nous devons avancer là-dessus, sur toute la chaîne. Nous proposons la fin du diesel à 2025, car c'est 140.000 morts par an au sein de l'UE ».
Dominique Bussereau : Oui au péage urbain, non à la taxe sur le diesel
« Le péage urbain, je l'avais mis dans la loi ORTF en 2009. Personne n'a eu le courage politique de l'utiliser. Les instruments existent, à condition de bien vouloir les utiliser. Par ailleurs, je suis absolument contre le fait qu'on finance l'AFITF avec une taxe sur le diesel ».
Arnaud Leroy : Il faut qu'on travaille ensemble
« De grâce, pour les 10 à 15 ans qui viennent, il faut que l'on soit en capacité de travailler ensemble, quelles que soient nos tendances, parce que tous les sujets dont on parle aujourd'hui vont survivre à 10 ou 15 ans, la mobilité, la chasse du diesel, l'écotaxe ».

L'écotaxe
Dominique Bussereau : Je prône le retour à l'écotaxe

« L'écotaxe, c'est un instrument de report modal. Sa suppression par le gouvernement actuel est un scandale d'Etat. Je prône le retour à l'écotaxe, sur une base régionale ou nationale, car nous en avons à la fois besoin pour financer les infrastructures et pour faire du report modal. Je rappelle que les Allemands ont remis à trois fois le lancement de leur LKW Maut, et qu'aujourd'hui, elle rapporte près de 4,5 Mds € pour les infrastructures de transport. Voilà ce qu'on a raté, une écotaxe qui rapporterait 2,5 à 3 Mds, soit si on enlève le coût de gestion, au moins 2 à 2,5 Mds € de plus pour le transport ».
Laurent Courtois : Une taxe kilométrique pour les étrangers
« Le raté de l'écotaxe nous met dans une situation gravissime pour les investissements dans les transports ». (…). « Nous voulons rajouter dessus une taxe au km, ce qui veut dire que les flottes de camions étrangères qui seraient tentées de traverser notre pays comme actuellement sans rien payer devront s'acquitter d'une taxe au km et ces recettes serviront aussi à l'installation de bases logistiques ».
Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy : Oui à une écotaxe régionale
« Benoît Hamon est favorable à la mise en place d'une écotaxe régionale ce qui induira aussi la prise en charge de l'enjeu de sécurité sur les routes départementales et régionales (…). Puisqu'il manque à l'AFITF 1 à 2 Mds € par an, il faudrait aussi envisager l'émission d'obligations d'Etat pour accompagner, abonder cette enveloppe et permettre les grands investissements, dont la régénération des infrastructures, en priorité ». Propos recueillis par Jean-Luc Rognon
Photo 1 : Emmanuel Macron
Photo 2 :
Arnaud Leroy ©JL.Rognon
 
 

Silvia Le Goff
Rédactrice en chef adjointe
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Rédactrice
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Karine Dino
Attachée commerciale
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N°95
31 mars 2017
AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco


RETAIL CHAIN
Le mardi 25
Cœur Défense,
Paris La Défense



MEDFEL
Salon de la filière
fruits et légumes

Du mardi 25
au jeudi 27

Parc des congrès
et des expositions
Perpignan

MAI

TRANSPORT
LOGISTIC

Du mardi 9 au
vendredi 12

Messe
Munich


NAVEXPO

Salon
de l'industrie
maritime

Du mercredi 10
au vendredi 12

Port de Lorient