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Route de la Soie
UPS ajoute six nouvelles stations
à son service Chine-Europ
e
Duisbourg et Varsovie seront les gares européennes supplémentaires qu'UPS va ajouter sur sa liaison ferroviaire Chine-Europe (en service depuis l'été 2014) qui s'arrête déjà à Hambourg et à Lodz (Pologne). Duisbourg est le nœud multimodal européen situé dans la Ruhr que l'on connaît tandis que Varsovie représente un intérêt pour le développement économique lié au e-commerce, à la R&D et à l'industrie. Quant aux nouvelles stations ouvertes en Chine, il s'agit de Changsha, Chongqing, Suzhou et Wuhan, proches de bassins industriels, commerciaux et culturels situés à l'intérieur du pays. La première de ces nouvelles destinations est la capitale de la province industrielle de Hunan, qui se trouve dans la partie centre sud du pays. A l'ouest, Chongqing est une mégalopole de plus de 30M d'habitants ; Suzhou, ville culturelle, est située dans la province méridionale du Jiangsu, à une centaine de km de Shanghai. Enfin, Wuhan est la ville choisie par le constructeur de camions Dongfeng, partenaire de PSA, et beaucoup d'entreprises françaises telles PSA et des équipementiers automobiles ou Air France. UPS comptait déjà sur deux autres gares à Zengzhou et de Chengdu. Par le développement du réseau, UPS compte amplifier l'avantage concurrentiel de la liaison ferroviaire vis-à-vis de l'aérien (65% d'économies) et du maritime (gain de temps de 40%). Parmi les services associés à la liaison, UPS propose du transport en conteneur complet ou en groupage, le contrôle de température, le dédouanement dématérialisé et le tracking.
Aujourd'hui, parmi les clients qui utilisent la liaison ferroviaire UPS compte un producteur français de pompes industrielles qui veut les exporter en Chine ainsi qu'un client au Brésil qui fait voyager sur les rails ses produits de Chine vers Hambourg, pour réduire les coûts et les émissions sur la partie Chine-Europe, avant de les faire acheminer par avion jusqu'au Brésil, précise-t-on chez UPS. SLG



UPS :
6 gares
supplémentaires
entre l'Europe
et la Chine


CMA CGM
et PSA
développent
leur service
à Singapour


ECRloc,
la solution
« tout en un »
de Strada


DSV teste
un camion
électrique-HVO
en Suède


Le polonais
OT Logistics
se développe
au Monténégro

Le débat :
Présidentielles
et transports :
le colloque
TDIE (1/4)
 
 
 
 

Singapour
CMA CGM et PSA font évoluer
leur joint-venture

Le groupe CMA CGM et PSA ont lancé lundi la deuxième phase de leur joint-venture pour le terminal à conteneurs à Singapour, en présence de François Hollande, en visite d'Etat en Asie, et de Khaw Boon Wan, Ministre coordonnateur des infrastructures et Ministre des Transports de Singapour. Le CPLT (CMA CGM-PSA Lion Terminal) a commencé ses activités en juillet 2016 avec deux quais pour méga-porte-containeurs au terminal 5 de Pasir Panjang de PSA Singapour. A l'époque, le terminal avait une capacité annuelle de 2 millions d'EVP. Avec l'entrée dans cette deuxième phase comportant l'ajout de deux quais supplémentaires, la capacité opérationnelle totale du CPLT passe à 4M EVP, lui faisant atteindre une productivité brute moyenne de plus de 160 mouvements par heure pour les méga navires depuis le début de 2017. Et cela grâce également à l'automatisation du parc de conteneurs. NB
 
   
 


43%.

C'est le
pourcentage
de dirigeants,
interrogés par
Opinion Way
pour
CCI France
/La Tribune/
Europe 1,
qui estiment
qu'aucun
des principaux
candidats
à l'élection
présidentielle
ne les rassure.
Informatique embarquée
ECRloc, « solution tout en un »
de Strada

Strada a présenté lors de la SITL un nouveau boîtier télématique baptisé ECRloc, une solution de traçabilité des livraisons ainsi que de nouvelles bornes de déchargement de données. Le premier – qui remplace le boîtier proposé jusque là - réunit en un seul appareil la géolocalisation, le transfert des données véhicules et sociales (chronotachygraphe et FMS) mais également un module RFID qui permet d'identifier des TAG et, là aussi, d'enregistrer et transférer des données de température ou d'attelage de remorque. Il est possible d'y connecter des capteurs externes, notamment pour contrôler les ouvertures de portes ou encore mesurer la pression des toupies béton. La nouvelle solution de traçabilité des colis développée par l'éditeur consiste en un module du TMS qui collecte les données à chaque scan et affiche un reporting de chaque opération, permettant le suivi des marchandises en temps réel. Enfin, Strada lance une nouvelle borne de lecture des données sociales, à l'adresse des conducteurs et de personnel sédentaire, déclinée en 3 versions afin de permettre des lectures plus ou moins fines des informations. La société emploie à ce jour 37 collaborateurs et a réalisé un chiffre d'affaires de 3,2 M€ pour l'année 2016. Parmi ses clients, elle compte le groupe Derichebourg, les Transports Landry, le loueur Fraikin et le Groupe Mazet, sans oublier Jacky Perrenot, avec lequel elle a signé fin 2016 un contrat pour déployer ses solutions auprès de 4.000 conducteurs. NB
 
   
 


« On essaye
de trouver
une solution
qui permette
de continuer
la baisse du
coût du travail
qui est
absolument
fondamentale »,


a déclaré
le Medef
lundi au sujet
des tractations
sur une nouvelle
convention
d'assurance
chômage
avant l'élection
présidentielle.

Suède
DSV teste un camion
électrique-HVO à Malmö

DSV Suède vient de déployer à Malmö un camion hybride capable de fonctionner aussi bien à l'électricité qu'au HVO 100, un diesel 100% synthétique issu de la biomasse. Ce Mercedes-Benz Atego va être testé en conditions réelles, dans les rues de Malmö et ses environs, pendant une période de six mois à la suite de laquelle les résultats seront étudiés de près. Avec le HVO 100, DSV attend des réductions des émissions de 90% pour le CO2 et de 20% à 60% sur les CO, HC, NOx et microparticules. « Le Mercedes Atego Hybrid est notre dernier investissement en date en matière de véhicules environnementaux certifiés et s'inscrit dans la droite ligne de nos efforts à long terme de réduction de notre impact environnemental » commente Staffan Klinterhäll, Manager Commercial Régional de DSV, « Nous entrevoyons clairement des avantages à disposer d'un autre type de propulsion en situation de trafic urbain, la combinaison du HVO et de l'électricité produisant des émissions de CO2 largement inférieures. Il sera intéressant d'observer la conduite d'un véhicule hybride en milieu urbain et de constater les bénéfices environnementaux ». Si le bilan s'avère être à la hauteur des attentes, DSV envisage de déployer cette solution à plus large échelle et dans d'autres grandes agglomérations. PM
 
 
 

Monténégro
Le polonais OT Logistics
investit dans 2 sociétés d'Etat

Le groupe polonais OT Logistics a investi dans 2 opérateurs d'Etat du Monténégro. Pour un montant de 8,52 M€, il prend 30% des parts de l'opérateur portuaire Luka Bar et a pour obligation d'y investir 14 M€ en 3 ans. OT Logistics devient actionnaire majoritaire de l'opérateur de fret ferroviaire Montecargo (51% pour 2,5 M€), et doit y investir 3,45 M€ dans les 3 ans à venir. OT Logistics est un prestataire de transport multimodal et logistique créé en 1946. Il dispose d'une flotte fluviale de 800 navires et offre des services de manutention portuaire. Le groupe a effectué plus d'une douzaine de fusions et acquisitions en Pologne et à l'étranger au cours des dernières années. Il opère en Allemagne, Autriche, Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays d'Europe centrale.
Il a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 711 millions de zlotys en 2016 (167,5 M€), pour un bénéfice net de 10 millions de zlotys (2,4 M€). CC
Photo ©Norbert Lasak
 
   
 
L E  D É B A T  
Présidentielles et transports : le colloque TDIE (1/4)
Le Grand Débat Transport, organisé le 22 mars au Palais Brongniart par l'association TDIE (qui réunit professionnels du transport, élus nationaux et territoriaux, experts et universitaires), en partenariat avec Mobilettre, a pu mettre en lumière quelques différences entre les représentants de cinq candidats aux élections présidentielles (NLF n° 83). Si le constat de départ, assez alarmiste, sur la situation du fret et la nécessite de «régénération» des infrastructures de transport en France semble partagé par tous, il existe de vrais désaccords sur la manière d'y remédier, notamment autour d'un retour de l'écotaxe et de la gouvernance, jacobine (dirigiste) ou girondine (décentralisée au niveau des régions). En voici un petit verbatim des cinq participants : l'ancien ministre des Transports Dominique Bussereau (représentant François Fillon), Laurent Courtois (représentant Jean-Luc Mélenchon), Arnaud Leroy (représentant Emmanuel Macron), Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (représentant Benoît Hamon), et François de Voyer (représentant Marine le Pen). Nous avons découpé les déclarations en quatre chapitres : « La gouvernance », « Rééquilibrage entre modes », « Ecologie et fiscalité » et « Infrastructures ». Aujourd'hui, nous vous livrons le premier chapitre sur la gouvernance qui touche aussi la question du ministère de tutelle.

La gouvernance
Dominique Bussereau : Moins d'Etat
« Je crois que dans l'avenir, moins il y aura d'Etat, et mieux on se portera. Et plus on laissera à la décentralisation le soin de gérer les politiques de transport. L'état donne les grandes indications, définit l'aménagement du territoire en liaison avec les collectivités ».
Laurent Courtois : L'Etat centralisateur
« L'Etat doit être centralisateur et stratège. Evidemment, les régions, les départements, les collectivités locales seront associées à la démarche. Nous allons planifier l'avenir des transport »s.

François de Voyer : Revenir à la souveraineté
« Je refuse le désengagement de l'Etat, nous sommes pour un retour à la souveraineté. Il n'y aura pas de volonté politique sans retour à la souveraineté, vis-à-vis de l'UE, avec la fin de la directive travailleurs détachés, le refus de la libéralisation du rail et la fin de la concurrence déloyale. Nous prônons un maillage simplifié à trois échelons, dans lequel nous supprimons la région, nous gardons la commune, au plus près des attentes du public, avec le département et l'Etat, auquel nous voulons redonner toute sa place ».

Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy :
Privilégier les régions et l'Europe

« Maintenant, avec la loi NOTRe (nouvelle organisation territoriale de la République), c'est au niveau des régions que doivent se prendre principalement des décisions en matière de transport et de mobilité, et en matière de financement des transports, notamment sur la question des routes. Un autre niveau important, c'est l'Europe, car c'est là que se jouent les enjeux liés aux questions de concurrence ».

Arnaud Leroy : L'Etat coordinateur
« Il faut avoir une réflexion stratégique sur la question du modèle économique de l'Etat actionnaire, cela ne veut pas dire que l'Etat doit se désengager partout et de tout mais il faut trouver un équilibre qui soit aussi très sensible à la concurrence et à la synergie. Le rôle de l'Etat, c'est aussi d'aménager en coordination avec les grandes régions notamment et les départements. L'outil que nous allons privilégier, c'est une loi de programmation claire sur ce que nous devons faire en matière d'infrastructures, car tout cela se prévoit. C'est un cadre pour commencer à travailler sérieusement ».

Le transport dans quel Ministère ?
Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy
Un ministère de la mobilité, de toutes les mobilités, et dans le giron duquel il y aura les aspects liés aux voitures, aux pollutions, au diesel, et où il faudrait intégrer les questions liées à la sécurité routière.
Laurent Courtois
Il faudra envisager la question d'un ministère dédié, évidemment, cela nous paraît une question de bon sens.
François de Voyer
Nous envisageons un grand ministère de la ville, de l'aménagement du territoire et des transport, avec, bien entendu, un ministre de plein exercice. Et un secrétaire d'Etat aux mutations économiques liées aux changements numériques, notamment sur la question de l'ubérisation.
Arnaud Leroy
Nous voulons un gouvernement resserré. Par contre, il faut travailler beaucoup plus sereinement au niveau des synergies interministérielles pour faire le lien entre la politique de la ville, l'aménagement du territoire, la transition écologique et le transport. Je ne sais pas si cela passe forcément par un ministère de plein exercice.
Dominique Bussereau
Les structures ministérielles n'ont pas beaucoup d'importance en soi. S'il devait exister un Ministère des Transports, il devrait être lié avec l'Aménagement du territoire. Propos recueillis par Jean-Luc Rognon
 
 
De g. à dr : François de Voyer (pour Marine le Pen), Dominique Bussereau (pour François Fillon), Christine Revault d'Allonnes-Bonnefoy (pour Benoît Hamon), Arnaud Leroy (pour Emmanuel Macron) et Laurent Courtois (pour Jean-Luc Mélenchon) étaient les 5 invités du débat transport, animé par Gilles Dansart, le directeur de Mobilettre). ©JL.Rognon  
 

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N°93
29 mars 2017
AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco


RETAIL CHAIN
Le mardi 25
Cœur Défense,
Paris La Défense



MEDFEL
Salon de la filière
fruits et légumes

Du mardi 25
au jeudi 27

Parc des congrès
et des expositions
Perpignan
MAI

NAVEXPO
Salon de l'industrie
maritime

Du mercredi 10
au vendredi 12

Port de Lorient