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Wagon isolé
Forwardnet le réhabilite
pour les flux industriels
                          et internationaux

Si le wagon isolé avait des oreilles, elles siffleraient très fort. Pour ne parler que de la journée ferroviaire de la SITL d'hier, il a été évoqué à, au moins, deux reprises. En début de matinée, lors d'une conférence sur les causes du déclin du fret ferroviaire en 2016, Claude Steinmetz, Président de la commission ferroviaire de l'UTP, a rappelé l'importance de développer les terminaux embranchés tandis que Jean-François Lagane responsable ferroviaire de Nestlé Waters a regretté les coûts importants qu'impliquerait la réactivation des embranchements présents sur les installations industrielles et qui sont décourageants. Quelques heures après, on en reparlait avec tout autre enthousiasme. Mieux encore, c'était Forwardis, une filiale de la SNCF, qui le réhabilitait. Sous la marque Forwardnet, la société a vanté les mérites de cette liaison ferroviaire depuis Duisburg – Cologne – Woippy (6 aller-retour par semaine) avec une connexion rapide vers tout le territoire français grâce au service MLMC (le système de wagons isolés SNCF) d'où Forwardnet traite la partie internationale des commandes. Le service –qui s'inscrit dans une offre multimodale comprenant aussi le combiné rail-route et le fluvial-est concentré sur l'industrie chimique de la Ruhr avec les deux hubs de Cologne Eifeltor et Duisburg Wedau pour ensuite irriguer l'Europe soit vers l'Est de l'Allemagne et la Pologne (3 trains par jour), soit vers la Scandinavie (8 trains par semaine) soit vers le sud, jusqu'en Grèce. La société a expliqué comment elle réussit à réduire les coûts fixes importants via notamment la recherche des wagons isolés qui peuvent compléter des trains et notamment contribuer à remplir les trajets retour à vide. La réduction des opérations de tri intermédiaire et la simplification des opérations -par du triage à plat dans des petites gares avec des opérateurs privées et dans des plages horaires dédiées- contribuent à optimiser le système. « Les wagons ont une rotation plus rapide et engendrent un coût plus compétitif à la tonne/km » a expliqué Landry Eymar, ingénieur d'études ferroviaires. Mais Forwardnet ne compte pas s'arrêter là : un service wagon isolé avec l'Italie, dont l'opérateur historique a aussi réduit cette activité, en passant par Modane, est à l'étude tandis que le service a déjà opéré des convois sur la route de la soie vers la Chine et envisage d'élargir son offre vers la Russie. Ça tombe bien : le pays est invité d'honneur de la SITL... SLG
Photo ci-dessus : Landry Eymard, Forwardnet. ©S.LeGoff


Forwardnet :
le wagon isolé
pour les flux
industriels et
internationaux


GNV :
après le réseau,
la visibilité
fiscale


Les drones
ne sont pas
une évidence


Cap sur
l'optimisation
pour Pooling
Partners


Colisconsult.com
organise les
appels d'offres


Mais aussi…
Plus de CDI
en transport et
logistique
qu'ailleurs
   
  De g. à droite : Jean-François Lagane (Nestlé Waters), Claude Steinmetz (UTP), Gilles Dansart (journaliste animateur), Sylvie Charles (Directrice Générale du Transport ferroviaire et multimodal de marchandises de SNCF Logistics, Fret Sncf)  
 
 
 


GNV
Après le réseau, la visibilité fiscale

L'ensemble de la filière GNV s'engage sur 125 stations GNC (100) et GNL (25) d'ici la fin de l'année, pour un investissement global de 50 M€. C'est ce qu'a annoncé hier l'AFGNV (Association française du GNV)*. Pour ce faire, quinze sociétés vont mettre en service environ 50 stations au gaz supplémentaires cette année : 20 GNL et 30 GNC (dont celles du groupe Total, NLF n° 83). Ce réseau national de stations publiques sera intégralement accessible aux VUL et aux voitures particulières, et à 80% accessible aux véhicules lourds. Il constituera le plus important réseau GNV en Europe pour le transport routier de marchandises. Avec une prévision de parc de 1.400 véhicules fin 2017, ce réseau permettra d'alimenter en gaz carburant la première flotte européenne de véhicules supérieurs à 3,5 tonnes. En ce qui concerne la France, à ce rythme, on pourrait tenir les engagements nationaux qui visent 25.000 poids lourds au gaz à horizon 2023, précise Vincent Rousseau de GRT Gaz. Or, l'installation à proximité des villes, cruciale pour la livraison urbaine sera vraisemblablement l'apanage des pétroliers qui y possèdent déjà des stations, analyse-t-il. Car de nouvelles installations se heurtent à des contraintes foncières et de sécurité. Si le développement du réseau a de quoi rassurer a priori les transporteurs qui ont investi ou qui vont investir dans des véhicules au gaz (quatre constructeurs ont des offres à ce jour), reste le problème de la fiscalité de ce carburant. D'autant plus qu'à l'achat des véhicules, il faut ajouter le coût des certificats (vendus par les fournisseurs) si les transporteurs souhaitent avoir la garantie d'origine biogaz. Pour Gilles Durand, président de l'AFGNV, il faut maintenir l'écart entre la fiscalité du gazole et du gaz jusqu'en 2025 pour le second reste plus attractif. « Il faut dissocier la TICPE sur le biogaz de celle sur le gaz fossile. C'est ce qu'on demande depuis deux ans. Mais nous voulons aussi que les transporteurs puissent bénéficier de la récupération partielle de la TCIPE sur le gaz comme c'est déjà le cas pour le gazole ». A ces conditions, investir dans ce carburant pourra être un choix économique viable pour les transporteurs malgré le surcoût que représente aujourd'hui l'achat des véhicules. SLG
*La FNTR vient de rejoindre l'Association
qui réunit 23 industriels.
 
   
  Gilles Durand, à dr., Président de l'AFGNV avec
Guillaume Rousseau, GRT-Gaz... ©S.LeGoff
 
 

Véhicules autonomes
Les drones ne sont pas une évidence

L'avenir du transport de marchandises et de la logistique ne passera pas que par la robotisation. Drones et véhicules autonomes feront certes partie du paysage de demain mais n'en seront pas les seuls axes d'innovation, selon les participants de la conférence « Vers une logistique sans homme. » Joël Vigneron, Président du groupement de transporteurs Tred Union, assure être vigilant : « les véhicules autonomes vont d'abord circuler dans les zones fermées comme les ports. Et il y aura des chaînes de véhicules avec un chauffeur dans le premier véhicule. Il est très difficile d'embaucher et de fidéliser les conducteurs routiers. Demain, notre métier va changer. Mais avant le véhicule autonome, commençons par développer le multimodal avec le fret SNCF et les voies navigables. » Patrick Bellart, Directeur en charge de l'innovation de FM Logistic croit aux véhicules pour transporter la marchandise entre les méga hubs européens et les centres de distribution urbaine. Mais selon lui l'enjeu principal repose sur les schémas de transport et la gestion globale des flux, donc sur les offres d'optimisation des plans transport et de récupération des données transport. Côté drones, Damien Bon, Pdg de Stuart, plate-forme de mise en relation de commerçants et de coursiers indépendants, filiale du Groupe La Poste, reste sceptique : « La Poste a fait des tests prometteurs. Mais l'autonomie des drones est insuffisante pour industrialiser en masse les livraisons. Et ils sont très gourmands en énergie. Il faut mesurer l'impact énergétique sur la chaîne ». L'avenir à court terme passe selon lui par plus d'automatisation, de traçabilité des colis avec une norme d'étiquetage, par plus de mutualisation et un meilleur taux de chargement. Et face au géant Amazon qui capte une bonne part de la croissance du e-commerce et pousse à une transformation très rapide, il préconise d'« inciter les acteurs de la filière e-commerce à se repositionner et trouver des mutualisations ». CC
 
   
  Damien Bon, Pdg de Stuart, au micro, avec à sa gauche Jöel Vigneron, Président de Tred Union, et à sa droite Patrick Bellart, Directeur en charge de l'innovation de FM Logistic, Frédéric Pons, Fondateur de Hopps Group et François-Michel Lambert, Député des Bouches-du-Rhône, Président de la Commission Nationale de la Logistique. ©C.Calais  
 
 
 
  Palettes
Cap sur l'optimisation
pour Pooling Partners

Pooling Partners met en avant l'un de ses produits phares à l'occasion de la SITL. L'Euro Conteneur (nom définitif prochainement dévoilé) a été créé à partir de produits déjà existants ayant fait leurs preuves auprès des utilisateurs (études R&D réalisées). D'une capacité de 500 kg, de dimensions standard – 1.200 x 800 x 900 –, et fabriqué en polypropylène 100% recyclable, il est commercialisé par le réseau de pooling Paki services. Il est par ailleurs gerbable et pliable et le couvercle, la tour, les plots et la palette sont entièrement remplaçables. Il dispose d'une palette à pieds remplaçables, les parois sont conçues avec renforts leur donnant de la rigidité et évitant le phénomène de « ventre mou », d'un anneau en plastique lié solidement à la palette et bénéficie d'une ouverture par l'avant. Egalement équipé de passage de fourches sur les quatre côtés, il se replie très rapidement et peut être empilé jusqu'à 12 fois. Il est pourvu de code-barres, QR code ainsi que de tag RFID, pour le suivi des envois. Ce produit est destiné à tout produit industriel fini emballé, notamment dans l'industrie automobile, le DIY ou les produits pharmaceutiques. NB
 
 


Plates-formes en ligne
Colisconsult.com organise
les appels d'offres

« Mieux acheter le transport en toute indépendance ». C'est le point de départ de Colisconsult.com, premier site d'appels d'offres de transport de colis (presque) 100% gratuit lancé ce lundi par Matthieu Erly, également fondateur en 2005 du cabinet de conseil Colisconsult. Le principe de cette plate-forme en ligne gratuite est simple : les chargeurs qui expédient quotidiennement des colis et recherchent un transporteur récurrent pour gérer leurs expéditions, remplissent un questionnaire qui permet de bien cerner leur problématique, leurs habitudes et leurs besoins. L'appel d'offres est alors soumis à l'ensemble des professionnels et expressistes du marché, ceux qui souhaitent y répondre versant alors un montant fixe et unique à Colisconsult pour avoir les coordonnées du demandeur. Une fois le « ticket d'entrée » payé, les négociations se passent en direct entre le chargeur et le professionnel du transport. Colisconsult ne touche jamais de commission sur les transports effectués. L'objectif de Matthieu Erly pour cette nouvelle offre sur le marché est de réaliser une dizaine d'appels d'offres par semaine en 2017, en communiquant via Google et les réseaux sociaux ainsi que leurs autres sites : devis-transport.com, qui s'adresse aux TPE et PME pour toute nature d'envois, et tarif-colis.com, destiné lui uniquement aux d'envois de petits colis, y compris de particuliers. NB
Photo :
Matthieu Erly

 
 
M A I S  A U S S I . . .  
Emploi
Plus de CDI en transport et logistique qu'ailleurs

Le rôle de créateur d'emploi du secteur transport et logistique ressort de la dernière enquête de Pôle Emploi, diffusée hier. Le nombre d'emplois dans le secteur est de presque 2 millions, majoritairement masculins. En termes de contrats, il y a plus de CDI que dans l'ensemble de l'emploi salarié. En 2016, 24% des embauches dans le secteur du transport et entreposage ont été des CDI contre 13,5% tous secteurs confondus. Le secteur représente aujourd'hui 8% des salariés du secteur marchand non agricole. A horizon 2022, la progression des postes de techniciens et de cadres devrait rester dynamique, mais le nombre d'emplois devrait progresser à un rythme moins soutenu que celui de l'ensemble des métiers. Quant à la ventilation entre modes de transport, Pôle Emploi observe que les effectifs dans les transports aériens et les activités de poste et de courrier ont fortement baissé. Dans les transports terrestres et l'entreposage, qui regroupent les trois quarts de l'emploi salarié du secteur, l'emploi a, au contraire, été plus dynamique que dans l'ensemble de l'économie. Comme l'OPTL l'avait déjà mis en évidence (NLF n° 34), l'étude souligne la pénurie de conducteurs. Les conducteurs routiers, qui ont des compétences spécifiques, évoluent à l'inverse sur un marché du travail «professionnel», sur lequel les employeurs rencontrent de plus grandes difficultés de recrutement et les demandeurs d'emploi accèdent plus rapidement à l'emploi. Les changements d'entreprises sont également nombreux. Chez les conducteurs-livreurs, la situation est différente. Une forte proportion (21%) est dans l'entreprise depuis moins d'un an. Toutes les catégories d'âge sont représentées dans ce métier, la part des 50 ans ou plus parmi les personnes récemment embauchées est d'ailleurs supérieure à la moyenne des métiers. Le métier emploie surtout des non diplômés ou des titulaires d'un CAP/BEP et, parmi les jeunes actifs, des bacheliers. Du coup, les difficultés sont plutôt du côté des demandeurs d'emploi les employeurs n'ayant pas de mal à trouver du personnel. SLG
 
 

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N°84
16 mars 2017
MARS
Breakbulk China
Du lundi 13 au
jeudi 16

Salon consacré
au transport
de volumes
exceptionnels
Shanghai World
Expo Exhibition
& Conference
Center,
Shanghai



SITL
Semaine Internationale
du Transport et
de la Logistique

Du mardi 14
au jeudi 16

Paris
Porte de Versailles
Pavillon 1



SIFER
Salon
International
de l'Industrie
Ferroviaire

Du mardi 21 au
jeudi 23

Grand-palais,
Lille


AVRIL

Salon EVER
MONACO 2017

Du mardi 11
au jeudi 13

Exposition
et conférences
Internationales
sur les énergies
renouvelables
et les véhicules
écologiques
Grimaldi Forum,
Monaco